Aug 24, 2019 06:00 UTC

Les forces de l’armée syrienne ont repris plusieurs localités, vendredi, dans le nord de la province de Hama dont celle de Morek où se trouve un poste militaire de l'armée turque. Ankara a martelé qu'il n'abandonnerait pas le poste d'observation.

"L'armée syrienne a annoncé que ses forces avaient entièrement repris le contrôle de la poche du nord du Hama, dont se sont emparés autrefois des terroristes", a-t-on appris du journal en ligne libanais Al-Masdar News.

Le groupe terroriste Jaysh al-Izza a été chassé de ses dernières positions dans les villes syriennes de Kafr Zita et al-Latamnah situées dans le nord de Hama.

La ville de Kafr Zita est entièrement sous le contrôle des militaires syriens. Plusieurs terroristes ont été abattus et le reste a déposé les armes et s’est rendu à l’armée syrienne. D’autres ont pris la fuite vers un poste d'observation turque à Morek, non loin d’Idlib.

Après la reprise de ces localités du nord de Hama, l’armée syrienne se focalise maintenant sur Ma'arat al-Numan, sur la route d'Alep à Hama, dans la province d'Idlib et la plaine d’al-Ghaab, située au sud de Jisr al-Choghour, au nord-ouest de Hama.

L’armée turque a actuellement établi un poste d’observation entre Khan Cheikhoun et Ma'arat al-Numan.

Le gouvernement turc a déjà annoncé qu'il ne se retirerait d'aucun poste d'observation situé dans le nord-ouest de la Syrie, alors qu'il était encerclé par l'armée syrienne dans la ville de Morek.

L'agence de presse officielle syrienne SANA a confirmé que l'armée syrienne avait pris le contrôle de plusieurs régions de Hama, dont Kafr Zita et Morek.

Victoire à Hama, et réaction turque ?

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu'il s'entretiendrait avec son homologue américain Donald Trump au cours des prochains jours sur les évolutions syriennes.

Le bureau de la présidence turque a également annoncé qu'Erdogan se rendrait à Moscou mardi prochain pour s'entretenir avec les responsables russes de l'intensification de l'opération militaire syrienne à Idlib. En effet selon les observateurs il s'agit d'une première marche arrière de la part d'Ankara après la reprise de la ville stratégique de Khan Cheikhoun par l'armée syrienne. Jusqu'ici, la Turquie refusait d'entendre parler d'une remise de contrôle de ses postes d'observation à la partie syrienne. 

Auparavant, le Kremlin avait également annoncé que les présidents russe et turc avaient discuté au téléphone sur la situation qui prévaut à Idlib. Ils se seraient mis d’accord sur des efforts communs pour éliminer les menaces terroristes à Idlib. 

Les agissements turcs ont augmenté depuis que l'armée syrienne a attaqué un convoi militaire turc à Idlib et assiégé un poste d’observation à Morek.

Le ministère turc de la Défense a condamné la frappe aérienne contre son convoi militaire, estimant que l’attaque violait les accords conclus avec la Russie. Le convoi qui transportait du matériel militaire lourd, devait équiper les terroristes du Front al-Nosra à Khan Cheikhun, au sud de la province de Hama.

 

Mots clés

commentaires