Sep 16, 2019 05:59 UTC
  • Israël: la frappe

Le spectaculaire coup apporté le samedi 14 septembre par la Résistance yéménite aux installations pétrolières du régime de Riyad qui n'en finit pas à la faveur du soutien tous azimuts des puissances occidentales de tuer, de massacrer, d'affamer tout un peuple, a relancé les profondes craintes du régime israélien pour ses dites "installations gazières" en Méditerranée.

Et si, en cas de guerre contre le Liban, le Hezbollah prenait pour cible de ses missiles anti-navires les sites gaziers ou encore la flotte navale israélienne? Tout est possible, dit le Jerusalem Post dans son édition du dimanche en réaction à un article rédigé sur la base d'un tweet. Un compte twitter proche du Hezbollah libanais a diffusé le dimanche 15 septembre l’image d’un nouveau missile capable de détruire les navires de guerre israéliens : " Ce missile saura détruire tous les bâtiments de guerre israéliens et leur équipage à bord, affirme ce tweet.

« En cas de guerre la priorité d'Israël devra aller à la protection des infrastructures stratégiques et vitales », affirmait il y a peu Uzi Rabin, père de "la DCA antimissile d'Israël" . L'intéressé s'est référé à la guerre de 33 jours de 2006 pour exprimer sa crainte de voir les capacités balistiques du Hezbollah croître de façon continuelle: " En 2006, le Hezbollah tirait quelques centaines de roquettes par jour en direction d'Israël soit 4000 en tout. Actuellement, le Hezbollah est capable de tirer entre 1000 et 1500 missiles par jour contre les territoires israéliens, ce qui correspond à une folle quantité de missiles », a poursuivi Uzi Rabin. 

Le Jerusalem Post écrit : « En août dernier, le Hezbollah a diffusé l'image d'un missile antinavire, du même type qui a fait couler en 2006 le navire de guerre israélien, INS Hanit. C'était une attaque bien réussie qui a coûté la vie à quatre militaires israéliens". Le journal laisse entendre que la seconde partie de la riposte du Hezbollah à l'attaque israélienne contre ses cibles au sud de Damas et au sud de Beyrouth le 25 août dernier pourrait bien être de nature "navale". Le 9 septembre, le Hezbollah a intercepté un drone israélien non loin de la ville de Ramyah, située à la frontière Liban-territoires occupés de la Palestine, laissant croire qu'il y a là, une seconde partie de sa riposte qui s'achève : " Un nouvel équilibre de la terreur vient de s'installer malgré les tentatives israéliennes destinées à inverser la donne, souligne à ce sujet Rai al-Youm.

Samedi 14 septembre, un navire de guerre US  a jeté l'ancre au port de Beyrouth pour la première fois depuis 30 ans. L'ambassade américaine a donné une vaste couverture médiatique à cet non-événement. Il s'agit du destroyer lance-missiles USS Ramage qui est entré le port de Beyrouth le 14 septembre "en signe du partenariat durable entre les États-Unis et le Liban" et "pour assurer la sécurité et la stabilité dans l'est de la Méditerranée", dit l'ambassade US dans un communiqué. Pour les observateurs, ce destroyer lance-missiles qui jouit de capacités multifonctionnelles d’assaut et de défense pouvant fonctionner indépendamment ou en groupe ne fait sans raison son apparition dans les eaux de la Méditerranée orientales, les Américains voulant mettre en garde le Hezbollah mais aussi la Russie, largement présente dans les eaux de l'est de la Méditerranée. 

 

 

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