Dec 07, 2021 10:48 UTC
  • Haïfa, sous les

Dans la nuit de lundi à mardi 7 décembre, peu après que le chef de la Diplomatie syrienne, Meqdad en première visite officielle sous l’ère Raïssi à Téhéran eut évoqué, à la surprise générale, l’idée parfaitement inouïe des « frappes aériennes syriennes contre Israël », frappes qui à en juger les images diffusées le 17 novembre ,

à partir de l’aéroport de T4 à Homs, auraient déjà acquis des heures d’entrainement intensifs des pilotes de MiG syriens, qui entraînés par des officiers russes, apprennent non seulement comment chasser les F-16 et les F-15  israélien en les repoussant à coup de missiles  R-73, mais encore comment en larguer sur le nord, le centre ou le sud d’Israël, vu que le Dôme de fer et ses radars intégrés au Patriot et au THAAD, n’est que l’affaire de quelques petites roquettes voire deux ou trois vagues de suppression électronique pour être irréversiblement brouillés, le port de Lattaquié a été ciblé. Par les Israéliens ?

Selon SANA  qui rapporte l’information,  les missiles de croisière auraient été tirés depuis la Méditerranée vers la zone des conteneurs où un navire « iranien » venait à accoster que l’assaillant croyait être bourré de « missiles », mais qui, selon des images, ne contenait que du riz ( !),  avant qu’ils ne se heurtent à la puissante réponse de la DCA syrienne, qui bien que réduite à Lattaquié en a intercepté quelques-uns, laissant filer un seul engin, lequel engin a provoqué, pour le reste, un incendie rapidement maîtrisé.  

Décidément le modus oprerandi  de l’agression ainsi que la cible présente quelques nouveautés qui porte automatique l’attention sur de très difficile semaine que les Américains, alias contrebandiers du pétrole, viennent de vivre en Syrie orientale : entre le 20 octobre, date à laquelle leur « zone tampon aérienne », dit Périmètre de 55 km, planté  à al Tanf dans le strict objectif de faciliter la tâche aux raids aériens israéliens a été pris pour cible de cinq drones de la Résistance et ce 5 décembre où cette même zone est littéralement brisée en mille morceaux puisque les missiles tactiques à tête détachable « Fateh Mobin » ont fait un excellent boulot, au point même que le Pentagone n’a même pas osé reconnaître l’attaque, les USA ont vu leur réseau de trafic de pétrole syrien régulièrement visés, tantôt à « Kharab al-Jir », leur second base-terminal de contrebande à Hassaké, tantôt à Connoco, cette station gazière du nord de Deir ez-Zor.

Le ciblage de Lattaquié, où les pétroliers et les cargos iraniens déchargent leur pétrole et marchandises au terme d’un trajet qui relie le port de Bandar Abas dans le golfe Persique à « Baniyas » en Méditerranée ne pourrait ne pas être qu’une grotesque riposte. D’autant plus que le Ministre syrien des Affaires étrangères, dont la visite fait écho à celle la semaine dernière à Damas du ministre iranien de l’Économie promet un net essor du commerce maritime Iran-Syrie pour les semaines à venir au moment où le corridor maritime ,Iran-Syrie se voit largement étendu à Beyrouth où Américains, Français, Saoudiens et leurs relais locaux en sont toujours à se demander comment faire pour faire tarir le flux du pétrole iranien au pays du Cèdre où même les pro Geagea voient d’un bon œil l’initiative du Hezbollah.

Mais cette riposte « américaine » et israélienne qui selon Avia.pro aurait demandé plusieurs heures de mission à un Boeing RC 135 W le long de la côte ouest syrienne et peut être quelques vagues de brouillage à l’adresse des S-400 de Hmeimim qui sont restés bien silencieux hier soir avant que les F-16 sionistes n’apparaissent dans le ciel de la Méditerrané, était-ce la bonne ?

Plus d’un observateur tendrait à répondre par négation. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’elle vient d’ouvrir la « guerre des ports », replaçant sinon étendant le champ de bataille et ce, quelques semaines seulement après la fin de facto de la guerre des pétroliers USA/Israël  d’une part et l’axe de la Résistance de l’autre, à la mer, là où, on le sait, le bat israélien blesse. Hier à Téhéran, Meqdad avait l’air particulièrement grave quand il a affirmé que «  les raids israéliens ne resteront pas sans réponse » et surtout le fait que «  la Syrie est sur le point d’y répondre actuellement ».

Les observateurs y ont vu surtout une claire allusion à l’actualité trop anti Yankee sur la rive est de l’Euphrate et partant, la promesse d’une escalade balistique anti américaine  pour les jours et les semaines à venir. Mais quand il a très clairement  parlé d’ "avions » en soulignant que «  certaines voix en Syrie exigent que les raids par avion soient répondus par avion », beaucoup ont aussitôt pensé à l’entité sioniste.

Jusqu’à ce 7 décembre, Haïfa, le poumon économique et énergétique  d’Israël ne cessait d’être cité dans un contexte uniquement balistique, comme étant la cible potentielle des missiles du Hezbollah. Ces derniers temps, les sources sionistes, encore sous le choc de l’opération « Epée de Qods », sont mêmes allés jusqu’à voir à travers les tests successifs des missiles antinavires de Gaza, une volonté d’atteindre Haïfa. Personne au sein de l’entité n’aurait encore imaginé quelles seraient les conséquences d’une guerre des ports, si celle-ci implique la puissante Armée de l’air syrienne, avec l’aide radar et satellite russe plus ces centaines de drones Shahed, Ababil ou Mohajer-6 qui stationnés à T4 attendent leur heure pour passer à l’acte, individuellement, en essaim ou accompagnant les MiG et les Sukhoi syriens.

A propos, le Shahed a un superbe avatar naval du nom de « Phonix », Shahed 171, l’un des meilleurs de l’arsenal dronesque de la Résistance, doté d’un moteur turbofon et avec une portée effective de 4400 km, spécialisée en combat et en reconnaissance. On lui connait une capacité de transport de charge de 3 tonnes, puisqu’il est le drone le plus lourd de la Résistance, ce qui en fait une plateforme idée pour larguer missiles, bombe et autre explosif. Avec une endurance de 10 heures et un corps quasi identique à B-2 spirit américain, anti radar, furtif, il est bien placé pour faire de Haïfa et des navires et cargos, un tas de cendres, avec ou sans MiG-29…

Et les Yankée dans tout cela ? Une toute dernière information fait état d’une double déflagration au passage d’un convoi militaire US à Al Yarabiya,  en provenance de Tal Hamis à Hassaké. La localité est à deux pas de Kharab al-Jir, là où l’artère pétrolière US-Israël a déjà subi une très grosse saignée, ce 23 novembre.

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