Nov 29, 2021 17:44 UTC
  • Israël/Iran : le coup de

Depuis que la Russie de Poutine, constamment accusée d’avoir trahi la Résistance en Syrie, en « interdisant à Damas de riposter aux frappes aériennes israéliennes », a coupé malicieusement l’herbe sous le pied d’Israël, en annonçant, voici peu que l’Armée de l’air sioniste a été forcée de suspendre tous ses vols d’entraînement au dessus du Néguev, en raison d’un grave incident affectant un F-15, incident qui

se serait traduit par un dysfonctionnement de son système de positionnement global lequel système a fait monter artificiellement l’attitude de vol du pilote alors que celui-ci se dirigeait droit vers le sol, quitte à s’y écraser, un phénomène que les experts appellent « spoofing » et qui ne peut provenir que quand le chasseur subit de plein fouet de puissantes suppressions électroniques, genre, dixit toujours les sources russes, «  ce que les dispositifs du Hezbollah et du CGRI envoient désormais et au grès des circonstances sur tout le ciel d’Israël depuis le Nord au Sud», et bien depuis cette révélation, il y a quelque chose de cassé dans ces « plans B » en cascade que l’entité sioniste disent mijoter contre l’Iran et son nucléaire si à Vienne où la première rencontre Iran/4+1 aura lieu d’ici quelques heures, les Américains n’auraient pas gain cause.  

Au fait, cette histoire de « spoofing » que certains dispositifs bien existant dans l’arsenal Armée syrienne-Résistance, à Homs, à Quneitra voire à Damas pourraient provoquer et on pense particulièrement au système de « Shahed Dôme » un brouilleur directionnel à double usage offensif-défensif, qui crée un dôme pour protéger une zone donnée des attaques des drones et des micro avion dans différentes bandes de fréquence mais qui dans certaines de ses versions est remarquables à bord d’avions de combat, d’hélicos voire d’UAVs, rien que pour « spoofer » les chasseurs ennemis dans un rayon d’action de 2 à 10 km, aurait déjà poussé certains des ex-officiels sionistes à aller d’aveux d’impuissance en aveu d’impuissance, conseillant à Bennett de ne pas trop tenter de faire prendre au public sioniste la vessie pour les lanternes, de ne pas trop parler de frappes aériennes contre l’Iran ni non plus de jouer trop aux supermans.  
 
Le projet de brouilleur Shahed/MashreghNews

Le nombre d’aveux est d’ailleurs hallucinant : samedi, alors même qu’un ex-Premier ministre Olmert allait jusqu’à se moquer des préparatifs de campagne aérienne contre l’Iran, évoquant pêle-mêle, le « Blue Flag », cet exercice aérien international EuroCom-Israël-CentCom, n’y voyant qu’un « épouvantail » destiné à faire peur aux Américains pour qu’ils ne lâchent pas prise à Vienne, un Amos Yadlin, ex-chef du Renseignement militaire, lui, tout en maudissant Trump de s’être retiré du PGAC, estimait que cette même Amérique « s’en va aujourd’hui à Vienne, largement plus affaibli qu’en 2015» , ce qui constitue « une catastrophe pour Israël », dans la mesure où «  les capacités militaires israéliennes sont limitées » et en tout cas insuffisantes pour arrêter l’Iran ».

Mais que s’est-il passé au juste pour que la machine de guerre israélienne se sentie aussi rouillée, et que ses généraux se mettent à la renier en public et que partant, cette si récurrente option militaire qu’Américains et Israéliens n’ont cessé ces 20 dernières années de brandir à l’adresse de l’Iran, chaque fois que leur boite à cartouche stratégique est épuisée, perde si lamentablement de son poids?

En effet, la stratégie ci-dessus consistant à menacer l’Iran d’une option militaire omettait jusqu’ici un facteur essentiel, celui des capacités de l’adversaire à répondre. En effet cet adversaire semblait isolé, encerclé dans ses aires géographiques. L’Épée de Qods, cette chef d’œuvre de la guerre en réseaux avec son cortège de 4000 missiles a tout changé », cette Épée qui de Gaza au sud Liban, de l’Iran à la Syrie a impliqué tout axe de la Résistance pour mettre au pas en à peine 112 jours la machine de guerre israélienne et dont les impacts continuent à la secoue encore quatre mois plus tard.  En effet toute tentative d’attaque anti-Iran déclencherait une guerre régionale et multifront non pas parce que l’Iran est une superpuissance mais tout simplement parce qu’il fait partie d’un bloc anti-sioniste qui a les moyens de ses ambitions.

Disons que cette guerre multi-front,  Israël n’y est pas préparé. Or Cet addendum, le plus souvent passé sous silence est bien sûr ce qui change totalement  la donne. Aussi à l’avancée du programme nucléaire iranien qui fait du PGAC une carte postale archaïque, il convient d’ajouter le déploiement de missiles intelligents et de drones en essaim tout autour d’Israël qui fait automatiquement voler en éclats les plans « B » des États-Unis et de son poulain sioniste. Aussi, il n’y a pas de plan « B » viable. Certes et on se réfère à l’époque d’Obama ce plan n’a pas « disparu » et il  existe bel et bien – comme les États-Unis ont tenté de le rappeler récemment en faisant voler un bombardier lourd B-1B, capable de transporter ses « exploseurs de bunker » les plus lourds, dans un circuit autour de l’Iran – mais c’est juste que les risques d’une telle action ont été multipliés par mille. Une guerre totale dans la région pourrait entraîner la fin d’Israël tel que nous le connaissons aujourd’hui et ce, même sans une bombe H iranienne.

Mais depuis le coup « spoofing » il y a encore pire : l’entité qui aurait pu au moins dans un scénario de capitulation-compris US face à l’axe de la Résistance continuer comme ces 70 dernières années à servir de bras exécutant Américains via sa force aérienne tendent à perdre aussi ce statu. Car à quoi bon une flotte de dizaines de F-35 ou de quatre centaines de F-15 ou F-16 quand un brouiller électronique aussi simple que Shahin est capable de les faire clouer au sol en à peine quelques heures ? C’est là qu’apparaît l’impasse cruciale : l’Iran est probablement déjà un État du seuil nucléaire et il appartient à un axe parfaitement maître de son destin qui va de l’Irak au Yémen. Il n’est cependant pas un État du seuil d’armes nucléaires. Peut-être que les choses en resteront là. Peut-être pas.

Voilà, ni les États-Unis, ni Israël n’ont de plan B crédible qui n’entraînerait pas le risque élevé de transformer la région en un cimetière fumant pour Tel-Aviv  et le « programme » iranien a suffisamment progressé pour que le statut de seuil ne puisse être évité. Que pourrait-il donc se passer si les négociations de Vienne échouaient ? Probablement pas grand-chose si ce n’est qu’Israël qui se mettrait à refrapper la Syrie à penser de frapper le Liban mais là encore à ses risques et périls. Et c’est là que l’entité sioniste dont la décomposition a déjà commencé aurait les yeux rivés sur la seule partie avec qui l’axe de la Résistance travaille : la Russie. Le grave incident de F-15 il y a deux jours dans le ciel du Néguev et la révélation russe qui s’en est suivre,  prouve que même les Russes ne seraient prêts à jeter la proie pour de l’ombre à prendre parti pour la partie qui si habilement a été mise échec et mat.

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