Sep 30, 2022 12:55 UTC
  • Shahed-136: Poutine triomphe

Plus de dix jours après l'apparition des drones kamikazes iraniens sur le front de combat en Ukraine, toutes les armées occidentales se sont mises en branle pour les contrer !

Mais pas facile du tout ! Le 23 septembre à Odessa, trois vagues d'attaques de Geran-2 (ou Shahed-136) ont littéralement mis au pas les bases de drones marines quitte à provoquer l'effondrement de commandement sud. Le site russe topwar.ru rapporte.

Le Pentagone a publié une autre liste d'armes et d'équipements militaires qui seront transférés à l'armée ukrainienne. Cette liste suggère que les États-Unis continueront d'approvisionner l'Ukraine en augmentant progressivement leur offre militaire.

Si à ce jour, les États-Unis ont affirmé avoir livré 16 lance-roquettes HIMRAS à l'armée ukrainienne, 18 autres sont en cours de transfert.

 

Un récent article du New York Times tente de convaincre les lecteurs que les HIMARS n'ont pas l'efficacité dont souhaite l'armée ukrainienne. Les lance-roquettes « n'ont pas permis de perturber la logistique de l'armée russe ». Dans le même temps, il ne dit rien sur les dommages que les troupes ukrainiennes équipés de HIMARS ont infligé aux infrastructures civiles de Kherson à Donetsk et sur le bilan des pertes humaines.

Si ces installations « ne sont pas efficaces », alors pourquoi le Pentagone transfère-t-il 18 autres unités à l’armée ukrainienne ? La réponse est simple : les États-Unis tentent de minimiser le rôle de ces armes dans le conflit du Donbass et de faire semblant d'être un « État distant ».

Le Pentagone a annoncé le mercredi 28 septembre qu'il passerait un contrat avec l'industrie pour une aide militaire de 1,1 milliard de dollars à l'Ukraine, y compris 18 systèmes de roquettes d'artillerie à haute mobilité et d'autres armes pour contrer les drones que la Russie utilise contre les troupes ukrainiennes.

 

Les nouvelles armes et équipements visent à répondre aux besoins à moyen et à long terme de Kiev et pourraient prendre de six à 24 mois pour arriver sur le sol ukrainien.

L'administration Biden a engagé une aide d'une valeur de 17 milliards de dollars à l'Ukraine. Le dernier paquet comprend 18 des HIMARS. Il comprend également 12 systèmes Titan, qui détectent, suivent et perturbent les drones.

Un haut responsable du Pentagone a déclaré aux journalistes que les systèmes HIMARS nouvellement engagés sont destinés à être « un élément central de la force de combat ukrainienne à l'avenir ». « Plus tôt cette année, l'Ukraine a reçu 16 HIMARS des stocks militaires américains et 10 systèmes équivalents des alliés occidentaux, mais le nouveau HIMARS prendra quelques années à être livrés », a-t-il indiqué.

 

Sont également inclus plus de 300 véhicules, dont des Humvees, des camions et d'autres véhicules pour remorquer et transporter des armes et du matériel.

Une telle livraison est clairement liée à l'activation de véhicules aériens sans pilote d'attaque, qui ces dernières semaines ont causé de graves dommages à l'armée et aux infrastructures ukrainiennes - à Odessa, Krivoy Rog, Ochakov, Nikolaev, Dnepropetrovsk et au-delà. Avec l'aide de Titan, les troupes ukrainiennes, bénéficiant des soutiens généraux de l'armée américaine, tenteront de contrer des drones kamikazes « Shahed-136 » iraniens.

 

Vidéo: Exercice conjoint de drones 1401 organisé par les forces armées iraniennes

Pour tenter de contrer ces drones kamikazes, Kiev a appelé Israël à fournir des renseignements sur les contacts militaro-techniques entre la Russie et l’Iran.

Rappelons que le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani avait pour sa part souligné que l'antécédent de la coopération entre la République islamique d'Iran et la Russie sur le plan de certaines technologies modernes remonte à avant la guerre en Ukraine.

 

Mais comment l'Occident compte-t-il faire pour contrer Geran-2 ?

 

Vidéo: Géran 2-Shahed 136 en phase de plongée sur la cible 

La Russie a acheté à l'Iran non seulement les drones kamikazes Shahed-136 mais aussi le Shahed-131.

Compte tenu du numéro de série et des dimensions plus petites, Shahed-131 est une version antérieure de Shahed-136, mais avec un principe de fonctionnement similaire. 

 

 

Concernant les paramètres du Shahed-131, il est légèrement plus petit que le Shahed-136, l'envergure est de 2,2 m contre 2,5 m, la longueur est de 2,6 m contre 3,5 m. La masse au décollage est estimée à 135 kg contre 200 kg. La taille de l'ogive explosive à fragmentation Shahed-131 préformée est estimée à 10-15 kg. La portée de vol est estimée à 900 km.

 

Le drone kamikaze est équipé d'un récepteur GPS qui permet au véhicule d'attaquer des cibles stationnaires. Le Shahed-131 dispose d'un système empêchant la substitution des signaux GPS par des moyens de guerre électronique, ce qui peut être considéré comme une caractéristique distinctive.

Le système inertiel permet au drone suicide de voler dans des zones où il n'y a pas de signal GPS et lorsque le signal GPS réapparaît, le drone corrige la direction de son vol.

 

En allusion à l'usage par la Russie des drones Shahed-136 et Shahed-131 dans la guerre en Ukraine, le site web Defense Express a écrit : « Ces drones ont une grande capacité furtive à échapper aux radars, et étant donné que l’Iran fait l’objet de sanctions, la construction de tels engins à l'intérieur du pays a ébloui les yeux.

Les drones iraniens n'ont pas encore été examinés minutieusement par les experts, mais si leurs capacités furtives aux radars est si grande, la possibilité de les détecter avec des systèmes de défense sera faible. »

 

 Vidéo: manœuvre militaire baptisée « Eghtedar 1401 » organisée par l'armée de terre iranienne dans la province d’Ispahan.

Les systèmes de défense antimissiles à longue portée S-300, à moyenne portée Buk SAM de fabrication russe et le système de défense aérienne allemand Gepard ne sont pas en mesure de faire face aux drones iraniens.

 

 

Or la défense aérienne de l'Ukraine doit s'appuyer sur des missiles portables ou de l'artillerie anti-aérienne tels que les canons automatiques ZU-23-2 ou les canons antiaériens S-60. Il existe d'autres options possibles : le kit de guidage laser américain APKWS conçu pour détruire des cibles au sol, d'abord pour l'aviation, puis pour les lanceurs au sol. Mais s’il est adapté aux cibles aériennes, il peut être utilisé pour faire face aux drones iraniens.

 

Mais même si ces complexes d'artillerie et d'automates parviennent à abattre quelques-uns de ces drones est-ce un succès ?

Selon certaines sources ukrainiennes, le prix total de drone kamikaze Shahed-136 s'élève à 20 000 dollars.

C'est alors que le prix des missiles des systèmes de défense varie entre plusieurs centaines de milliers jusqu’à des millions de dollars. La destruction d’un drone Geran-2 ne saura affectée la Russie mais l'Ukraine en sera la grande perdante car elle tire un missile de défense d’une somme colossale pour détruite un avion sans pilote à moteur à pistons !

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