Oct 04, 2022 11:46 UTC

Y a-t-il un quelconque rapport entre ces clichés mettant en scène les différentes composantes d’un drone russe de conception iranienne de type « Mohajer-6 »,

photos que Kiev brandit depuis 24 heures à titre de méga trophée affirmant entre temps l’avoir «  capturé »  le 23 septembre à Odessa, à l’aide de « Titan, ultra puissance système de guerre électronique US », inclus dans le tout dernier paquet d’assistance militaire américaine à l’adresse de l’Ukraine d’une part et ce curieux plan de paix du gourou Elon Musk dont les fameux satellites Starlink ont servi tout au long de huit mois de guerre de l’axe US/OTAN contre la Russie de principale ligne communicative aéroterrestre inter QG à valeur « collaboratif » et « infovalorisé » de l’autre ? Aucun apparemment à moins d’y voir une très sournoise manœuvre de diversion destinée à cacher un « tournant » qui vu la rhétorique pacifiste du guerrier Musk ne peut qu’être bien fâcheux pour les Otaniens. De quoi s’agit-il ?   

Depuis le 24 février 2022 date à laquelle l’armée russe a lancé son opération qu’elle qualifie désormais de mobilisation partielle, des centaines de missiles tactiques Calibre, Tochka et Iskandar ont été tirés contre les lignes de communication tactique inter QG US/OTAN sans que celle-ci pilotées depuis l’espace par ces centaines de mini-satellites de « SpaceX » en pâtissent réellement.
D’ailleurs cette « invulnérabilité satellitaire occidentale aurait poussé les généraux russes, dixit des fuites, à se priver de tout recours aux « ondes » ou à « internet » à l’effet communicatif, quitte à réduire drastiquement leur marge de manœuvre autour de la transmission et de l’échange de donnée. Et ce fut Elon Musk, l’heureux absolu de cette défaillance russe, un Musk qui tout en se moquant des capacités de l’armée de Poutine, en en faisait un tas à des buts de marketing absolu et d’enrichissement personnel.
D’où vient donc ce virage pacifiste de l’agent Musk ?
À défaut des missiles antisatellite Avangard qui, seraient tirés depuis le territoire russe contre les constellations de Starlink pour en tailler la peau, on ne peut que chercher la réponse du côté du ciel ukrainien qui accueille depuis bientôt quatre semaines un « redoutable intrus » lequel intrus ratatine sans pitié les lignes de communication et les axes logistiques « inter-Otan ».
En effet depuis le 23 septembre date à laquelle les premières vagues de Geran 2 /Shahed-136 ont pris d’assaut le principal QG du commandement SUD de l’Otan en mer Noire à Odessa, les assauts donesques contre ces lignes de communication « StarLink-o-dépendant » ne se sont pas arrêtés. Ainsi du 23 septembre au 2 octobre, QG, stations radars, aérodromes, infrastructure électrique, soit tout ce qui est des plus nécessaires à la réception et au traitement des signaux satellites Starlink, ont passé sous les coups croisés Geran 2/ Shahed-136 sans que « Titan » américain, « Iron beam » anti-drone israélien, fusil anti-drone « Nerod F5 » français, ou encore « Piraha MZS » suisse à onde radio mobile soient capables le moins du monde d’en capturer ou abattre un !

En la matière, il convient d’ailleurs de reconnaître que cet oiseau d’origine iranienne de trois mètres d’envergure ferait même mieux que les « fléchettes remplies d’électroniques de 30 cm » qui accompagnent les missiles Iskandar-M ou encore ce superbe système de guerre russe qu’est Krasukha-4 lequel est capable de brouiller les radars sur une surface de 300 km2 et de supprimer même les radars AWACS et des satellites de reconnaissance.

Et comment ? Car à en juger les rapports régulièrement émis par des sources russes, le Géran 2/Shahed-136 opère sur une immense zone opérationnelle allant d’Odessa dans le Sud à Kirvoy Roy dans le nord-est de l’Ukraine en passant par Ochakov, Mikailov et Kherson, ce qui fait un total de quelques 600 km2, juste situés en pleine profondeur stratégique de l’OTAN, soit deux fois plus que les 300 km2 de Krasukha!

