Jan 06, 2022 11:50 UTC
  • Haïfa: l'hélico israélien abattu, comment?

Cette « zone du sud de la Syrie » que l’armée israélienne dit dans sa tweet d’il y a quelques heures, avoir « bombardé » mercredi soir, non pas comme à son habitude à coup de F-16 retranchés dans des hauteurs du Golan ou dissimulés quelque part derrière des avions de ligne dans le ciel du nord du Liban, mais bel et bien, à l’aide d’obus de mortier, et ce, dixit ,

« pour cause d’activités suspectes menées par des individus non identifiés », alors même que le QG US-Israël à Tel-Aviv assiste ces jours-ci, impuissant, à l'enchaînement ahurissant et synchrone de tirs de missiles et de drone de la Résistance à la fois en Irak-ouest et en Syrie-orientale contre les bases américaines qui servent à l’entité non seulement de site du détournement du pétrole syrien mais encore de zone tampon destinée aux actions de sabotage, on a plus d’une raison de croire qu’elle devrait y avoir un quelconque lien avec ce spectaculaire crash le 3 janvier au large de Haïfa d’un hélico AS565 Panter-Atalef . 

 

Enfin c’est ainsi que le régime israélien, encore entièrement sous le choc de cet « incident » qui a vu l’appareil embarqué à bord d’une corvette Saar et en pleine mission, exploser dans le ciel puis s’abîmer en Méditerranée sans même que le tour de contrôle de la base « Ramat David » de Haïfa, visiblement hacké et coupé du reste du monde par des « interférences externes », puisse s’en apercevoir : « Le dysfonctionnement du moteur gauche, dit la presse sioniste, a apparemment provoqué une coupure de courant sur l’hélicoptère, ce qui explique pourquoi les pilotes n’ont pas été en mesure de signaler le crash à la tour de contrôle. Cette évaluation repose sur une enquête préliminaire sur le crash, basée sur les fragments de l’hélicoptère qui ont été récupérés sur la plage et envoyés à la base aérienne de Tel-Nof au Néguev pour examen. L’une des questions les plus importantes auxquelles sont confrontés les enquêteurs, est de savoir pourquoi les pilotes n’ont pas réussi à s’échapper de l’appareil alors qu'un officier de la Marine qui se trouvait à bord a réussi à le faire. »

« C’est d’autant plus incompréhensible que le « Atalef », poursuit le médias, est spécialement conçu pour les opérations navales et qu’il est capable d’effectuer des amerrissages d’urgence directement grâce à un dispositif de flottaison intégré. Ce système de flottaison a été activé par les pilotes lors de l’atterrissage d’urgence et s’est déployé correctement, ce qui a permis à l’officier de la Marine de s’échapper mais pas aux pilotes. »

Décidément, c’est ce « pas aux pilots » qui intrigue le plus les milieux militaires israéliens et en mobilisent en ce moment même, les meilleurs experts qui eux, semblent avoir recommandé cette nuit aux chars israéliens de pilonner la banlieue du village Hurrya à Quneitra, ses « individus suspects » qui y opèrent et ce, au milieux des vols intenses d’hélicoptère et de drone de reconnaissance car ce serait là que réside la clés de l’énigme. Que ce soit dit en passant, Quneitra et ses forêts sont donnés par le renseignement israélien comme étant le second front du Hezbollah après le sud du Liban.

L'Atalet israélien a-t-il été pris pour cible d’un brouillage électronique intense lancé par les dispositifs de guerre électronique qu’on sait être actif dans le sud de la Syrie et interférer sur le ciel d’Israël ? L’hypothèse est d’autant plus plausible que des dysfonctionnements visant la flotte aérienne israélienne ne sont pas rares depuis qu’Israël est entré en campagne de guerre dans la guerre contre la Syrie et que des incidents genre la rupture de liens GPS, des perturbations du système de contrôle et de commande voire des altitudomètre des F-15 et des F-16 ont déjà été signalés et que même au mois de mai au plus fort de l’opération Epée de Qods il était arrivé que les chasseurs sionistes perdent soudain le contact avec leur tour de contrôle.

