Aug 26, 2019 18:39 UTC
  • Idlib: Israël au secours d'Ankara

Alors que l’axe américain a échoué face à l’Iran, les alliés des États-Unis se sont vus obligés de recourir à une nouvelle vague de sectarisme religieux, a déclaré une source libanaise.

Dans un article intitulé « la coordination israélo-saoudo-turque au plus haut niveau », le quotidien libanais Al-Binaa s’est penché sur de nouvelles évolutions dans la région.

« Ce n’est pas un hasard si l’entité israélienne bombarde l’Irak, la Syrie et le Liban. Que l’Arabie saoudite vise quotidiennement le Yémen et que la Turquie établit une zone de sécurité présumée à la frontière syrienne, en coordination avec les Américains. La Turquie se prépare par ailleurs à des actions militaires dans la région d'Idlib en coopération avec les organisations terroristes. Les médias saoudiens prétendent que les forces chiites et iraniennes contrôlent l'Irak et la Syrie, exercent une influence considérable au Liban et prennent le contrôle de la partie nord du Yémen », a indiqué la source libanaise avant d’ajouter : « ce qui révèle la profondeur de la connivence entre ces pays, ce sont leurs médias, qui ont recouru à la division sunnite-chiite après leur récent échec militaire ».

Selon Al-Binaa, les commentateurs des médias de ces pays prétendent que la Turquie défendait les sunnites à Idlib, Afrin et sur la frontière alors que l’Arabie saoudite se bat contre les « opposants » au Yémen et en Irak. Pendant ce temps, les médias israéliens prétendent publiquement que l'entité occupante se battait contre les « milices chiites et iraniennes », a jouté le site d’information du journal libanais.

Les Américains en massacrant des dizaines de millions de musulmans sunnites en Irak, en Syrie, au Liban, en Libye, en Tunisie, en Égypte et en Afghanistan ont commis plus d'atrocités que n'importe qui d'autre. Même les Indiens d'Amérique ont été massacrés par des Américains, et pourtant, ils n'étaient ni chiites ni Râfidhites, ni même sunnites ou chrétiens.

Al-Binaa précise que le retour aux mesures provocatrices sectaires montre clairement l'échec du projet militaire.

La défaite américaine au Moyen-Orient a entraîné donc un rapprochement militaire entre l’Arabie saoudite, Israël et la Turquie. Ils ont approfondi leur coordination politique et militaire en coordination complète avec les Américains et sans faire pression sur des revendications spécifiques.

Selon Al-Binaa l'attaque d'Israël contre la Syrie est un avantage pour la Turquie qui s'est retirée de la région syrienne d'Idlib, et l'attaque d'Israël contre l'Irak est au profit des politiques saoudienne et turque qui visent la sédition religieuse et nuisent à certaines parties irakiennes.

En fait, l'alliance saoudienne avec les Frères musulmans yéménites, alliés de la Turquie, entraîne une influence turque au Yémen. L'Arabie saoudite qui est un ennemi des Frères musulmans dans toute la région s’est vue obligée à se coordonner avec la Turquie sur plusieurs fronts puisque les États-Unis se sont retirés des fronts de combat.

Abordant la question d'une évolution régionale vers un nouveau conflit, le site du journal libanais explique que les développements actuels ne semblent être que les efforts désespérés d’États défaillants qui cherchent, en vain, à survivre. Des batailles sont ouvertes en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen avec le soutien de la Résistance, de l’Iran et les appuis de la Russie et de la Chine, aggravant ainsi la défaite de l’axe américain et de ses alliés saoudien, turc et israélien.

 

 

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