May 20, 2022 11:06 UTC
  • Syrie: le Tigre de retour !

Les propos tenus par le ministre syrien des Affaires étrangères, ce mercredi, sont uniques dans la mesure où ils sont non seulement un avertissement à l'adresse des troupes d'occupation américaines, mais bien plus une déclaration de guerre : la présence US en Syrie touche à sa fin, a dit le ministre. La Syrie prépare-t-elle une méga offensive ? Qu'a dit Meqdad ?

Fayçal Meqdad a déclaré, jeudi 19 mai, que les régions syriennes occupées par les Américains seraient bientôt sous le contrôle du gouvernement d’Assad.

Lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision al-Ikhbaria, le ministre syrien des Affaires étrangères a souligné que la présence illégale des États-Unis dans le nord de la Syrie toucherait bientôt à sa fin et que toutes les régions actuellement occupées par les Américains seraient prochainement sous le contrôle du gouvernement syrien.

Fayçal Meqdad a ensuite rappelé aux Forces démocratiques syriennes (FDS) que les Américains les lâcheraient un jour en quittant la Syrie. "Le soutien ferme que Damas a toujours apporté à la cause palestinienne et ses efforts destinés à contribuer dans l’émancipation des terres occupées du Golan et du sud du Liban étaient, entre autres, à l’origine du déclenchement de la crise en Syrie en 2011. » 

Fayçal Meqdad a ajouté que le soutien indéfectible de Damas à la cause palestinienne ainsi que la situation stratégique et l’influence régionale de la Syrie ont, tous, poussé les ennemis à tenter de manipuler les politiques de Damas. « Ils ont même eu recours au levier de terrorisme après avoir vu leurs tentatives tomber à l’eau », a-t-il indiqué.

M. Meqdad a souligné que toutes les tentatives, conjuguées ou soutenues par les pays étrangers, visant à démembrer la Syrie, ont tourné au fiasco.

Les forces américaines contrôlent les régions pétrolifères de la Syrie, depuis 2017, sous prétexte de la lutte contre les terroristes de Daech qui n’a pratiquement jamais eu lieu.

Signe des temps les forces du général Suheil Hassan ont repris la main.

Le jeudi 19 mai, la 25e Division des forces spéciales d'élite de l'armée syrienne, également connue sous le nom des Forces du Tigre, a acheminé un important nombre de renforts vers le centre de la Syrie afin de préparer une opération à grande échelle contre les cellules des terroristes de Daech.

Les renforts sont épaulés par des dizaines de chars de combat, des véhicules de combat d'infanterie, des obusiers et plusieurs lance-roquettes.

L'opération, qui devrait commencer très prochainement, couvrira de vastes parties de la région centrale, de la campagne orientale de Homs jusqu'à la campagne orientale de Hama, la campagne sud d'Alep et la campagne sud de Raqqa.

L'objectif principal de l'opération sera de sécuriser l'autoroute stratégique Ithriyah, qui relie Hama à Alep, ainsi qu'une route secondaire qui relie l'autoroute à la ville d'al-Ressafa, au sud de Raqqa.

L'opération sera soutenue par les Forces aérospatiales russes, qui ont déjà commencé à frapper les repaires de terroristes dans la région.

Entre le 18 et le 19 mai, plus de 55 frappes aériennes russes ont touché les zones d'influence de Daech dans la campagne orientale de Homs, la campagne orientale de Hama et la campagne méridionale de Raqqa.

Plusieurs terroristes ont été tués ou blessés à la suite des frappes aériennes.

L'opération à venir sera la plus importante à cibler des cellules de Daech dans le centre de la Syrie. Les Forces du Tigre avaient participé à des opérations précédentes dans la région, mais à une échelle plus limitée.

Mais la Turquie n'a pas non plus échappé à cette nouvelle action syrienne.

Le jeudi 19 mai, le ministère turc de la Défense a annoncé qu'un soldat turc avait succombé à ses blessures suite à une récente attaque au mortier dans le nord de la Syrie.

Dans un communiqué, le ministère a identifié le soldat comme étant le caporal spécialiste de l'infanterie Haydar Senel. Un autre soldat a été blessé par la même attaque, qui visait une position de l'armée turque située dans la périphérie de la ville de Cheikh Soleiman, à l’ouest d'Alep.

L'attaque, qui a eu lieu le 13 mai, a été attribuée à l'armée syrienne. Il s'agirait d'une réponse à deux attaques antérieures de militants soutenus par la Turquie menées à l’ouest et au nord d'Alep qui ont fait onze morts et dix blessés.

La première attaque, menée par des militants soutenus par la Turquie, a visé un bus transportant des Forces de défense nationale syriennes, près de la ville d'Anjara, à l’ouest d'Alep, par un missile guidé antichar. Dix combattants ont été tués et neuf autres ont été blessés.

Plus tard, les militants pro-turcs ont bombardé les funérailles de combattants tués par la première attaque qui se déroulaient dans un cimetière près des villes chiites de Nubl et d’al-Zahraa, au nord d'Alep. Un enfant a été tué, tandis qu'un autre a été blessé.

L'attaque au mortier n'était pas la seule réponse aux provocations meurtrières des militants soutenus par la Turquie. Les avions de combat des forces aérospatiales russes ont également effectué deux séries de frappes aériennes sur les positions des militants au nord et à l’ouest d'Alep les 13 et 14 mai.

L'armée turque et ses mandataires ont récemment intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales syriennes afin de les obliger de se retirer des zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes, dirigées par les Kurdes, ce qui permettrait aux Turcs de lancer une nouvelle invasion contre ces régions.

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