Sep 26, 2017 10:54 UTC

La guerre sanglante en Syrie qui dure depuis six ans, est loin d'être terminée. Mais une chose est sûre: le président Bachar al-Assad restera.

"Sur le champ de bataille, il ne reste plus personne qui puisse le renverser. L'opposition est en train de reculer, et le président Trump a annulé le programme de soutien de la CIA à l'opposition syrienne. Daech, qui ambitionne toujours de mettre la main sur la Syrie pour en faire un califat, se voit expulser de ses bastions", écrit The New York Times qui poursuit : 

"Les puissances régionales, les autorités étrangères et les Syriens eux-mêmes agissent de plus en plus, comme si Assad devait rester au pouvoir. Ses alliés ont déjà commencé à fêter leur victoire et le gouvernement syrien parle de la reconstruction d'un pays dévasté et de la signature d'un accord avec l'Iran pour la restauration de son réseau électrique. Même certains soutiens de longue date des opposants à Assad, épuisés par la guerre, se sont résignés à la vérité inéluctable de la pérennité d'Assad à la tête du pouvoir".  

L'article évoque l'exemple de la ville de Madaya pour illustrer les capacités du gouvernement syrien à "remettre sur pied un pays ruiné par la guerre"  :

" Prenons l'exemple de Madaya. Depuis que le gouvernement a pris le contrôle de la ville de Madaya après un siège prolongé, la vie y reprend ses droits. On pourrait même dire que le quotidien des habitants s'est amélioré. Les tireurs d'élite ont quitté la ville, l'électricité est revenue et des produits alimentaires sont distribués sur les marchés. Les gens commencent à sortir et la situation est retournée à la normale. Ceci étant dit, la vie pour Assad ne semble pas être un long fleuve tranquille. Il y a un lourd bilan des victimes de la guerre, bien que le président syrien affirme avoir "purifié" le pays des menaces et uni les Syriens autour d'un projet commun. "Nous avons perdu de nombreux jeunes et nos infrastructures",  déclarait il y a un mois le président lors d'une conférence à Damas qui a ajouté :  "La guerre nous a coûté trop chère et les générations futures en paieront le prix. Mais en échange, nous avons désormais une société plus saine et plus unie au sens propre du terme."

The New York Times énumère ensuite les succès du président syrien qui   "a aujourd'hui réussi à dissiper en grande partie la menace de ses opposants" non sans laisser apparaître son inquiétude de voir les alliés de l'Etat syrien être activement présent dans le processus de la reconstruction : " Damas contrôle les plus grandes villes de la Syrie et le peuple syrien vit dans de meilleures conditions. Ses alliés - la Russie, l'Iran et le Hezbollah - sont à ses côtés et l'aident à améliorer la situation".

Plus loin l'article évoque les "rangs particulièrement dispersés de l'opposition anti-Assad : " Les opposants, une collection disparate de factions avec différentes idéologies, n'ont jamais réussi à former un front unifié, ou à convaincre tous les Syriens d'un avenir meilleur. Les extrémistes liés à Al-Qaïda ont rejoint leurs rangs, et leur territoire s'est amoindri". Le journal se réfère à Bassam Alahmad, directeur exécutif de Vérité et Justice pour la Syrie, une ONG basée en Turquie pour faire le constat suivant : "Le gouvernement syrien pourrait reposer sur ses lauriers puisque désormais son peuple cherche une vie normale à mener tranquillement dans son pays ". 

"Le mois dernier, le gouvernement syrien a tenu un Salon international à Damas pour la première fois depuis 2011, accueillant des entreprises venant d'Iran, d'Irak, de Russie, du Venezuela et d'autres pays. Parmi les nouveaux contrats signés, il y a eu ceux pour l'importation de 200 bus depuis la Biélorussie et des contrats visant l'exportation de 50 000 tonnes de produits pétroliers. Malgré la tentative des opposants et leurs soutiens occidentaux d'éjecter Assad hors du jeu, ce dernier fait désormais partie intégrante de l'avenir du pays".

La fin de l'article le maintien d'Assad est qualifié de "meilleure option pour l'Europe", ce qui constitue de loin "une réelle victoire pour le président syrien" : " Les longs conflits en Syrie ont montré qu'un "Assad au pouvoir" est la seule option pour assurer la sécurité et l'apaisement non seulement de la région, mais aussi dans le reste du monde, notamment dans le Vieux Continent". 

 

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