Jan 19, 2022 16:08 UTC

Au bout de plusieurs semaines de mises en garde et d'avertissements, la Résistance yéménite a marqué sa seconde opération aérienne historique aux Émirats dont le prince héritier a cru pouvoir ad vitam aeternam jouer avec le feu,

envoyer ses mercenaires secondés par les terroristes qaïdistes à Chabwa, faire enliser Ansarallah à Maarib tout en participant aux côtés des pilotes américains, israéliens et saoudiens aux raids sauvages ciblant civils et infrastructures à Sanaa et à Sadaa et semer ainsi le vent sans récolter la tempête. 

Le 17 janvier, soit trois semaines après la saisie par Ansarallah et au large de Hudaydah d'un méga navire-espion emirato-israélo-américain avec toute une armée de blindés, d'appareils d'écoute de radars.... et des officiers du Mossad et de la CIA à bord, Ansarallah vient de revendiquer une méga opération aux drones qui après celle de septembre 2019 contre Aramco, entrera dans les annales militaires : selon les toutes dernières informations, quelque 20 drones à la fois de combat et kamikazes auraient lancé une attaque simultanée commencée au large du port ultra stratégique de Musaffah, un port en eau profonde et situé dans la ville industrielle de Musaffah au sud-ouest d'Abou Dhabi avec un canal comprenant un terminal de fret général ainsi qu'un vaste front de mer de près de 40 km de long occupé par de nombreux postes d'amarrage et terminaux privés, pour y cibler trois super tankers propriétés d'ADNOC, compagnie pétrolière émiratie.

Ces trois pétroliers ayant été vraisemblablement visés à coup de missiles n'ont été pourtant qu'un avant-goût de ce qui allait suivre, car l'essaim a poursuivi sa trajectoire, toujours en survolant à très basse altitude la mer puis le sol et ce, au mépris des unités des DCA, Patriot et Dôme de fer qui couvrent la zone pour atteindre ensuite l'aéroport d'Abou Dhabi et ce serait là des drones kamikazes qui seraient passés à l'action.

Al Mayadeen, chaîne proche du Hezbollah évoque une opération hybride menée par 20 drones, tout comme celle de 2019 contre Aramco, mais aussi d'une dizaine de missiles balistiques, ce qui reste pour l'heure à déterminer. N'empêche que le coup s'est avéré sanglant, tout comme la campagne aérienne sauvage que la coalition continue à mener contre femmes et enfants yéménites parce qu'elle ne veut se rendre à l'évidence et avouer sa défaite à Maarib. Un premier bilan fait état de trois morts et de 6 blessés, bilan qui pourrait s'alourdir dans les heures à venir vu l'ampleur de la zone cible, étendue entre le port et l'aéroport d'Abou Dhabi. 

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales, et André Chamy, juriste international, s'expriment sur le sujet.

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