Jul 01, 2022 09:15 UTC
  • L'arme du Hezbollah contre l'OTAN!

Le 4 août 2020, l'axe US/Israël a frappé Beyrouth par deux explosions atomiques qui l'a dévasté à deux tiers dans le but de faire un débarquement en pleine capitale libanaise et se rendre jusqu'au village du sud pour mettre la main sur l'arsenal du Hezbollah.

 En 2022, c'est le gaz de Karish qui sert de prétexte à un remake de ce scénario. Que se passe-t-il à Karish, ce gisement offshore qu'on dit être litigieux entre Israël et le Liban et que le Hezbollah menace de frapper si et seulement si une première tentative de forage se fait?

Les propos "positifs" qui ont fuité ces deux derniers jours à Washington et à Beyrouth sur l'avenir des négociations de délimitation de la frontière maritime avec la Palestine occupée n'ont pas dépassé les limites de messages qui ne reposent pas sur des faits solides. Pour l'instant, il ne semble pas que le "médiateur" américain Amos Hochstein soit sur le point de rentrer au Liban, alors que les Européens sont entrés en ligne dans l'intérêt d'Israël. Au moment où les eaux territoriales libanaises et palestiniennes occupées ont connu une série de mesures militaires et sécuritaires qui suggèrent un degré élevé de tension.

 

Selon le quotidien libanais, Al-Akhbar, le navire d'extraction de la compagnie "Energean" a avancé avec un autre navire vers la ligne 29, et l'un d'eux a franchi la ligne de quelques milles, à un moment où des sources de la FINUL ont révélé que des navires de guerre américains étaient arrivés hors du champ de Karish, et qu'ils avaient pris des mesures pour assurer la protection de la plate-forme flottante. Cela était accompagné d'un escadron d'avions-espions britanniques et de l'OTAN surveillant toute la zone maritime qui touche les frontières libanaises et traverse les eaux territoriales du Liban et de la Palestine occupée.

Des sources des Nations unies au Liban ont expliqué que la manœuvre militaire navale menée par les forces navales de la FINUL près de la frontière au cours des derniers jours ne vise personne et qu'il s'agit d'un "exercice normal qui suit le rythme des développements politiques et sécuritaires dans la région". Cependant, des sources ont souligné que la nature de la manœuvre qui s'est déroulée à balles réelles "ne conduit pas à cette conclusion, d'autant plus qu'elle a coïncidé avec le déploiement par les Américains d'unités navales militaires au large du champ de Karish, à un moment où l'OTAN a activé ses drones-espions dans toute la région maritime, en conjonction avec les activités de sécurité israéliennes à proximité du champ de Karish.

 

Pendant ce temps, le Liban a entendu des «conseils» européens indirects, notamment de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, de ne pas aggraver ce dossier.

Selon les sources, les Européens ont expliqué aux responsables libanais que ce qu'Israël fait, c'est extraire des quantités d'énergie dont l'Europe a besoin, et bénéficie donc d'une couverture internationale, américaine et européenne, que le processus d'extraction de pétrole ou de gaz du champ de Karish fait partie de la sécurité énergétique mondiale, et que les menaces du Liban n'aideront pas à régler le problème. Dans le même temps, les Européens ont parlé de leurs efforts pour persuader Israël de parvenir à un règlement qui permettrait au Liban de commencer l'exploration et l'extraction pour faire face à l'aggravation de sa crise économique et financière.

 

 

En outre, Al-Akhbar a appris que la coordonnatrice spéciale des Nations unies au Liban, Yoanna Frontica, s'est récemment rendue à Tel-Aviv et a discuté avec des responsables israéliens du dossier de la démarcation des frontières, et est retournée au Liban avec « des climats qui ne correspondent pas aux propos divulgués sur la situation d'Israël » et qui ne montrent aucun intérêt à faire de sérieuses concessions. La diplomate onusienne a rencontré récemment le président libanais, Michel Aoun et l'a mis au courant de sa visite en Israël. Alors que les autorités officielles au Liban sont censées rapporter les détails des pourparlers dans les prochains jours, il est entendu que les Israéliens soulèvent à nouveau la question de la ligne de 23 que l'émissaire américain Amos Hochstein a proposée au Liban en février dernier, et ils ont communiqué un rejet verbal de celle-ci.

 

L’ambassadrice américaine à Beyrouth, Dorothy Shea qui est rentrée récemment au Liban des États-Unis, porte un message d'Amos Hockstein aux autorités libanaises après sa négociation avec l'équipe israélienne.

 

Des sources bien informées révèlent qu'Israël n'a pas l'intention de s’entendre avec le Liban sur la ligne 29. Le régime sioniste souligne que si les Libanais sont prêts à reprendre les pourparlers indirects, ils ne devraient parler que de la ligne 23.

De plus, à propos du champ de Qana, il devrait y avoir des discussions sur la plus grande source d'énergie qui se trouve sur ce champ. C'est alors que le Liban insiste sur sa pleine propriété sur ce champ et ne compte nullement échanger ou négocier à ce sujet. Autrement dit, Beyrouth exige l’arrêt de tous les travaux mis en œuvre côté israélien.

 

L’arrivée au large d’Israël, le 5 juin, de la plate-forme gazière Energean Power et la perspective que le régime sioniste commence à exploiter le champ gazier de Karish dès septembre, a irrité la partie libanaise. Après les mises en garde de Beyrouth contre toute « action agressive et provocatrice » d’Israël dans les eaux contestées, le mouvement de la Résistance libanais, Hezbollah a mis les point sur les i.

« La Résistance possède la capacité financière, militaire, sécuritaire, logistique et humaine d’empêcher l’ennemi d’extraire le pétrole et le gaz du champ de Karish », a averti le Secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, tout en appelant les autorités libanaises à trouver une solution rapide sur ce dossier.

 

 

Des sources libanaises ont rapporté que l'ambassadrice américaine à Beyrouth a pris des mesures pour réprimer la motivation des forces politiques libanaises à défendre les droits du pays dans l'affaire de la démarcation de la frontière maritime tout en les incitant à agir contre le président Aoun et le Hezbollah.

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