Jul 06, 2022 09:28 UTC

Ce ne sont donc pas d’espèce de « morceau de bois volant » de quelques centaines de dollars que manieraient Iraniens et alliés sans grand art !

Quatre jours après la toute première démonstration de force dronesque du Hezbollah dans le ciel de la Méditerranée, où trois de ses drones de type « Mersad-1 » moitié en bois moitié en fibre de verre, ont tenté un assaut parfaitement calibré en direction du champ gazier libanais de Karish dont le gaz devrait alimenter en principe les réchauds européens pendant cet hiver, vu que la guerre anti Russie en Ukraine a déjà gagné la Lituanie et les baltes et que les Russes ont réussi l’impossible à savoir tuer et enterrer le gazo-dollar et lui faire succéder le gazo-rouble, les médias israéliens ont jeté une très grosse pavée dans le marre en révélant que le combat Armée de l’air sioniste/Mersad de ce 2 juillet s’était soldé non pas seulement par le retentissant échec des F-16 Stealth dont deux, du 109 escadron partis de la base de « Ramat David » à Haïfa se sont naïvement engagés dans le combats avant de tomber dans le piège de l’un des trois Mersad qui aurait dû servir de proie pour que les deux autres puissent arriver sain et sauf à Karish et y tourner en image les moindres agissements gaziers US-Israël-Otan, mais encore par la terrifiante défaite du « fleuron » de la force aérienne occidentale, F-35 cet avion de la 5e génération avec quoi tout au long du mois de mai, Israël bombait la torse à l’adresse de l’Iran et de ses sites nucléaire US-Israël : le fameux F-35 Adir.  

La chaîné 12 nous apprend ainsi et très succinctement que « ce 2 juillet, dès que les drones ont été lancés, ils ont été récupérés par le système de surveillance de l’Air Force, et c’était des F-35 qui avaient vite été appelés et dirigés vers eux, après leur décollage de la base de Nevatim… Or le processus d’interception des drones ayant échoué, on a fini par faire appel aux F-16 pour les abattre. Mais ils n’ont que très partiellement réussi, ce qui a poussé l’état-major à alerter la marine et à faire tirer la DCA embarquée de Barak pour y parvenir. »
 

Mais on croit presque rêver ! Voici des avions furtifs de 5e génération qui s’est exercé par tout au long du mois de mai au large de Chypre à l’effet de venir larguer, dans le cadre des escadrons de 20 de 30 de 100 unités, des bombes « MOAB » sur les sites nucléaires iraniens et de le faire de surcroît sans escale puisque Elbit Système et Raphael seraient parvenus à lui tailler même un réservoir interne propre à lui permettre de faire les 2 000 km de trajet Tel-Aviv-Téhéran sans répit, avions  d’un poids moyen de 13 170 kg et d’une vitesse de 1 700 km/h pour une endurance de plus de 2 800 km et un rayon d’action de 1 080 et capable de transporter 1 canon GAU-22 de 25 mm avec 180 obus, 2 soutes bourrées de 6 800 kg d'armements qui ratent lamentablement trois Mersad de « pacotille » ne pesant chacun qu’à peine 3 kg  pour une endurance d’à peine 40 minutes, et une vitesse qui va difficilement au-delà de 170 km/h et la chaîné en annonce la nouvelle comme si de rien était ! Avouons que le spectateur sioniste de la chaîne 12, bombardé qu’il est du matin au soir par un appareil médiatique en rage qui lui bassine les oreilles par des histoires à dormir debout sur la soi-disant « supériorité aérienne d’Israël », a toutes les raisons du monde d’y perdre son latin et de ne rien comprendre à ces quelques mots que la chaîne prononce furtivement sans se donner la peine d’y porter un quelconque éclaircissement et qui sont : « ...Or le processus d’interception des drones a échoué… » !

