Dec 08, 2021 19:30 UTC
  • La crainte du Hezbollah tue!

Il existe au sein de l’armée israélienne des cas de tension psychologique ou de maladie mentale pouvant conduire parfois au suicide que les experts de l’armée appellent "choc de guerre".

Ces derniers jours, le suicide du soldat israélien Yitzhak Chin de la division des parachutistes, qui a participé à la guerre contre le Liban en 2006 et s’est poignardé 20 fois après avoir souffert de conditions psychologiques complexes et difficiles, coïncide avec les récentes déclarations du Premier ministre israélien, Naftali Bennett, et ses allégations d’une option militaire contre l’Iran sur le fond du programme nucléaire iranien dans le cadre de ses efforts pour empêcher la conclusion d’un accord dans les négociations actuelles de Vienne.

Le soldat qui s’est poignardé 20 fois en criant "fermez les fenêtres, le Hezbollah nous écoute" (selon ce que sa sœur a dit aux médias) est une preuve claire que les soldats et l’armée d’Israël n’ont pas été en mesure de résoudre les maux dont souffre son armée de terre depuis plus de 14 ans.

En avril 2021, un soldat s’était immolé devant un centre de rééducation du ministère israélien des Affaires militaires. Il avait subi un fort traumatisme psychologique lors de sa participation à la guerre contre la bande de Gaza en 2014.

Selon des études menées en Palestine occupée, les soldats israéliens subissent souvent des « chocs de guerre ».

De nombreux soldats dont la mission est d’assurer la sécurité du front intérieur israélien sont des malades mentaux ou souffrent de troubles nerveux et psychologiques qui les poussent parfois à penser au suicide et à le commettre réellement.

La dernière enquête menée par un centre d’études israélien, dont les statistiques ont été publiées dans les médias, indique que le suicide est la première et principale raison de la mort des soldats. L’année 2020 a enregistré une augmentation significative du pourcentage de tentatives de suicide, qui a atteint 6215 cas dans des conditions psychologiques difficiles.

Les documents médicaux indiquent que de nombreux soldats souffrent de problèmes psychologiques, la plupart d’entre eux souffrent de schizophrénie à des degrés différents. En outre, le nombre des séances de consultations psychologiques pour les soldats entre 2016-2017 a dépassé les 47 000 cas.

Dans ce contexte, Hassan Lafi, un expert des affaires israéliennes, confirme au site d’analyse Al-Khanadeq, qu’« il existe au sein de l’armée israélienne des cas de tension psychologique ou de maladie mentale pouvant conduire parfois au suicide que les experts de l’armée appellent "choc de guerre ». Il souligne que les maladies psychologiques sont assez courantes parmi les colons et les soldats de l’armée, surtout après la fin de leur service militaire.

Le Centre israélien des traumatismes liés au terrorisme et à la guerre (NATAL) explique le stress post-traumatique (un état psychologique chez certains soldats) le résultat du fait que les soldats sont exposés aux événements traumatisants. Dans ces circonstances, le système psychologique et émotionnel est soumis à de lourdes pressions.

Plus tard, il est possible que le malade puisse revivre ces événements traumatisants dans leurs formes émotionnelle et même physique comme s’ils se passaient « ici et maintenant ». Toutes les images, les odeurs, les bruits et les souvenirs qui faisaient partie du traumatisme peuvent revenir et produire des crises soudaines.

Des études indiquent qu’il y a au moins un soldat sur douze qui présente des symptômes de ce syndrome.

 

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