Oct 17, 2021 18:54 UTC
  • Idlib: l'offensive terrestre, imminente?

La Russie a lancé un ultimatum à l’armée turque au sujet de la Syrie.

L’armée turque et les miliciens à la solde d’Ankara ont reçu un ultimatum sévère de la part de la Russie qui les appelle à mettre fin à leurs agissements hostiles dans le nord et le nord-ouest de la Syrie. Au cas où cet ultimatum serait négligé par la partie turque, une intervention immédiate russe s’annoncerait fort probable.

Les habitants des régions du nord et du nord-est de la Syrie ont été donc appelés à se tenir à l’écart des affrontements qui pourraient se produire. 

Des tracts qui ont été largués dans les villes d’Azaz et de Mari indiquent que les premiers affrontements pourraient avoir lieu d’ici 48 heures, impliquant les forces kurdes, l’armée syrienne, les forces spéciales de la Résistance et les troupes russes d’une part et l’armée turque et les terroristes qu’elle soutient de l’autre. 

La Russie est prête à riposter à toute attaque de l’ennemi, non seulement par des avions de combat, mais aussi par des missiles de croisière qui pourraient être tirés à partir de ses navires.

À titre préventif, l’aviation russe et des unités de l’armée syrienne ont lancé, dimanche 17 octobre dans l’après-midi, de puissantes frappes aériennes sur Idlib, démontrant ainsi leur volonté de contrer toute menace de nouveaux affrontements en Syrie. 

De plus, toute offensive terroriste sera en violation de l’accord signé entre Moscou et Ankara, et permettra aux Russes d’attaquer même les positions de l’armée turque.

Les tracts largués par des avions militaires russes ont en fait été émis par le commandement général de l’armée syrienne.

Un jour plus tôt, l’armée turque a largué des tracts sur la ville de Tell Rifaat, contrôlée par les Kurdes, où l’armée syrienne et les forces russes sont également présentes, avertissant les habitants d’une opération imminente contre les Unités de protection du peuple et le Parti des travailleurs du Kurdistan. 

D’autres tracts contenant des menaces similaires ont été largués plus tard sur le village de Minaq.

Selon un récent rapport de Reuters, l’armée et les services de renseignement turcs se préparent à entreprendre une action militaire au nord d’Alep, si les efforts diplomatiques ne parviennent pas à convaincre les forces kurdes de quitter la région.

Ankara refuse non seulement de retirer ses troupes de la région d’Idlib, mais il tente également d’étendre son contrôle sur d’autres parties de la Syrie.

Par ailleurs, l’armée syrienne a lancé, samedi 16 août, des raids d’artillerie sur le quartier général des terroristes pro-turcs à Idlib au moment où ces derniers étaient en réunion avec des officiers de l’armée turque. 

La rencontre des terroristes de Hayat Tahrir al-Cham avec un groupe d’officiers turcs dans la province d’Idlib a été interrompue par de puissantes frappes d’artillerie de l’armée syrienne.

Suite à ces tirs de grande précision, le quartier général des terroristes situé près de la ville de Sarmada a été presque détruit. 

Des sources locales font état de la mort de plusieurs terroristes et officiers de l’armée turque.
Selon les données préliminaires, le système d’arme d’artillerie semi-automatique Krasnopol a été utilisé pour mener cette attaque alors que des sources proches des terroristes parlent d’une frappe au missile. La partie turque n’a pas encore commenté la mort de ses soldats.

Cependant, étant donné l’attaque menée le 15 octobre contre un convoi militaire turc et le raid lancé le 16 octobre par l’armée syrienne, le bilan des morts parmi les militaires turcs aurait déjà atteint 10 personnes en l’espace de 24 heures.

En plus, des avions de combat russes ont bombardé un fief des terroristes de Hayat Tahrir al-Cham dans la région montagneuse de Jebel al-Zawiya. 

Le déploiement des combattants de la Résistance et des militaires de l’armée syrienne à Idlib, qui profitent d’une couverture aérienne des Russes, place la Résistance dans une posture offensive favorable face aux forces turques. 

De son côté, la Turquie projette d’installer des équipements militaires à la frontière de la ville d’Aïn al-Arab. 

Il paraît que la Résistance, les militaires syriens et russes sont à bout de patience face aux politiques du président turc Recep Tayyip Erdogan et qu’elles se sont finalement décidées à expulser les Turcs du Nord syrien au risque même d’une confrontation militaire directe. 

 

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