Nov 09, 2021 10:13 UTC

A peine 48 heures après la médiatisation de la première bataille navale Symétrique/asymétrique- US Navy/marine du CGRI de toute histoire,

combat qui a aussitôt conduit la marine chinoise à s’engager sur la voie royale montrée par l’Iran et à fabriquer la réplique d’un navire US à l’effet de s’exercer à la grande guerre en mer de Chine, combat pendant laquelle l’Iran en a fait voir, six heures durant et de toutes les couleurs à la Ve flotte US, avec un assaut en deux temps impliquant de belles pièces de son arsenal naval asymétrique dont  le navire « Shahid Nazeri », un catamaran reconverti en porte-hélicoptère et d’une portée de 10 000 km dont le corps en alliage lui procure une mobilité infiniment supérieure aux éléphants marins que se sont avérés en ce jour de bataille l’USS Sullivan et l’USS Murphy, ou encore ces 10 vedettes rapides de type Zofaghar, Zoljanan, Seraj avec respectivement 52, 53, 70 nœud marin de vitesse et dotés face aux Américains d’au moins 20 missiles antinavires; mais aussi, n’en déplaise aux Yankees, de « torpilles », et tout ceci prêt à être tiré simultanément aux 200 missiles déployés sur les côtes, le Jerusalem  Post a fait publier un étrange article où il a lancé ceci :

Vidéo: la plus rapide vedette rapide iranienne, Seraj/twitter 
 
«  la guerre de Maarib est la nôtre ...  si Maarib, reliée par voie chaussée au cœur du royaume saoudien finit par tomber entre les mains d’Ansarallah, ce sera évidemment un cuisant coup moral pour Riyad. Mais c’en sera aussi un pour Israël, car Ansarallah, limitrophe à Israël et à Eilat par mer Rouge interposé, voit dans cette bataille une étape de sa grande guerre contre Israël… en perdant Maarib, Riyad se trouvera heurté à une menace géante étendue sur des milliers de kilomètres, du Yémen et de la mer d’Oman, au Koweït et à l’Irak en passant par Abou Kamal, en Syrie et le Liban…. »

Personne ne douterait que l’étendue terrestre qu’évoque si sournoisement le journal sioniste en cherchant à le décrire comme une menace existentielle pour les Saoudiens, renvoie droit à ce fameux « siège balistique » que l’axe US/Israël a vu émerger soudain sous ses yeux, sans trop comprendre quand ni comment alors même qu’il croyait, un peu prématurément avoir eu gain de cause contre la Résistance, en déclenchant d’abord une vaste guerre en Syrie puis et à peu près en même temps en Irak et au Yémen et tout ceci,  parsemé des coups et des complots contre le Liban. Mais pourquoi la pétrolifère « Maarib », située au centre du Yémen se trouverait-elle au cœur de cet anneau de feu balistique anti-Israël ?

Vidéo : vedette rapide iranienne de type Zoljanah/twitter 

Très curieusement, la réponse engagerait le Hezbollah ses extraordinaires capacités de combat et de gestion de crise auxquels se heurte à chacun de ses plans B l’axe US/Israël. En effet, « Maarib » libérée, ce seront 400 000 barils de pétrole par jour, tirés du site pétrolier « Safer » que refusent encore de quitter les pétroliers américains, britanniques et sud-coréens  qui iraient droit à Ansarallah, ce qui désormais n’est pas une hypothèse à craindre, mais un fait quasi acquis,  vu le ralliement en masse des milliers de gens des tribus méga influents de « Maariv » aux Houthis, leur hâte à gagner Sanaa pour y prêter allégeance à Ansarallah…Or 400 000 baril de pétrole yéménite par jour injecté à la Résistance yéménite n’est rien en termes de portée géostratégique par rapport à ce qui pourrait être un Maarib basculé dans le camp de l’est où bousculeraient au portillon non seulement les sociétés pétrolières iraniennes mais encore celles de la Russie voire de la Chine.

La capacité à transformer les gains militaires en gains étatique, voici ce que prouve Ansarallah à Maarib

Un peu à l’image de Beyrouth, désormais placée au cœur du corridor maritime anti-sanctions de la Résistance qui depuis l’arrivée des pétroliers iraniens à Baniyas  où ils continuent toujours et loin des médias, à décharger leur cargaison à destination du sud de Beyrouth, alors même que l’ambassadrice américaine Shéa va hystériquement  et sans nul succès, d’une sédition à l’autre, tantôt appelant au secours Geagea, tantôt en poussant  Riyad à s’acharner sur  Kordahi  ou Mikati … Au fait, et ce sont les Iraniens qui l’auraient dit aux Saoudiens au risque de provoquer leur colère au cours de leurs pourparlers secrets à Bagdad, Maarib, c’est le Hezbollah qui en a les clés. C’est lui et ses conseillers qui en pilotent, aux côtes de fins stratèges et combattants que sont les « Ansarallahis », les combats. C’est leurs missiles intercepteurs, leurs missiles balistiques, leurs drones à aile delta ou encore leur drone-DCA dit missile 358 qui s’y exercent aux mains de la Résistance yéménite contre les troupes d’occupations saoudiennes et leurs assistance US britannique et Israélienne. Comme si Maarib faisait partie du Golan..

