Jan 11, 2022 18:37 UTC

Jamais, l’entité sioniste, si longtemps décrite en puissance militaire absolue au Moyen-Orient , puissance donnée « capable à coup de sa flotte aérienne de faire déplacer les montagnes », de « raser les États-nation entiers pour changer la mappemonde en un rien de temps,

quitte à coudre le Nil à l’Euphrate » ne s’était si ouvertement désavoué  au point d’afficher, à l’un des moments les plus cruciaux de sa courte et éphémère histoire, un front aussi atomisé. le lundi 10 janvier au soir alors même que le gourou Bennett a cru bon de réagir aux rumeurs d’un préaccord à minima à Vienne entre l’Iran d’une part et les 4+1 de l’autre, un 4+1 dont l’Amérique n’ose, par crainte de vexer l’Iran, s’approcher que furtivement et en coulisse, en annonçant qu’Israël ne s’estime aucunement lié par des accords dont il fait pas partie, ne serait-ce que décrété par l’Amérique, et que partant il se réserverait le droit de passer à l’offensive là et quand il le souhaiterait, un de ses lointains prédécesseurs Ehud Olmert se moquait publiquement de lui en dénonçant son « absurde coup de bluff qui risque de tourner mal » :

« Les capacités d’Israël pour attaquer l’Iran ne sont qu’un bluff absurde », a-t-il déclaré Olmert sur la chaîne 12, ajoutant même que ce genre de pantalonnade a un effet totalement puisque c’est là un signe de faiblesse

« Mieux vaut restituer l’accord nucléaire de 2015 plutôt que vivre la situation actuelle. Ce n’est pas mon point de vue personnel et plusieurs membres de haut rang de l’institut militaire d’Israël partagent cette opinion. On ferait donc mieux de –(la fermer, NDLR) et attendre que les grandes puissances signent un accord avec l’Iran en croisant les doigts qu’il puisse répondre aux exigences d’Israël ».

Or ce schisme inter sioniste, une premier de toute l’histoire de cette entité, créé justement de toute pièce pour diverse les Musulmans entre eux, les Musulmans et les Chrétiens, voire même les juifs et les autres religion ne s’est pas resté ce lundi au niveau du discours politique/ Pour la première fois depuis que le monde se laisse berner par le mythe d’invincibilité d’ un  «  complexe militaro-industriel US/Israël qui produit de l’argent à partir du sang humain, Raphael, l’annexe israélienne de Lockheed Martin et Cie a été donnée vaincu.

La revue israélienne Globes a tiré la sonnette d’alarme sur l’horizon totalement obscurci des « s Industries aérospatiales d'Israël » qui de IAI à Raphael en passant par Elbit Système  « n’ont aucune chance de survivre » puisque  « quelque 15 000 fonctionnaires et ouvriers travaillent chez eux » avec un chiffre d’affaires de « quatre et cinq milliards de dollars », ne sont plus « concurrentiels » alors qu’ils sont censées rivaliser avec d’autres industries dans un marché féroce aussi bien au niveau national qu’international. » 

: « Des centaines d’ingénieurs des Industries aérospatiales israéliennes, plus précisément 6%, ont quitté le navire, en 2021, pour tenter leur chance chez d’autres  sociétés de la connaissance » comme si une certaine foi en la supériorité militaire israélienne s’était écroulée et qu’une imposture longtemps véhiculée sous crédo « Israël égale Première puissance militaire du Moyen-Orient », avait perdu de sa magie. Mais les aveux de Globes n’en restent pas là :

«  ….C’est une très grave crise qui ne laisse prévoir aucune hausse de la production d’ici 5 ans des industries aérospatiales israéliennes dont la pièce maîtresse reste le Dôme de fer.   La question qui se pose d’emblée est donc la suivante : Que devra-t-il faire Israël si le Hezbollah et le Hamas en profitent pour développer leurs missiles ? Ou si une fois ces missiles développés, ils se mettent à nous faire tomber dessus ? Il y a évidemment pire et c’est quand l’Iran s’engage lui aussi dans la bataille… », S’interroge Globes.

S’inquiéter pour sa « sécurité » c’est une chose, s’en inquiéter tout en criant sur les toits ses failles, et ce, sous les yeux d’un farouche ennemi qui meurt d’envie de les mettre à profit pour donner le coup fatal, c’en est une autre. Que se passe-t-il en « Terre élue » ? Est-ce les retombés de l’Épée de Qods et de ses 4000 missiles qui ont prouvé au monde d’entier y compris à Israël que la DCA multicouche n’est qu’une mauvaise farce et qu’en termes technologiques il ne faudrait pas trop investir pour gagner qui se pointent du nez entre les lignes de l’article de Globes ?

