Sep 17, 2019 17:35 UTC
  • Aramco: le plus grand énigme d'Ansarallah?

Les drones yéménites n’ont pas besoin d’établir le contact avec le centre de commandement, écrit Sputnik. Ils peuvent voler jusqu’à leur objectif grâce à leur système de navigation intégré. Et si les installations protégées ne disposent pas d’appareils de brouillage des ondes de navigation, ils atteindront leur objectif sans entrave.

Les petits drones sont généralement des aéronefs très simples pouvant mener des opérations très limitées. Leur technologie non sophistiquée les rend paradoxalement invulnérables aux systèmes de brouillage d’ondes.

Les opérations menées contre les installations de traitement de pétrole brut de la société saoudienne Saudi Aramco ont démontré la force opérationnelle de la Résistance yéménite.

Un journal israélien s’est penché avec étonnement sur « la capacité des opérateurs de drones » de la résistance yéménite.

La réalité est que l’ampleur des dégâts causés aux énormes installations pétrolières de la province d’ach-Charqiya a révélé les performances remarquables des drones de fabrication yéménites.

Il est évident que ces drones transportaient une quantité importante de munitions et qu’ils ont parcouru une distance de 1 050 kilomètres.

Tous les missiles tirés ont atteint leur cible, ce qui prouve que la Résistance yéménite disposait de renseignements précis.

L’attaque militaire a révélé à quel point ARAMCO est exposé et vulnérable. Dans la foulée, les États-Unis, l’Arabie saoudite et la Ligue arabe ont fait des déclarations ridicules.

Le secrétaire d’État américain a d’abord accusé l’Iran d’être à l’origine de cette attaque. Certains services de renseignements américains, ne voulait reconnaître l’origine yéménite de ces opérations, ont tenté en vain de trouver une piste dans le sud de l’Iran. Ainsi, les déclarations de Mike Pompeo concernant l’efficacité du système de défense et la politique des États-Unis ont été sérieusement mises en cause. C’est alors qu’un sénateur très anti-iranien est monté sur scène. Il a déclaré que la technologie de ce drone appartenait à l’Iran.

Les Européens ont dénoncé cette attaque tout en s’abstenant d’accuser l’Iran ou d’utiliser des termes virulents contre la Résistance yéménite, mais la Ligue arabe, qui se trouve dans une situation ne lui permettant ni d’opter pour le silence ni de faire des déclarations plus virulentes, a utilisé sa rhétorique traditionnelle contre Téhéran sans cependant évoquer une action contre l’Iran.

Les Émirats arabes unis, partenaire stratégique de l’Arabie saoudite dans l’offensive au Yémen, a redoublé de prudence en ne faisant aucune allusion ni à l’Iran ni à Ansarallah. Ils ont seulement fait part de la solidarité d’Abou Dhabi avec Riyad.

En fait, après l’attaque de la Résistance yéménite, ils sont dans une situation désespérée.

 

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