Apr 16, 2022 20:58 UTC
  • Le pipeline

Nouri al-Maliki, chef de la « Coalition de l'État de droit », a écrit sur son compte Twitter que la décision du gouvernement par intérim de construire l'oléoduc Bassora-Aqaba était en violation de la Constitution.

Il a déclaré dans ce tweet que le tribunal fédéral devait empêcher la réalisation de telles actions illégales.

« Nous soutenons de multiples traversées pour l'exportation de ressources énergétiques vers le monde ; mais à condition que le Bayt al-mal (« Maison de l'argent » ou « Maison de la richesse », NDLR) ne soit pas lésé ou qu’aucune atteinte ne soit faite aux citoyens irakiens. Par conséquent, nous demandons au gouvernement de se retenir et de ne pas lancer le projet et de confier cette affaire au prochain gouvernement », a tweeté al-Maliki.
 

« Nous soulignons également la nécessité d'un équilibre dans les exportations de pétrole, et que, premièrement, la majeure partie ne devrait pas être limitée au sud, et que deuxièmement, toutes les ambiguïtés selon lesquelles le pétrole irakien arriverait à Aqaba et de là au régime sioniste devront être dissipées », a-t-il ajouté.

Il est à rappeler que le célèbre expert irakien Karim Badr a annoncé un projet très dangereux appelé le projet du « Nouvel Orient » dans la dernière vidéo qu'il a publiée sur les réseaux sociaux.

Il a déclaré que le projet dit « Nouvel Orient » visait à lier l’Irak au régime sioniste et à voler ainsi le pétrole du Sud.

Il a appelé les chiites à ne pas être indifférents au projet de transfert de l'oléoduc de Bassora vers le port jordanien d'Aqaba, car le plan vise, selon lui, à voler le pétrole du Sud et à en déposséder davantage les chiites dans le cadre du projet du « Nouvel Orient ».

« Ils veulent vendre le pétrole du Sud à la Jordanie, au régime sioniste et à l'Égypte pour un prix de 7 dollars, et le gouvernement irakien a accepté de payer tous les coûts de construction de ce pipeline et de toutes ses installations », a-t-il poursuivi.

Mustafa Jabbar Sind, député indépendant, et Alex Varkis, personnalité politique irako-arménienne, font partie de ceux qui ont mis en garde, comme Karim Badr, contre la menace d'un nouveau plan anti-chiite en Irak. Ils estiment que la construction du pipeline de Bassora vers le port d'Aqaba devrait être stoppée par le biais de la pression populaire.

Yusuf al-Kalabi, un ancien député au Parlement irakien, a également tweeté qu'il cherchait, avec un certain nombre d'avocats et de députés, à intenter une action en justice contre le transfert de pétrole de Bassora vers le port d'Aqaba devant des tribunaux spéciaux. Il a cité une autre affaire impliquant l'exportation et la vente illégales de pétrole par le gouvernement régional du Kurdistan irakien, et a déclaré qu'Erbil et tous ceux qui ne se conformeraient pas à la décision de la Cour suprême irakienne seraient poursuivis en justice.

Il a mis en garde contre l'incitation à la sédition en ce moment critique et a déclaré : « Sachez que nos mains sont toujours sur la gâchette et nous ne nous sentirons jamais fatigués de défendre nos valeurs sacrées contre les ennemis et les pays conspirateurs. »

Il a ajouté qu'il fallait veiller à ce que ce jeu (sédition du groupe al-Sarkhi, NDLR)) ne vise pas à camoufler le projet de transfert de l'oléoduc de Bassora vers le port d'Aqaba en Jordanie.

Al-Kalabi a souligné que le plan de transfert de l'oléoduc de Bassora vers le port d'Aqaba est un plan destructeur pour voler le reste de la richesse de Bassora et du sud de l'Irak.

Cheikh Ali al-Asadi, chef du Conseil politique d’al-Nujaba, a également tweeté : « Tout porte à croire que la coalition anglo-américaine a réuni toutes les conditions nécessaires pour des opérations de tromperie dans la société irakienne en vue de faire avancer ses plans diaboliques. »

« Tantôt ils provoquent leurs agents à insulter des personnalités honorables, tantôt ils incitent des courants déviants à la sédition, et encore ils recourent à des enjeux économiques, ciblant la vie quotidienne des pauvres ; tout cela est juste pour faire avancer leurs plans diaboliques tels que le projet d'oléoduc Bassora-Aqaba », a-t-il indiqué.

Selon les experts économiques, l'Irak n'a pas besoin de construire un oléoduc pour transporter le pétrole de Bassora au port d'Aqaba, car la majeure partie du pétrole irakien est vendue à l'Inde et à la Chine.

Ce qui est encore plus inquiétant dans ce projet de pipeline de 1 700 kilomètres, c'est qu'il est dit que l'Irak paiera tous ses coûts de construction, y compris les pipelines et les installations en Jordanie.

La sensibilité des chiites aux dangers de ce projet a conduit à un changement progressif de l'opinion publique dans le sud et le centre de l'Irak pour arrêter le projet et contrecarrer le processus du projet du « Nouvel Orient », qui n’est qu’une couverture pour la normalisation des relations avec l’entité sioniste. C’est la raison pour laquelle, l'opinion publique irakienne considère les séditions visant les origines historiques chiites ont pour l’ultime objectif de renforcer le régime sioniste et de piller la richesse des habitants du sud et du centre de l’Irak.

 

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