Mais le F-35 n’est-ce pas cet objet volant équipé de, 1- radar à antenne active AN/APG-81 (issu de l'AN/APG-77 du F-22 Raptor) avec des modes air-air, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de mobiles terrestres, écoute passive et des capacités de brouillage, de 2-  brouilleurs Sanders/ITT ALQ-214 ; de 3- système de gestion des menaces AN/AAQ-37 Distributed Aperture System (DAS), comprenant 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion ; de 4- Electro-Optical Sensor System (EOSS), système de localisation et désignation comprenant un FLIR, une caméra TV et un système laser (télémétrie, désignation de cible) ?
 

Comment se fait-il diable qu’un drone peu connu de l’arsenal du Hezbollah déjoue tout ce grandiloquent arsenal et que l’armée sioniste ne se sent même pas dans l’obligation d’y fournir ne serait-ce qu’une petite explication ? Avouons qu’à partir de là, le Sioniste lambda un tant soit peu intelligent, se devrait de douter de « la supposée interception réussie » de l’un des trois Mersad, par un F-16 dont les équipements radars sont infiniment moins sophistiqués que des F-35. Il se devrait de se douter d’autant plus que ce « méga-ratage » n’en est pas le premier mais le deuxième dans la mesure où les médias israéliens, ont publié fin mai et au plus fort de l’exercice ultra médiatisé de l’armée israélienne dit « Chariots de feu » une vidéo, mettant en scène cette fois, non pas une interception malfaite mais carrément une « frappe ratée » du F-35 Adir.

L’armée de l’air russe largement impliquée dans un bras de fer anti F-35 en Europe de l’est et qui suit, enthousiaste, les humiliations en cascade que la Résistance fait subir aux « plus puissantes armées de l’air du monde », republie par médias interposés ces images et n’hésite pas à y massacrer à coup de flèches Lockheed Martin. Elle affirme :

« Selon des sources, un chasseur israélien F-35 a été levé pour intercepter des drones libanais lancés vers la plate-forme Karish en Méditerranée, cependant, malgré quatre missiles tirés, l'avion de combat de cinquième génération n'a pas pu toucher aucun des trois drones. Lors d'une récente tentative de groupes libanais d'attaquer la plate-forme Karish en Méditerranée, un chasseur F-35 israélien n'a pas pu faire face à la mission de combat. Une situation similaire a été observée il y a environ une semaine, lorsque deux chasseurs F-35 israéliens n'ont pas pu toucher des cibles au sol à partir d'un canon d'avion - l'échec était de 6 à 10 mètres, ce qui est extrêmement élevé pour un avion de combat de cinquième génération. En raison de problèmes d'interception de drones, un groupe de chasseurs F-16 a ensuite été envoyé pour intercepter les drones, mais eux aussi n’ont pas été à la hauteur »

Alors le Mersad du Hezbollah vainqueur des F-35 Adir ?

Et Avia. pro de poursuivre : « Les experts notent que les systèmes d'armes des chasseurs F-35 pourraient avoir été soumis à des interférences électroniques, en particulier, on peut parler de remplacer les mêmes coordonnées GPS par des systèmes de guerre électronique, même en petite quantité. »

À quoi rime cette hypothèse que met en avant le site ? Très probablement à un procédé qui a permis en 2011 aux Iraniens de capturer, sous les yeux ahuris du Pentagone le joyau dronesque américain, RQ-170 dans le ciel de l’Afghanistan et de le soumettre à la rétro ingénierie avant d’en faire des drones de la gamme-choc que sont Shahed-129, Shahed-171, Shahed-191 dont quatre prototypes ont déjà affronté dans le ciel du nord-est de la Jordanie (mars 2021) des F-35 Adir, selon le ministre sioniste de la Guerre, Benny Gantz qui en faisait la révélation en novembre 2021 quand il se plaignait d’un « corridor iranien » établi par des « drones Shahed » reliant la « base aérienne de T-4 à Gaza et la Cisjordanie ».

