Oct 30, 2021 17:57 UTC

Bien que le président turc ait tenté, plus que jamais, de déstabiliser la situation dans le Nord syrien afin d’y accroître son influence et d’acquérir d’une manière ou d’une autre du prestige auprès de l’opinion publique, ses mesures n’ont eu non seulement aucun effet sur la puissance militaire et

les avancées continues de l’armée syrienne et russe comme en témoignent les récentes frappes aériennes sur Kah et Mashon, mais en plus il ne pourra pas échapper ainsi aux critiques de l’opinion publique selon lesquelles la présence dépourvue de sens et inutile de l’armée turque en Syrie est l’une des raisons pour lesquelles l’économie du pays est plongée dans un abîme sans précédent.

Consciente de son incapacité à affronter les armées syrienne et russe, l’armée turque continue pourtant à apporter des renforts militaires massifs dans le gouvernorat d’Idlib, sous le contrôle de groupes terroristes, alors que l’armée syrienne a intensifié ses attaques pour libérer cette province.

Des avions de combat russes ont effectué le 27 octobre sept frappes aériennes sur un quartier général du groupe qui se donne le nom d’Armée nationale syrienne (SNA) situé près de la ville de Kah, au nord d’Idlib à proximité de la frontière turque. Les attaques consécutives des armées russe et syrienne sont certainement une réponse aux violations répétées du cessez-le-feu dans le Grand Idlib. Les factions soutenues par la Turquie et les groupes affiliés à Al-Qaïda violent quotidiennement le cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie l’année dernière.

L’agence de presse officielle syrienne SANA a rapporté que la Turquie avait transporté le 21 octobre un convoi de 31 véhicules et camions militaires chargés d’armes, de munitions et de matériel logistique à Idlib pour soutenir les groupes terroristes notamment dans la banlieue d’Idlib et au village de Kafr Lusin à proximité de la frontière turque.
Les récentes mesures provocatrices de l’armée turque auraient pour motifs de dissuader l’armée syrienne et ses alliés, en particulier l’armée russe, qui aurait l’intention de lancer une nouvelle opération terrestre dans le Grand Idlib.
La Syrie a déclaré à maintes reprises que la présence des États-Unis et de la Turquie en Syrie constituait une violation flagrante de la souveraineté syrienne et que les troupes tuques et américaines devraient se retirer sans tarder des territoires syriens.

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et Philippe Hugon, reporter de guerre s’expriment sur le sujet.

 

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