Mar 06, 2018 16:54 UTC
  • Maison-Blanche: réunion secrète sur la Syrie

Dans la droite ligne des allégations éculées sur les prétendues « attaques chimiques du gouvernement syrien contre les opposants », un journal américain évoque l’éventualité d’une nouvelle intervention militaire américaine contre la Syrie.

Le journal américain Washington Post a écrit le lundi 5 mars que le président US, Donald Trump, avait discuté des actions possibles avec le chef d’état-major John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster et le secrétaire à la Défense James Mattis, lors d’une réunion tenue au début de la semaine dernière à la Maison-Blanche.

Sous le couvert de l’anonymat, un responsable américain a affirmé que le président Trump n’avait pourtant approuvé aucune action militaire ; « il était décidé que les États-Unis continuent à surveiller la situation », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la porte-parole du Pentagone, Dana White, a démenti que James Mattis ait pris part à des discussions sur l’éventuelle attaque militaire en Syrie, ajoutant que « la conversation n’a pas eu lieu ».

Or, un autre haut responsable de l’administration US a laissé entendre que Mattis était « catégoriquement » contre l’action militaire, et que McMaster « était pour ».

Les pronostics sur de nouvelles attaques américaines contre la Syrie sous prétexte du prétendu usage par Damas des matières chimiques ne sont pas chose nouvelle. L’armée US a déjà mené des attaques contre la Syrie en utilisant de tels prétextes.

En avril 2017, l’US Army avait ainsi mené une attaque aux missiles contre la base aérienne de Shayrat, dans la province de Homs, dans l’ouest de la Syrie, sous prétexte de riposter à la présumée attaque chimique du mardi 4 avril à Khan Cheikhoun.

Pas moins de 59 missiles Tomahawk ont été tirés, alors, depuis deux navires de guerre américains déployés en Méditerranée, en direction de la base militaire syrienne à Shayrat.

 

Mots clés