Déjà en 2011, citant une source iranienne anonyme, Christian Science Monitor expliquait la tactique qu’avait alors utilisé le CGRI dans la chasse de RQ-170 et qui s’appelle le spoofing :

« En utilisant les connaissances acquises auprès des précédents drones américains abattus et une technique fièrement revendiquée par les commandants iraniens en septembre, les spécialistes iraniens ont ensuite reconfiguré les coordonnées GPS du drone pour le faire atterrir en Iran à ce que le drone pensait être sa véritable base d'attache en Afghanistan. La navigation GPS est le point le plus faible, ce qui permet de faire une embuscade électronique contre les drones américains hautement classifiés. En mettant du bruit [brouillage] sur les communications, vous forcez l'oiseau à se mettre en pilote automatique. C'est là que l'oiseau perd son cerveau. Le "spoofing"est une technique qui prend en compte des altitudes d'atterrissage précises, ainsi que des données latitudinales et longitudinales – et fait que le drone "atterrissent tout seul là où nous le voulions, sans avoir à casser les signaux de la télécommande et communications …»

Or à partir de ces explications, plusieurs questions se posent : le Hezbollah a-t-il réussi par drone imposé, à appliquer le « spoofing » aux F-35 Adir ? Si oui, comment s’en est-il procuré les données nécessaires ?  Disons que la réponse est à rechercher du côté des déboires qu’a subi le chasseur de la 5e génération dans le ciel de la Méditerrané et qui ont commencé très exactement en avril 2021 date à laquelle un F-35 british embarqué a plongé la tête en premier dans l’eau alors qu’il tentait de prendre son envol. À en juger ces échecs en chaîne, on est diablement tenté de répondre par affirmative à la première question et ce, d’autant plus qu’en février 2021 les médias israéliens avaient fait état d’un curieux hold-up en pleine base de Nevatim dans le Néguev, hold uyp qu’ils avaient tenté très malhabilement de mettre sur le compte des «  bédouins de Néguev » mais s’était avéré en fin du compte « une spectaculaire opération commando Hezbollah-Gaza » au cœur de l’une des bases les mieux protégées de l’armée de l’air sioniste et qui visait à mettre la main visiblement sur une pièce de l’avionique de F-35 Adir. Est-ce de cette pièce dont s’est servi le Mersad ce 2 juillet pour mettre au pas le F-35 Adir ? Un Mersad qui fonctionne à propulseur électrique et dont le rayon d’action est un trois centième de F-35 Adir ?

En janvier 2021, l’ex chef du CentCom qui soumis aux aléas d’une retraite anticipée, tend à récidiver pour juger dans un récent article de The Drive « parfaitement possible » l’émergence d’une « DCA intégrée Israël-Golfiens dans la région » avouait que l’US Air Force « avait perdu la bataille du ciel au Moyen-Orient » et que pour l’heure « elle n’y peut rien ». Et bien que Gantz en fasse autant avant qu’il ne soit trop tard ! Car cette Armée de l’air asymétrique que vient de dévoiler le Hezbollah à travers son opération de drone au-dessus de Karish et dont la triple mission consistait jusqu’ici à « s’infiltrer dans l’espace aérien de l’ennemi », « à y mener des opérations de reconnaissance » et à « réagir en cas d’agression », a décidément quitté la posture défensive pour aller à l’offense.

Et puisque l’entité ne sait rien de rien de ce que compte réellement cette « armée de l’air résistencielle » et de ce dont elle est réellement capable, qu’elle s’en tienne aux leçons de la défaite de F-35 Adir face à Mersad pour éviter le pire … un pire qui serait entre autres ce jour où non pas 3 mais 300 drones se mettraient à survoler la Méditerranée en direction des infrastructures offshore de l’entité, drones qu’appuierait évidemment les missiles antinavire et côte-mer du Hezbollah… Ce jour-là Barak ne sera d’aucun recours surtout si le Hezbollah décidait de refaire le coup de spoofing à F-35 Adir et à le pousser à larguer ses bombes comme cette fin mai avec quelques kilomètres d'écart sur les côtes israéliennes. 

 
 

 

Mots clés