Dec 12, 2021 19:44 UTC
  • Golan: le méga deal US/ Assad?!

Entre cet Israël qui annonce vouloir créer deux nouvelle colonies au Golan occupé, histoire de masquer cette réalité que son armée de l'air a depuis longtemps débarrassé le ciel golani par crainte d'avoir à faire face à la DCA Khordad 3 ou 15 de l'armée syrienne et du Hezbollah et

cet autre Israël qui aurait supplié la Finul d'exiger à l'armée libanaise d'ériger un mur, encore un, entre le Liban et le Nord de la Palestine occupée, il y a évidement une totale superposition sauf que le premier Israël est "virtuel " et le second, parfaitement réelle. Moins de 24 heures  après avoir annoncé sa décision d'implanter deux nouvelles colonies, ce qui revient à épaissir le bouclier humain israélien sur le front nord, des centaines d'habitants de ce territoire syrien ont manifesté contre l'occupant avant d'affirmer que la colonisation ne pourra pas se faire car le Golan est syrien et il le restera.

Or cette manif anti-sioniste intervient dans un contexte très particulier. Disons qu'un concours de circonstance très particulier qui coïncide avec le total encerclement de l'entité sioniste  par les missiles de la Résistance, par mer, terre et aires, fait du Golan, du temps de Trump, "judaïsée", une très délicieuse monnaie d'échange. Et comment? L'actualité syrienne de ces deux dernières semaines a bien prouvé aux Américains que la Résistance les traite désormais comme étant un levier de pression par procuration :

deux attaques d'envergure contre la base US à alTanf, une, balistique, contre le terminal de contrebande du pétrole syrien, Kharab al-Jir, plus une méga attaque à la bombe contre un convoi militaire US à Hassaké et tout ceci sur fond des heurts de plus en plus violents entre les habitants de la Syrie orientale ( Hassaké et Deir ez Zor) ont suffi pour les Yankee interdisent aux F-16 israéliens de faire irruption dans le ciel d'Al Tanf ou encore de s'en prendre à des objectifs militaires. La toute dernière attaque israélienne a d'ailleurs été lancée depuis la Méditerranée  non pas contre les aéroports militaires de Homs, de Hama ou de Damas mais bien contre le port de Lattaquié et elle a détruit non pas des cargaisons balistiques comme l'ont prouvé des vidéos et des images diffusées dans la foulée, mais des sacs à riz.

Or s'il est vrai que le ciblage du port fait introduire un paramètre totalement nouveau dans le paysage militaire syrien avec un risque désormais trop grand pour Israël de voir la Russie lever son veto sur une riposte anti Israël de la Syrie; il est aussi vrai que le porte de Lattaquié n'est pas un objectif militaire, loin s'en faut.  Ce concours de circonstance pousse certains analystes à faire remarquer qu'entre le 20 octobre et le début décembre,à savoir cette période marquée par les frappes directes contre les USA en Syrie, Israël est allé de recul en recule  ou ce qui revient au m^me, les Yankee lui ont mis un certain frein. Pourquoi? la réponse repose évidemment entre autre choses en sous sol riche du pétrole de la Syrie que Washington continue à pomper à l'aide d'un réseau mafieux dont les tentacules vont jusqu'à Denvers d'une part et Ashkelon de l'autre. Ceci nous mène à la question suivante? les Etats Unis seraient-ils prêts à faire le deal avec Assad à qui tous les alliés US se sont miraculeusement ouverts, quitte à chasser Israël du Golan en échange des contrats pétroliers avec la Syrie? C'est une option que l'équipe Biden devrait à l'heure qu'il est prendre en compte, vu la situation qui règne entre le Pentagone et la Russie en Ukraine ou encore cette présence  déguisées que l'US Navy veut avoir en Méditerranée orientale sous prétexte d'avoir à renforcer la Grèce contre la Turquie. 

Du coup l'entité sioniste devra réellement revoir ses copies au Golan, zone, comme chacun le sait, transformée en une base sous terrain balistique de la Résistance et d'où les premiers missiles de la Syrie auraient été tirés cette années et à partir du mois d'avril marqué par le tir du premier M-600 syrien contre le Néguev.  Il y a deux jours l'ONU, outil stratégique des USA condamné l'occupation de ces hauteurs au nom du respect de l'intégrité territoriale syrienne, ce qui reste après tout un signe avant coureur de l'affaiblissement des liens USA-Israël. Ce fait vient d'ailleurs de rallonger une liste des signes avant-curseur d'un largage massif d’Israël au Golan.   