Mais cette nuit de 3 janvier au large de Haïfa, quelque chose de bien plus grave que d’habituelles suppressions électroniques s’est produit, quelque chose qui a ravivé dans l’esprit de plus d’un les terribles souvenirs d’un certain 29 juillet 2021, quand un navire israélien s’est fait attaquer en pleine mer d’Oman par de redoutables drones aéronavals de type Shahed-136 qui,  flairant leur cible, capitaine et son adjoint, étaient parvenus à pénétrer dans  leur cabine avant de les liquider. Un peu comme le pilote et le copilote de l'Atalef israélien qui, une fois amarré, n’auraient pas eu ni le temps ni la chance de l’Officier de se sauver.

 

Or si c’est cela le scénario vécu part l’équipage de l’AS565 Panter, alors le Hezbollah et ses agents prétendument ciblés cette nuit à Quneitra en sont à un stade bien plus avancé que celui des 150 000 missiles dont une grosse partie tactiques à tirer contre Israël ou de « 3000 missiles à lancer par jour », car entre Quneitra et Haïfa, soit une distance aérienne de 100 km, il y a déjà quatre bases militaires israéliennes dont et surtout celle du sud du plateau du Golan, qui bien que truffée de radars et de DCA, n’ont pas été foutu d’intercepter le drone.

Et on parle même pas de « Ramat David », l’une des trois principales bases militaires israéliennes qui n’a même compris le soir de l’incident que quelque chose d’aussi terrible se produisait sous « ses yeux ». « Aussi terrible » parce que rien ne dit que ce serait la dernière fois qu’un drone à sens unique du Hezbollah, mènerait une opération aussi complexe dans le ciel d’une Méditerranée qu’on sait être entièrement à la merci des armées de l’air de l’OTAN, une Méditerrané qui le 4 août 2020 a été le théâtre d’une frappe semi nucléaire contre Beyrouth.

 

Même les Russes et leurs superbes satellites qui ont fourni des clichés tournés en cette journée fatidique aux Libanais devraient rester ébahis face à une si vaste maîtrise d’opération aéronavale asymétrique. Surtout que frapper un hélico de combat maritime en pleine mer et ce, à l’aide d’un drone à sens unique comme l’aurait fait cette nuit de 3 janvier le Hezbollah, semble bien plus complexe que de le faire à bord d’un navire, un hélico étant plus petit, mais aussi plus mobile qu’un submersible.

 

Du coup, on comprendrait mieux pourquoi mardi, à peine 24 heures après l’incident, l’armée israélienne a allégué avoir abattu un petit drone d'observation que le Hezbollah avait fait survoler au-dessus de la frontière israélo-libanaise ou pourquoi le site web sioniste, Netsif Net, s’est mis soudain à parler d’un Israël qui craint l'arsenal de drones du Hezbollah, un arsenal qui est une menace majeure pour Israël, bourré qu’il est de drones de combat et de reconnaissance : « Le Hezbollah a l'intention d'utiliser des drones kamikazes pour cibler les systèmes de défense aérienne du régime de Tel-Aviv en cas de future guerre entre les deux parties ».

 

Mais cette future guerre se déroule dans le présent et de la pire des façons pour Israël car l’épisode d’Atalef a prouvé que la Résistance est bien capable de clouer au sol l’armée de l’air sioniste avant une escalade majeure. Selon le Jerusalem Post, le Hezbollah posséderait environ 2 000 drones dont une partie fabriqués par lui et au nombre desquels figurent Shahed, Samed et Mohajer-6… Et dire que le drone de combat, Mohajer-6 vient de participer à la première grande manœuvre militaire inter Résistance Grand Prophète 17 où outre les Iraniens, auraient participé les officiers de l’axe de la Résistance. Avec une portée opérationnelle maximale de 2 000 km, vitesse maximale de 200 km/h et capacité de vol continu de 12 heures, à une altitude de 18 000 pieds, Mohajer est capable des plus difficiles des missions. 

 

 

Cette méga manœuvre que l’Iran a dédiée aux bluffeurs sionistes, en pulvérisant en 57 secondes le cœur du réacteur de Dimona à l’aide des missiles balistiques de précision a aussi eu un volet naval auquel prenait part des Mohajer équipés de leurs deux bombes intelligentes Qaem qui ont réussi à pulvériser simultanément deux « objets maritimes ». Cela veut dire très clairement que dans une attaque à l’essaim de drones du Hezbollah, il y aurait non seulement des « Atalef » qui partiraient en fumée mais en même temps des corvettes « Saar » qui feraient naufrage… Et encore on ne parle même pas des vedettes rapides, ni du fameux missile anti-navire « Nasr » dont l’entité a connu un avant-goût en ce lointain 2006...

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