Sep 19, 2019 07:08 UTC
  • Aramco frappée..... et la Syrie?

Alors que le secrétaire d'État américain Mike Pompeo pousse des cris d'orfraie depuis le port de Djeddah en Arabie saoudite en accusant l'Iran d'avoir "pilonné" ARAMCO et perturbé le flux mondial du pétrole, tout en encaissant le surplus de la hausse du prix du baril, en Syrie, les Américains accélèrent la contrebande du pétrole.

C'est précisément à Deir ez-Zor où les Américains ont nommé tout honte bue un américano-israélien en été à la tête de leurs réseaux de trafic du pétrole syrien, que se passe le gros de ce regain d'activité de contrebandier. 

Mercredi, un expert russe, Katihon Antoine Larov revient dans un article sur le soutien américain à la contrebande de pétrole syrien, totalement relégué au second plan par les médias mainstream. "Outre l'Iran qui est sous sanction pétrolière, la Syrie aussi en souffre doublement puisqu'à la fois victime des sanctions mais aussi de la contrebande", écrit l'auteur. 

« Dans le désert syrien et à Wadi al-Forat, le trafic de pétrole syrien est à nouveau en hausse. Cela s’est produit après la défaite de Daech et la population souffre actuellement d’une grave pénurie de ressources énergétiques. L’or noir syrien est à nouveau sorti clandestinement de la zone d’occupation américaine », révèle l’auteur russe. Auparavant, les pétrodollars fournissaient des budgets militaires et de propagande des daechistes, mais aujourd’hui, les champs pétrolifères fournissent des armes aux terroristes, permettant à leurs dirigeants de cumuler leurs fortunes personnelles, affirme l’analyste russe qui évoque la multiplication des attaques contre l'armée syrienne en provenance des zones pétrolifères occupées par les Américains. Les terroristes ont lancé mardi 17 septembre un assaut meurtrier contre une position de l’armée syrienne dans la région de Hamima, à l’est de Palmyre. Selon des sources proches de Damas, il s’agissait de l’une des plus violentes attaques depuis que Daech a perdu les villes et villages qu’il contrôlait dans la province orientale de Deir ez-Zor, en automne 2017.

L'expert russe se réfère ensuite aux propos du général Sergei Rudkow, chef du département des opérations générales de l’état-major des forces armées russes, qui a déclaré que des sociétés privées américaines, regroupant plus de 35.000 membres, soutenues par l’aviation de la soi-disant coalition anti-Daech des États-Unis, pillaient des installations pétrolières syriennes.

Selon l’article, « aujourd’hui, la contrebande de pétrole syrienne se fait en secret. On dit que le pétrole syrien est transporté en Turquie par une voiture privée depuis des zones qui ne sont pas sous le contrôle du gouvernement. Force est de constater qu’après l’élimination des takfiristes de Daech dans les zones frontalières, la contrebande du pétrole vers l’Irak, notamment dans la région de Kirkouk, s’est intensifiée. Dans cette région, il est en effet facile de légaliser la contrebande de pétrole syrien sous le couvert de l’Irak ».

L’auteur russe précise :

« Le boycott des ressources énergétiques de la Syrie est une stratégie délibérée des États-Unis et de leurs alliés pour faire pression sur le pays. En contrôlant les pétroliers, les Américains s’efforcent activement d’empêcher le transit de pétrole en provenance de la Syrie ou via des zones sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS) vers des rivages contrôlés par le gouvernement de Damas. »

« Il est clair que cela empêche le rétablissent d’une situation pacifique en Syrie. Un quart des terres de la Syrie et une grande partie de ses ressources pétrolières sont toujours sous le contrôle des États-Unis », affirme l’auteur.

« En fait, ces zones sont devenues des zones protégées militairement ou juste une zone occupée par les États-Unis. Selon les règles internationales, cela signifie que les États-Unis sont responsables de tout ce qui se passe dans la région, y compris l’extraction et le trafic illégal de ressources énergétiques », souligne le rapport.

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