Dec 05, 2021 04:18 UTC
  • La Ceinture et la Route prévoit une “ceinture” terrestre reliant la Chine à l’Europe. (Photo d\'archives)
    La Ceinture et la Route prévoit une “ceinture” terrestre reliant la Chine à l’Europe. (Photo d\'archives)

Et si les tergiversations US à faire place nette dans la région, tergiversations qui a valu au Pentagoen la mise en garde catégorique du commandant en chef de la Force Qods, jeudi, général Qaani lequel commandant a menacé des États-Unis d’une défaite encore pire que celle qu’ils ont subie en Afghanistan s’ils ne débarrassent pas les environs de l’Iran avait quelque chose avec les « corridors ».

D’une ceinture et d’une Route, tout le monde parle, mais d’autres routes on n’entend que très peu parler. Au fait, la Ceinture et la Route prévoit une « ceinture » terrestre reliant la Chine à l’Europe et une « route » maritime traversant l’Océan indien jusqu’à l’Afrique, en passant par la Méditerranée, et rejoignant par le Pacifique l’Océanie et l’Amérique latine. Étant donné son importance géographique et l’ampleur de ses investissements, la Chine pourrait remodeler de grandes parties de l’Asie, de l’Afrique, de l’Europe, et les mers intermédiaires, et les transformer en secteurs de production et de distribution avec des entrepôts, des terminaux logistiques et des zones d’import-export.

Que cherchent les USA?

Les États-Unis ne ménageront aucun effort pour empêcher le développement de corridors terrestres au Moyen-Orient. En fait, le chaos et la propagation de troubles dans les pays de l’axe de ce corridor s’inscrivent tout à fait dans ce sens. Certes, cette politique inclura l’Afghanistan où les États-Unis fomentent des complots afin d’empêcher l’élargissement du passage Wakhan-Herat vers l’Iran. Les Américains et les Saoudiens encouragent le Pakistan à acheter du gaz via le gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) afin de freiner l’Iran qui veut connecter le réseau gazier au Pakistan.

C’est avec une telle analyse que l’on peut bien comprendre la poursuite de la présence militaire des États-Unis dans la région d’al-Tanf ainsi que dans le nord-ouest de la Syrie d’où les Américains cherchent à surveiller le corridor Téhéran-Beyrouth pour barrer la route à tout transfert qui mettra en péril leurs intérêts. Avec un tel argument, il est clair que les Américains ne montreront aucun intérêt à lever les sanctions anti-iraniennes.

En fait, les Américains mettront des bâtons dans les roues de tout projet qui pourrait rendre le terrain propice à sa mise en œuvre.

C’est pourquoi ils se sont immédiatement opposés à l’accord de 25 ans honoré par la Chine et l’Iran, et les principales exemptions qui permettent à certains pays d’acheter le pétrole iranien sont de court terme.