Aug 06, 2022 02:15 UTC
  • Karish: le Hezbollah frappera !

A l’occasion du deuxième anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, a déclaré que « le problème le plus important auquel se voit confrontée cette tragédie est une infâme exploitation politique, dès le premier jour.

Durant son discours prononcé dans la soirée du jeudi 4 août, lors de la commémoration de la 6ème nuit de Moharram et des célébrations de l’Achoura, le secrétaire général du Hezbollah a souligné que « certains au Liban ont exploité de manière laide et éhontée les blessures causées par cette tragédie afin de servir un objectif politique face au Hezbollah et à la Résistance ».

 

 

« Ils ont persisté à exploiter le sang des victimes à des fins politiques », a-t-il dit sans manquer de préciser que « l’enquête est au point mort parce que le juge d’instruction n’accepte pas de démissionner ».

A l’occasion du deuxième anniversaire de l’explosion dévastatrice dans le port de Beyrouth, le 4août 2022, Seyyed Hassan Nasrallah a une nouvelle fois présenté ses condoléances aux familles des martyrs toutes nationalités confondues, et souhaité la guérison des blessés.

 

Plus tôt dans la journée, le Hezbollah a exigé, dans un communiqué, une enquête équitable et juste, loin des exploitations politiques et sectaires, indiquant : « Nous croyons sincèrement que seule la justice réalise la justice, réconforte les âmes, guérit les blessures, assure la stabilité interne et nous pousse tous à rationaliser le dialogue et l’action commune pour surmonter la crise dangereuse que traverse notre pays, le Liban. »

Hier mercredi, le Groupe international de soutien au Liban (GISL) a publié une déclaration appelant à la levée de tous les obstacles qui empêchent une enquête impartiale, complète et transparente sur l’explosion dans le port de Beyrouth, affirmant que « les membres notent avec préoccupation l’absence de progrès jusqu’à présent dans la voie judiciaire liée à l’explosion. »

L’explosion du port de Beyrouth s’est produite le 4 août 2020, tuant plus de 200 personnes, blessant environ 6 500 autres et déplaçant des milliers d’autres.

 

 

Le choc de l'explosion de Beyrouth à l'économie effondrée du Liban

L'explosion à Beyrouth a détruit la principale forteresse des institutions commerciales et touristiques libanaises situées dans cette ville. 20 000 installations commerciales, 2 531 installations touristiques, 73 000 appartements, 9 200 immeubles, 163 écoles et établissements scolaires, 106 centres médicaux dont 6 hôpitaux et 20 cliniques font partie des endroits sensibles au Liban qui ont été fortement touchés par cette terrible explosion.

 

En outre, plus de 70 000 personnes ont perdu leur emploi, dont la quasi-totalité sont toujours au chômage notamment en raison de la grave crise économique qui a entraîné la fermeture de la plupart des usines et institutions au Liban.

Beyrouth est considérée comme l'artère économique du Liban en termes de revenus touristiques, et la destruction d'une grande partie des hôtels, restaurants et centres touristiques causée par l'explosion a coupé cette source de revenus. Selon les derniers bilans, 2 000 chambres d’hôtels à Beyrouth ne sont plus utilisables tandis que 2 531 centres touristiques ont été détruits par l'explosion, dont les dégâts sont estimés à plus de 800 millions de dollars voire à plus de 4 milliard, selon le rapport de la Banque mondiale.

 

 

Exploitation politique de l’axe américain de la catastrophe de Beyrouth

Dans les premières semaines qui ont suivi l'explosion, diverses parties régionales et internationales ont commencé à apporter de l’aide au peuple libanais, et certains sont montées sur la scène avec un but d'exploitation politique, tout comme le président français Emmanuel Macron et l'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth ainsi que leurs alliés qui ont lancé un spectacle de propagande.

Le jeu politique, démarré dès les premières heures suivant l’explosion, se poursuit alors que les victimes de l'explosion de Beyrouth ont vite été oubliées en l’absence de toute aide nationale ou étrangère.

À cette époque, l'axe américain et certaines figures nationales à la solde de Washington ont tenté d'utiliser le dossier de l'explosion de Beyrouth pour porter atteinte à la Résistance libanaise et la désarmer. En proférant des accusations ridicules, ils ont affirmé que le Hezbollah était responsable de l'explosion du port de Beyrouth.

 

Le courant pro-occidental du 14 mars, dirigé par Samir Geagea, chef du Parti des Forces libanaises, a été le principal acteur dans ce spectacle, mais après l’échec à faire avancer leurs objectifs, les dirigeant ont orienté le dossier de l'explosion de Beyrouth vers une autre direction, et malheureusement, en coopération avec le système judiciaire libanais.

L'intervention directe d'acteurs étrangers et internationaux, notamment des États-Unis, dans le processus de l'enquête liée à cette explosion a commencé dès le début par tenter d'internationaliser cette affaire tout comme celle de l'assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri tué en février 2005 ; une affaire dont la vérité n'a jamais été révélée même après 17 ans et s'est terminée par l'arrestation et la punition de personnes qui n'avaient aucun rôle dans ce crime.

Accusé de politisation du dossier et d'activités illégales, Fadi Sawan, le premier juge à avoir été chargé des investigations sur l’explosion au port de Beyrouth, a été démis de ses fonctions quelques mois plus tard et remplacé par Tarek Bitar. Suivant la même méthode que son prédécesseur, le juge Bitar a laissé entendre qu’il avait l’intention de politiser l’affaire conformément aux dictats de l’administration américaine et son ambassade à Beyrouth.

 

 

Mots clés