Le JP a eu raison de se relâcher au spectacle de ces USS Sullivan et USS Murphy ou de ce patrouilleur Sentinelle qui partis de Bahreïn,  et escortés par des centaines de satellites et de drones et de chasseurs US avaient peu de se heurter à l’une des vedettes rapides du CGRI par crante de provoquer, dixit, The Drive, une escalade ! Car ce premier scène de bataille navale US/Iran en mer d’Oman, auquel s’est donnée l’Amérique après l’humiliante capitulation du 29 juillet où la guerre des pétroliers qu’elle avait lancée dès 2019 contre le transit libre de l’énergie anti sanction inter-Résistance a fini en queue de poisson sous les coups mortels de drones "Shahed-136" d’Ansarallah, n’est qu’une partie d’un tout. Et c’est quoi justement ce tout ? L’émergence d’une alliance militaire navale asymétrique, fort des milliers de missiles et drones, qui du golfe Persique à la mer Rouge et de là à la Méditerrané est à même de protéger efficacement le flux de l'énergie, au sein de l’axe de la Résistance, et ce, au mépris des sanctions US. Une alliance qui fera de Maarib une source d’énergie non seulement- pour le Yémen lui-même, mais aussi pour la Syrie et le Liban!

Et dire qu’al-Jawf, province limitrophe de Maarib, sont renfermés des milliards de dollars de pétrole et de gaz que l’empire finissant n’a pas encore eu le temps de piller et qu’Ansarallah, cet désormais acteur étatique yéménite, compte exploiter à fond. Ce n’est pas sans raison si aujourd’hui même le journal israélien citant DEBKAfile, organe du renseignement militaire d’Israël revient avec une si grande peur sur les détails du méga exercice naval aérien-guerre électronique- que mènent en ce moment la marine et l’armée de terre iraniennes à Konarak dans une zone allant du détroit d’Hormuz aux côtes pakistanaises soit une zone de 1 millions de km2 :

« Opérant sur au moins deux fronts, l'Iran a lancé dimanche 11 novembre un méga jeu de guerre avec des missiles balistiques et des sous-marins le long des côtes du golfe Persique. Le jeu de guerre baptisé « Zolfaghar 1400 », d'après le missile balistique d'une portée de 700 km au service des différentes branches de l'armée iranienne … a connu son apogée lundi quand les forces iraniennes ont tiré de "torpilles-roquettes" Valfajr de fabrication nationale » à partir de sous-marins « Tareq » de fabrication iranienne" contre des cibles côtières. ..Toutes les cibles le long des rives prescrites ont été touchées. Puis les sous-marins ont parsemé des « mines de fond marin » DM1 dans les eaux côtières pour frapper les navires et les péniches de débarquement avant qu'ils n'atteignent le rivage. L’exercice semblait mettre en pratique deux scénarios : les débarquements militaires iraniens sur les côtes ennemies, d'une part, et repousser les débarquements hostiles sur sa propre côte, d'autre part… Tout ceci n’augure rien de bon quand on a aux portes de Haïfa, le Hezbollah et aux portes d’Eilat, Ansarallah »

C’est aussi l’impression qu’a en ce moment Amos Hochstein, l’Israélien nommé en octobre dernier par Biden pour s’entremettre dans le contentieux gazier Israël/Liban autour du gisement gazier offshore dit Bloc 9.

L’intéressé vient de menacer de se retirer si les négociations n’avancent pas avant les élections législatives libanaises qui se dérouleront au printemps 2022. Et pourquoi ?

Vidéo: tir en immersion de la torpille Valfajr 

Car Shéa a raté sa mission qui consiste depuis trois ans à  faire sauter le Hezbollah sur la scène politique libanaise tout comme Riyad qui assiste, au bout de 7 ans de guerre, à l’émergence d’un « État yéménite » piloté par Ansarallah…La crainte de « Valfajr » quelque part ? Possible aussi …. Car au train où vont les tentatives de piraterie de mer US/Israël Valfajr pourraient viser Haïfa ou Eilat… C’est une torpille dotée d'une capacité anti- leurre, d'une vitesse trop large et d'une ogive avec une forte puissance explosive et destructive. C’est un engin capable de détruire complètement et de faire couler de grandes subsurface en quelques secondes. Son ogive pesant entre 250 à 300 kg.  

De plus, le court temps de préparation des unités de soutien et des unités de tir est l'une des caractéristiques distinctives de cette torpille par rapport aux types similaires. C’est un plus qui augmente la puissance tactique, la vitesse d'action et la réaction rapide des unités de combat de surface et sous-marines. Car en plus, cette torpille, visiblement de la gamme  des torpilles de 553 mm dispose du sonar et du radar et si le sonar est leurré, le radar opère jusqu’à ce que la cible soit percutée. Disons que les Américains en ont eu un avant-goût : en 2015 lorsqu'il a été testé pour la première fois justement en mer d'Oman à partir de Taregh elle a touché une cible près d'un navire américain, et  les systèmes avancés du navire américain ont été perturbés pendant trois heures…..

Mots clés