Signe de cet heureux « switch power » missile tactique russe-Géran 2, l’axe Kharkov-Yampolovka a été cette nuit encore le théâtre d’une démonstration de force où axe logistique et terminal satellitaire sont partis ensemble en fumée.  

Avio.pro écrit :

« Dans la direction de Krasnolimansky, à la suite des frappes des unités de drones russes dans la zone de la colonie de Yampolovka de la République populaire de Donetsk contre des unités des Forces armées ukrainiennes, les pertes de l'ennemi se sont élevées à plus de 200 militaires, 320 blessés, et 10 chars et 25 véhicules de combat d'infanterie ont été détruits » (…) tandis qu’à Kharkov, où « la contre-offensive de l’OTAN » avait provoqué pas plus tard qu’il y a dix jours « une débandade russe », les unités ottaviennes tout comme les stations terrestres de StarLink ont dû faire leurs adieux au courant électrique, la centrale électrique de Kharkov a mis littéralement hors service à coup de seulement deux Géran 2/ Shahed-136.

Mais qu’a-t-il de si différent ce Géran 2 russe pour échapper si royalement à plus d’un mois d’effort fou de la DCA et des systèmes de « jimming » otanien pour le rattraper ? De l’intelligence artificielle. À l’aide de l'IA l’oiseau opère à vrai dire en mode de « cut link » sans qu’il ait besoin de l’opérateur, une propriété qui lui permet d’éviter les aléas humains, de se diriger droit vers la cible avant de s’y glisser dessus après l’avoir identifié grâce aux données préenregistrées. Mais ce n’est pas tout, car la matière absorbante anti-IR qu’est le sulfate de zinc dans lequel est enduit le nez du drone le préserve de toute radiation, et le rend imbattable aux dispositifs de guerre électronique. Pire, Géran 2 est non seulement anti « jimming », mais il est aussi anti DCA puisqu’il s’autodétruit aussitôt touché.

La question qui se pose d’emblée est dès lors la suivante : les restes du drone « Mohajer-6 » brandis par les Otaniens est-ce un trophée de guerre ? Pas vraiment si on y regarde de plus près pour bien comprendre qu’il manquait quelque chose à l’opérateur russe.

Lequel ? Le couple « Taha-1400 /Tiam-1400 », un double dispositif d’interception et de jimming qui agit de façon interconnectée pour l’identification de la menace et ensuite son brouillage. Ce double dispositif ultra léger aurait pu contourner le 23 septembre à Odessa le Titan, s’il était monté sur le « Mohajer-6 », qui fort de ses 200 km/h est capable de transporter 40 kg de charge. Or ce jour-là, le Mohajer n’avait pas eu une mission de combat, mais plutôt de reconnaissance.

Ce détail, la presse atlantiste, terrorisée par la « mue asymétrique » de l’armée russe n’en parle évidemment pas, elle y fait même une impasse, mais l’agent Musk qui en a appelé au risque de s’attirer les foudres de Kiev à la reddition, en saisit parfaitement le sens … En présence d’une armée de drone russe à même de bousiller à une profondeur de 500 km, les lignes d’approvisionnement et de support satellitaire occidentaux, pas la peine de continuer !

Car au rythme où vont les événements, Musk commence, lui aussi à paniquer. Après avoir été mise en orbite en juin par un Soyouz russe, une constellation de satellite irano-russe composée de l’Iranien « Khayyam » et de 16 autres « mini- satellites russes » commence à faire parler d’elle dans le firmament de l’OTAN :  

« Plus de 12 complexes d'ingénierie optoélectronique et radio capables de détecter et de reconnaître des objets spatiaux seront déployés sur le territoire de la Russie. Cela a été rapporté au ministère de la Défense de la Fédération de Russie à l'occasion du 65e anniversaire des Forces spatiales. Le ministère a noté que les complexes mettront en œuvre en connexion avec les mini-satellites déjà mis en orbite, divers principes de détection et de reconnaissance des objets spatiaux. »

Sans satellites, l'Ukraine ne pourra pas recevoir de renseignements, avait récemment laissé entendre Elon Musk…

 

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