Oct 17, 2021 20:23 UTC
  • Les Hachd ont-ils perdu?

C'est trop simpliste que de prendre pour l'argent comptant ces analyses qui fusent ces jours-ci de partout criant au "débâcle politique" des Hachd al-Chaabi aux législatives irakienne, analyse qui soit dit en passant passent largement sur le dépouillement entaché de fraud des voix aux Émirats ou encore sur ces appels au comptage à la main inaudible auprès d'une commission électorale au mode de fonctionnement trop proche des prescriptions signées USA.

C'est d'autant plus simpliste que la guerre chiite contre chiite en Irak, soit le but inavoué de ce scrutin truqué n'aura jamais lieu ni non plus comme semble y croire encore l'Amérique ne pourra dissoudre via le futur Parlement les Hachd. 

Loin du triomphalisme de certains journaux, la publication "The Arab Weekly" estiment que les Hachd ou sortent vainqueur de la course électorale.

Certains factions et courants politiques en Irak protestent toujours contre la fraude électorale lors des récentes législatives irakiennes tenues dimanche dernier.

Cependant, il y a une réalité indéniable : l'Amérique ne pourra pas trop compter sur ces récentes élections irakiennes pour changer la donne. Et a ceci il y a deux raisons : La première en est que les Hachd ont obtenu suffisamment de sièges parlementaires pour avoir sous contrôle le parlement. Quelques 90 sieges en tout si on tient compte de Fath, d'Etat de droit et d'Asaib al Haq. 

La seconde est également que les résultats électoraux sont susceptibles de permettre aux courants liés à l’axe de la Résistance de conclure à terme des alliances qui leur fourniront des opportunités de faire pression sur le nouveau gouvernement. A vrai dire,  le parlement dominė par les Hachd ne pourrait peser autant qu'un parlement où ces dernières posséderaient une minorité de blocage. 

Des contacts intensifs sont en cours à Bagdad pour construire une nouvelle alliance entre des groupes traditionnellement pro-Résistance alors qu'ils essayent de se positionner au sein du nouveau gouvernement, qui devrait être contrôlé par le mouvement sadriste qui rappelons le entretient d'excellents rapports avec Téhéran.

Les analystes politiques irakiens estiment à l’unanimité que les protestations des courants politiques relèvent plutôt du protocole et que les factions proches de la Resistance auront une pertinence encore plus élargie à travers des alliances. 

Il convient de dire que l'Alliance Al-Fatah, ainsi que d'autres factions liées à la Résistance seront la deuxième force au sein du parlement avec 90 sièges. Car le jeu politique en Irak ne se limite pas aux couloirs du parlement, et que les combattants armés de la Résistance populaire  jouent un rôle autant influent dans construction ou la dissolution des alliances.

Les résultats préliminaires publiés par la Haute Commission électorale ont montré que le mouvement mené par Moqtada Sadr s'est imposé avec plus de 70 sièges sur les 329 sièges du Parlement.

Les experts estiment que la fragmentation du nouveau paysage parlementaire conduira à l'absence d'une majorité claire  sans quoi il faut des alliances afin de se mettre d'accord sur un nouveau Premier ministre. Et si on ajoute a ces coalitions les capacités militaires auxquels les Hachd ne renonceront jamais le boucle est bouclé. 

 

Pour conclure, la publication The Am« Le taux de participation officiel   aux élections, les cinquièmes depuis la chute du régime de Saddam Hossein en 2003 après l'invasion américaine a été estimé à 41%, ce qui n'est pas surprenant dans un pays où la majorité du public rejette le système politique défaillant.

 

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