C’est encore pire … Le 25 décembre 2021, l’Iran sur quoi l’offensif Bennett veut larguer la charge de ses F-35 a procédé à la reconstitution, à l’aide d’un cocktail balistique de courte, de moyenne et de longue portée de six missiles Sejil, Emad, Zolfaghar, Dezful, Zelzal, de la destruction du réacteur nucléaire israélien, de Dimona, situé au Néguev. Sur les 12 des 16 missiles qui ont pris part aux cotés de 10 drones deltoïde à ce scénario unique en son genre   certains comme Zolfaghar ou Dezful ont été des missiles tactiques d’une portée de 700 et de 1000 kms dont la vertu comme chacun le sait est leur haute précision. Il y a eu  aussi des roquettes intelligentes Zelzal à tête détachable, d’une portée de 270 km.

Pour les stratèges aérospatiaux israéliens dont la revue Globe remet le bilan d’action, la méthode de gestion voire les capacités concurrentielles en cause, il allait de soi que l’Iran laissait entendre, à travers cette  gamme de missile de courte et de moyenne portée, que c’est là des armes qui s’abattrait le jour J depuis la Syrie, le sud Liban voire Gaza sur Israël. Mais cette révélation a été loin d’être le plus traumatisant. Après tout en mai, le Dôme de fer avait réussi à prévoir entre 20 à 30 pc des missiles et roquettes de Gaza et encore il n’a été trop largement appuyé ni par THAAD, ni par Patriot, encore moins par la DCA navale Aegis.

Dans la perspective d’une confrontation  totale, toutes ces pièces qu’on sait jouir d’une vision satellitaire du globe et que les États-Unis ont implantées du golfe Persique à la Méditerranée en passant par la mer Rouge viendraient prêter la main forte à l’entité. La « main forte » ? Rien n’est moins sûr : le 25 décembre l’Iran a franchi un nouveau seuil balistique, aussi crucial que celui de 2014. En 2014, le missile anti Israël, Emad d’une portée de 2200 a été doté d’une ogive auto-navigable apte à flairer jusqu’au bout sa cible.

En cette fin décembre 2021 soit en à peine six ans l’Iran a fait en sorte que cette même ogive détachable ne suive pas un trajet géométriquement courbe et partant prévisible par les radars des DCA, mais un trajet imprévisible propre à confondre les satellites et les radars de longue portée. Ainsi le chapitre de la furtivité iranienne basée jusqu’ici sur l’accélération de l’engin et la réduction de sa surface radar est passé au chapitre « hypersonique » avec en toile de fond l’extrême manœuvrabilité de l’ogive et sa capacité à changer de trajectoire près de la cible et à s’abattre dessus avec une vitesse de plus de Mach 5. Aucune DCA au monde fut composée à la fois de THAAD de Patriot et de Dôme de fer ne saurait prévoir un engin errant.

Mais il y a pire : en avril et en juin puis en novembre 2021, les F-16 israéliens, alors en mission d’agression contre la Syrie, se sont laisser surprendre par des «  missiles intercepteurs SA-5 errants de la Syrie » qui se sont abattus respectivement à Néguev, à Gush Dan et dans les eaux du port de Haïfa... 

Photo 2 représente la tête manœuvrable du missile balistique tactique iranien Ghadr. 

Photo 4 représente l'ogive détachable non manœuvrable de Ghadr F 

Photo: la tête manoeuvrable du missile balistique iranien met à profit le cumul les erreurs de calcule du radar Patriot pour le confondre/Tasnim

l’armée sioniste a comme toujours bluffé mais les experts de l’aérospatial israélien l’ont compris : il ne s’agissait évidemment pas de missiles intercepteurs, car aucun d’entre eux qui existe au Levant  ne peut aller au-delà de 350 km mais de « missiles balistiques sol-sol syrien ».

Depuis le 25 décembre il y une nouvelle inquiétude : ces missiles de moyenne portée syriens qui se trouveraient sans doute dans l’arsenal du Hezbollah sont-ils équipés de la même « plateforme hypersonique », susceptible de leur octroyer la capacité de changer de trajectoire en phase finale ?

Le propulseur déposé entre l’ogive et la coque d’Emad et qui est doté de trois ailerons aérodynamique pour assurer à la fois la haute précision et la manœuvrabilité de l’engin peut être placer sur n’importe quels autres missiles balistiques, iraniens certes, mais irakiens, syriens, palestiniens et yéménites aussi . Comme le kit Labayk-1. Car c’est un fait désormais indéniable, l’axe de la Résistance, c’est un pour tous, tous pour un …. Une fois n’est pas la coutume, Olmert a raison.

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