Sep 29, 2022 12:20 UTC
  • US/OTAN: le HIMARS iranien frappe!

C’est fou ces espoirs « colorés » qui se fondent si rapidement comme de la neige au soleil. Plus de dix jours après que le décès d’une jeune iranienne de 22 ans suite à son passage à un poste de police de Téhéran eut aiguisé l’imaginaire de l’axe US/OTAN

au point de le pousser à  caresser le rêve d’un « régime change » en Iran, Téhéran a vécu ce 28 septembre tout comme les autres grandes villes iraniennes une troisième nuit serine qui a fait dire à la presse sioniste la phrase suivante : « encore un nouveau méga ratage ! » En effet ce ratage est d’autant plus cuisant pour l’entité et ses parrains américains et otaniens qu’il donne très exactement l’alibi recherché par Téhéran pour porter au grand jour le modus operandi de ce que son armée envisage de faire si elle est appelée à faire usage de ses muscles.

 

Au fait et à en juger les images qui nous parviennent depuis quelques heures depuis le Kurdistan irakien où le scénario d’une révolution colorée version sorosienne avait été déclenché dans les officines des terroristes séparatistes kurdes de PEJAK qui, dixit des fuites, auraient même provoqué la mort de Mahsa para absorption de doses de médicament interposée , le CGRI iranien n’en est plus à l’époque de Trump (8 janvier 2020) où Ain al Asad avait été prise pour cible à coup de 13 missiles "Qiam" et "Fateh 313" qui ont fait officiellement  250 commotionnés cérébraux dans les rangs des GI’s, un euphémisme pour ne pas reconnaître les pertes.

 

 

Le 28 septembre, soit au 5 ème jours de la frappe contre les QG et les camps d’entrainement des terroristes de PEJAK qui s’étaient payé avec le feu vert du sioniste Barzani le luxe de s’attaquer ces derniers jours aux postes frontaliers iraniens « 73 missiles sol-sol » se sont combinées à des dizaines de drones kamikaze de type « Shahed 136 » pour accompagner les unités d’artilleries des forces terrestres du CGRI dans ce déluge du feu qui s’est abattu sur pas moins de 43 cibles terroristes à Erbil et à A Soleimaniyeh  dont certaines distancées de 400 km les unes par rapport aux autres, selon le commandant en chef de la force terrestre du CGRI le général de division Pakpour.

 

 

 A cette méga opération sur quoi l’entité et ses acolytes locaux ont tout intérêt à se pencher des semaines voire des mois durant pour en saisir le modus operandi prenaient également part les hélico de l’armée de l’air signe que la frappe est non seulement balistique dronesque ou d’artillerie mais aussi de nature héliportée.

 

 

Tout à l’heure certaines sources ont même fait état d’une incursion terrestre des forces iraniens dans les montagnes de Sanjaq où il est question de procéder à une fouille repaire par repaire destiné à en finir une bonne fois pour tout avec la tumeur terroriste. Un premier bilan fait état de la destruction d’au moins huit camps d’entrainement de soutien logistique et opérationnel, d’un bilan de pertes très lourds et des sources rapports la mort d’un officier américain et l’offensive continue encore.

Qu’y a-t-il de plus spectaculaire dans cette opération ? son aspect hybride. A qui s’adresse-t-il en particulier ? Outre à l’entité qui continue à s’aventurer atour de l’Iran tantôt à Erbil tantôt à Bakou à cette puissance militaire de première ordre qui commence à goûter à la faveur des accords et des livraisons bien récents aux vertus de l’asymetrisme. Au fait alors que le CGRI iranien frappe d’une main de fer les terroristes de PEJAK à Sanjaq, les Russes dont les drones « Géran 2 » ont déjà fait des miracles à Odessa à Nikolayev Odessa, Krivoy Rog, Ochakov, Nikolaev, Dnepropetrovsk , inquiètent de l’injection en masse des HIMARS et des missions associées à Kiev qui devraient servir à embraser entre autre localités Kherson et son pont Antonovsky alors que l’oblast vient de rattacher la Russie.  

 

 

La presse russe rapporte ce 29 septembre: « Ce soir, les moyens de défense aérienne travaillaient activement sur l'ensemble du territoire de la région de Kherson. Ce dernier a repoussé les attaques à la roquette des troupes ukrainiennes, cependant, au moins une des roquettes a frappé le pont Antonovsky. Le nombre exact de coups reste inconnu, cependant, les habitants de la rive gauche du Dniepr signalent une forte explosion et un incendie qui s'est déclaré par la suite. Les circonstances du lancement du missile sont encore inconnues, tandis que les résidents locaux affirment que les systèmes de défense aérienne fonctionnaient également activement, ce qui a vraisemblablement permis d'abattre certains des missiles. »

 

Or pour avoir assisté pendant dix ans et disons le trop passivement à la campagne de guerre dans la guerre d’Israël contre la Syrie, les Russes devraient bien savoir que la meilleure défense aérienne est l’attaque aérienne.

 

 

A l’aide des Sukhoi, des MiG …etc ? aucun expert ne conseillerait à l’heure de l’arrivée en masser des HIMARS et des NASAMS en Ukraine de mettre la pression sur l’armée de l’air russe et de vouloir changer la donne « aériennement » surtout que ce dernier système NASAM parfaitement compatible avec les AWACS pourraient même fermer aux chasseurs russes toute possibilité de frappe à basse altitude.

Que faire alors ? Synchroniser comme le fait le CGRI iranien en ce moment même missiles sol-sol et drone mais pas n’importe quel missile. Iskandar ou Tochka coûteraient trop chers. Au fait cette logique de rentabilité qui vient de faire à la faveur de « Shahed 136 » son apparition sur la scène de combat OTAN/Russie devrait aussi régir la côté balistique de l’histoire. Ce qui a en juger les rapports inquiets de la presse occidentale ne tarderait pas. 

The Drive écrit :

 « Alors que le coût unitaire de chaque « Shahed 136 » est 20 000 dollars les missiles intercepteurs ukrainiens ou otaniens coutes plusieurs millions de dollars. Rapport qualité-prix est ridicule quand on pense qu’il faut dépenser autant pour abattre un engin à moteur à piston ! 

A ce rythme les Russes ne tarderont pas, si ce n’est pas fait déjà de vouloir se procurer le Fateh-360 qui est autant puissants que les HIMARS. La Russie n’a pas ce type de missile modulaire mais l’Iran pourrait lui procurer. En effet l’engin a tout d’un HIMARS et même bien plus : d’une vitesse Mach 3 il est spécialement conçu pour des cibles stratégiques. D’une très haute capacité de destruction, six pourraient en être tirés d’un seul – lanceur à six- et puisqu’il est capable d’entrer en contact non pas avec un satellite mais plusieurs, il ne rate jamais sa cible et lui tombe dessus avec une vitesse de Mach 4 soit près de 5 000 km/h. Disons que les six missiles d’une salve interceptent et détruisent une seule cible ou six cibles différentes.»

Les frappes hybride drone-missile-hélico-artillerie du CGRI contre les terroristes nichés dans le nord de l’Irak n’est-ce pas trop conforme au schéma que cherche l’état-major russe en ce moment même ?

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