A l’instigation d’une Amérique qui dés le mois de mai et la tonitruante défaite en à peine 11 jours de la machine de guerre sioniste face à la Résistance a très bien compris que the Game au Levant is over, et que toute obstination à vouloir maintenir le statu quo risque de s’avérer fatalement coûteux, Amman s’est mise à rapprocher de Damas, à ouvrir ses frontières avec la Syrie et surtout à  retirer son soutien aux terroristes de Deraa. Or Deraa a été une zone-tampon israélienne tout au long de ces dix ans de guerre, une limitrophe au Golan par où l’entité se préservait une certaine marge de manœuvre en territoire syrien.

Ce processus de rapprochement Jordanie/Syrie n’en est pas resté là : presque simultanément à la reprise de Deraa et à l’extension de « l’emprise » de la Résistance sur cette longue bande frontalière Syrie/Golan occupé, un nouveau coup a été joué, dit celui «  des pétroliers iraniens à Beyrouth » avec en toile de fond cet extraordinaire inversement de la donne sur la scène libanaise, faisant des États-Unis et leur ambassadrice-sorcière Shéa, un allié par défaut du Hezbollah. Ainsi alors même que le Sionistes voyaient au début dans ce projet de transit du gaz électricité égypto-jordanien au Liban par territoire syrien interposé »e un contrepoids au corridor maritime anti sanction  Iran Syrie Liban, les choses se sont radicalement changées de sens quand à Beyrouth, le MAE iranien a plaidé pour un dégel des liens avec les pays arabes, qu’Assad a promis d’œuvrer en ce sens et que surtout la Jordanie a évité d’évoquer en cours des pourparlers avec la Syrie, la présence du Hezbollah à Deraa puisque le gazoduc arabe ne peut atteindre le Liban sans avoir à passer via le sud libanais… Aux yeux des Sionistes, peu habitués à l’improvisation, tout ceci semble à terrifiant jeu de dupe où il n’aurait été que le dindon de la farce. Et les coups se poursuivent encore. 

Après tout, une présence "légalisée" des pétroliers US en Syrie orientale vaut bien que le Golan soit restitué à la Syrie. 

Il s’agit d’une région montagneuse située à une courte distance des centres politiques et sécuritaires sensibles en Syrie, au Liban, en Palestine et même en Jordanie. La distance entre les hauteurs du Golan et le palais présidentiel syrien à Damas, le palais présidentiel libanais à Beyrouth, le palais royal jordanien à Amman et la maison du Premier ministre sioniste à Qods sont respectivement d’environ 50, 60, 85 et 110 kilomètres. C’est donc une fenêtre d’ouverture  qui surplombe le territoire ennemi et ami pour une enclave israélienne qui détient quelques 70% de ses principales infrastructures telles que l’aéroport Ben Gourion, la route nationale (A6), la canalisation nationale et les lignes à haute tension dans une bande étroite de la Méditerranée et en Cisjordanie.

Or dans les années 60, si Israël a occupé le Golan avec la bénédiction de  l’Amérique, c’était parce qu’on  le croyait capable de dominer militairement ses voisins depuis le Golan. En mai, Gaza et ses 4000 missiles ont prouvé que cette époque est définitivement révolue et que avec ou sans le Golan, il faudrait moins de dix jours pour que Israël se noie. D'ailleurs cela fait un bon bout temps que les F-16 israéliens n’apparaissent plus dans le ciel du Golan pour frapper la Syrie, préférant s'éloigner de plus en plus de l'espace aérien syrien, comme le raid du 7 décembre contre Lattaquié. L'option reste ouverte aux Yankee dont le poids fonde comme du neige devant le soleil au Proche et au Moyen Orient : ou bien ils devraient poussent les Sionistes hors du Golan et le restituer aux Syriens, ou bien ils périront avec les Sionistes sous les déluges de drones et de missiles. Il n'y a pas une troisième alternative. 

 

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