Sep 19, 2019 14:25 UTC
  • Les sirènes ont retenti à Riyad!

Dans ce vacarme médiatique que mène l’Amérique de Trump autour de l'attaque du 14 septembre d'Ansarallah, il existe une tentative parfaitement malsaine, celle qui veut faire oublier le droit du peuple yéménite à la légitime défense.

Comme si plus de 5 ans de frappes aériennes incessantes contre les civils yéménites, de blocus draconien sur les denrées alimentaires et les médicaments, des millions de déplacés et des dizaines de milliers de morts ne suffisaient pas pour légitimer la riposte d'Ansarallah. Pourquoi les USA sont-ils en colère? Car pour la première fois l'Arabie de Ben Salmane se sent en état de guerre!

Les sirènes d’alerte ont retenti, ce jeudi 19 septembre, à Riyad et dans plusieurs autres villes saoudiennes par crainte de nouvelles attaques aériennes.

La Défense civile saoudienne a organisé une manœuvre à 13 h (heure locale), faisant retentir toutes les sirènes d’alerte à Riyad et dans plusieurs autres villes.

La manœuvre, qui a eu lieu simultanément dans les provinces de Dariya d’al-Khardj et d’ad-Dilam, a eu pour objectif d’examiner l’état et le bon fonctionnement des systèmes d’alerte.

La Défense civile saoudienne a également rendu publique une vidéo où sont expliqués les différents types d’alertes et leur signification. 

Il semblerait que les récentes attaques au drone et au missile des Yéménites, dont et surtout celle de samedi dernier visant l’installation pétrolière d’Aramco, aient poussé les Saoudiens à se préparer à une possible frappe.

Le mercredi 18 septembre, le célèbre révélateur saoudien Mujtahidd a écrit sur son compte Twitter : « Craignant les répercussions pour son pétrole et une possible guerre qui pourrait renverser les Saoud, Riyad a pris au sérieux les attaques yéménites. Les Saoudiens savent que s’ils ne s’occupent pas des évolutions en cours, ils seront renversés. »

Le samedi 14 septembre, l’armée yéménite a annoncé avoir attaqué, à l’aide de dix drones, deux installations pétrolières situées dans l’est de l’Arabie saoudite. L’armée a ajouté que cette frappe était une réponse à l’agression militaire saoudienne contre le Yémen et au blocus que la coalition saoudienne imposé à ce pays depuis quatre ans.

L’attaque de samedi a provoqué une réduction de moitié de la production de pétrole en Arabie saoudite et les cours de brut ont rebondi sur le marché mondial.

Dans la foulée, Abdel Malek al-Ejri, un responsable du mouvement yéménite Ansarallah, a expliqué, sur son compte Twitter, les raisons pour lesquelles les États-Unis et l’Arabie saoudite tentent d’accuser l’Iran d’avoir été impliqué dans l’attaque contre Aramco.

« Les États-Unis et l’Arabie saoudite tentent d’écarter l’Iran de la guerre au Yémen pour ainsi se débarrasser des pressions qui exigent qu’ils mettent fin à cette agression militaire. En plus, la guerre contre le Yémen a déjà déstabilisé l’Arabie saoudite et la région et elle a eu des conséquences qui mettent en péril les intérêts de Riyad et de Washington », indique Abdel Malek al-Ejri.

L’Arabie saoudite et les États-Unis accusent l’Iran d'être impliqué dans une attaque au drone d’envergure visant deux installations d’Aramco. Ils n’ont toutefois présenté aucune preuve ni aucun document à l’appui de leur accusation.

Mots clés

commentaires