Aug 18, 2022 18:29 UTC
  • Lockheed Martin: l'arnaque continue!

Le commandant en chef du CentCom, Michael Kurilla est un plaisantin. Pourquoi?

Car six mois après avoir capitulé au Yémen face à une puissance balistique de taille d'Ansarallah qui a ratatiné huit ans durant, radars missiles intercepteurs Patriot THAAD... et alors même que la toute dernière frappe anti Émirats d'avant la trêve remonte au mois de janvier où quelques drones Samad ont bloqué Abou Dhabi et Dubai, le général US dit à Ben Zayed vouloir le prémunir contre les drones hostiles. S'il est vrai que l'Émirati n'osera jamais jeter à la figure de l'Américain la non fiabilité de ses armements, au moins il pourrait lui invoquer l'exemple des autres. Lesquels ? Les F-16 irakiens entre autres. 

Les pays arabes se précipitent pour l’achat des avions de chasses US, en dépit des révélations confirmant les modifications effectuées sur les appareils destinés à être vendus à ces derniers. Dépourvus de certains dispositifs, dont l’appareil électronique et missile moderne, ils sont loin d’être similaires à ceux détenus par l’armée américaine et ses alliés.

Le commandant en chef du CentCom a déclaré que les Émirats arabes unis et les États-Unis travaillaient ensemble pour faire face à ce qu’il appelle nouvelles menaces dans la région, notamment l’utilisation de drones par certaines forces par procuration.

En visite aux Émirats arabes unis, le général Michael Erik Kurilla, commandant du CentCom, a déclaré avoir discuté des possibilités d’accroître la coopération militaire entre les forces armées américaines et émiraties, a rapporté le journal Khaleej Times dans son numéro du mercredi 17 août.

Soulignant l’importance du partenariat militaire entre les États-Unis et les Émirats arabes unis, le général Kurilla a indiqué que le CentCom était fermement « attaché à la stabilité » dans la région.

« Le général Mohammed Thani al-Rumaithi, chef d’état-major des forces armées des Émirats arabes unis, et moi partageons de nombreux problèmes inquiétants et de nombreux objectifs communs; par exemple, nous cherchons tous les deux à nous défendre contre les attaques de drones contre nos forces », a-t-il lancé.

« C’est un domaine où nous devons continuer à nous améliorer à mesure que la technologie derrière ces attaques poursuit ses progrès », a-t-il poursuivi avant d’affirmer : « Mes pourparlers sont basés sur la force du lien avec les forces armées des Émirats arabes unis, et ce partenariat est évident sur terre, dans les airs et en mer, avec un grand potentiel des deux côtés ».

 

Ayant annoncé peu avant la tenue de l’exercice naval conjoint “Iron Defender 22” avec les Émirats arabes unis pour une durée de 10 jours dans la zone de couverture du CentCom dans le golfe Persique, le général Kurilla a, en outre, rencontré récemment les chefs d’état-major des forces armées saoudiennes et koweïtiennes pour discuter des horizons de la coopération militaire et des moyens de la soutenir et de la renforcer.

D’ailleurs, le président américain Joe Biden a déclaré lors de sa visite en Arabie saoudite le mois dernier, que les États-Unis ne permettent pas à la Chine ou à la Russie de profiter du vide au Moyen-Orient, et que l’intégration et l’innovation avec des forces partenaires telles que l’armée émiratie démontrent cet engagement.

Cependant, les importants achats militaires et les efforts aux coûts colossaux n’ont rien changé aux besoins des Émirats arabes unis de l’aide et du soutien militaires américains, tout comme d’autres gouvernements arabes qui se précipitent pour acheter des avions de chasse et des bombardiers américains.

En effet, les pays arabes considèrent les avions de chasse US comme les plus sophistiqués au monde alors qu’ils sont souvent dépourvus d’appareils électroniques et de missiles modernes et leur sont, de surcroît, livrés avec des conditions qui restreignent considérablement leur utilisation, comme le confirme le magazine Military Watch, spécialisé dans les armes et équipements militaires.

Le Military Watch a révélé il y a quelques jours que les États-Unis avaient apporté des modifications, dont la suppression de toutes les technologies électroniques, aux avions de combat dans le but de les rendre moins aptes et efficaces ; le magazine reconnaît l’existence de différences significatives entre les appareils classés pour l’armée américaine ou ses homologues occidentaux, et ceux fabriqués pour être vendus aux pays du tiers monde en particulier les Arabes.

À titre d’exemple, au plus fort de la menace des attentats menés par Daech en Irak entre 2014 et 2017, l’armée irakienne a acheté en urgence 34 chasseurs F-16 qui n’avaient pourtant rien à voir avec ceux utilisés à l’époque par l’armée américaine et israélienne. Pour ne pas être capables d’empêcher les incursions répétées de l’armée israélienne dans l’espace aérien de l’Irak, les chasseurs étaient dépourvus de missiles, de dispositifs de surveillance, de guidage électronique et d’autres équipements similaires, et ce, alors que l’armée irakienne était entraînée par l’US Army qui la considérait comme alliée.

 

 

Près de quatre mois après la trêve, les Yankees sont plus que jamais impliqués dans le pillage du pétrole yéménite. La trêve peut-elle réellement perdurer ?

Les propos interviennent, a noté Rai al-Youm, après la révélation de l’intention de Washington de vendre ce type d’avions et d’autres équipements militaires d’une valeur de 4,2 milliards de dollars à la Jordanie auxquels s’ajoutent des accords similaires avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d’une valeur supérieure.

Le journal Rai al-Youm indique que le mythe de la suprématie des avions américains s’érode rapidement, pour plusieurs raisons, dont le développement de missiles russes et chinois capables de les abattre, mais aussi des drones bon marché de reconnaissance et d’attaque. Suite à la prise pour cible d’un F-16 américain par la DCA syrienne lors d’un raid aérien au plus profond de la Syrie en 2018, plus aucun appareil US n’a osé violer l’espace aérien du pays.

Les États-Unis ont imposé une interdiction à la vente des avions de combat à de nombreux pays dont l’Iran, le Venezuela et la Corée du Nord, ce qui n’a pas empêché un pays comme l’Iran de développer la fabrication de missiles de différentes tailles et probablement dotés bientôt de capacité nucléaires, a fait remarquer Rai al-Youm.

Selon une expression en vogue ces jours-ci, l’Amérique vend des armes de pacotille aux Arabes pour des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars. L’échec du système de défense aérienne Patriot à intercepter les missiles d’Ansarallah dans la guerre au Yémen et l’incapacité du Dôme de fer israélien à faire face aux missiles tirés au cours du récent conflit dans la bande de Gaza mettent en évidence l’inefficacité des armes américaines déployées au Moyen-Orient.

Au contraire, rappelle le journal, les bombardiers et chasseurs russes, du modèle Sukhoi, en particulier le S-35, ont, par leur efficacité sur le champ de bataille en Ukraine, prouvé leur supériorité à leurs pairs américains de même que les nouveaux chasseurs chinois, ont selon les experts, de quoi surprendre les États-Unis et leurs alliés. D’où peut-être, estime Rai al-Youm, la détermination d’Ankara à posséder le S-400 russe quitte à être privé de F-35 malgré son adhésion à l’OTAN.

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