Sep 22, 2019 19:04 UTC
  • G. Persique: Riyad piégé par Tel-Aviv?

Un expert israélien a écrit qu’avec le départ des soldats US du Moyen-Orient, Tel-Aviv devra redoubler d’efforts pour faire face aux défis, « au sommet desquels le défi iranien ».

On lit dans un article publié sur le site Israel Defense : « Le retrait progressif des États-Unis du Moyen-Orient appelle Israël à renforcer sa coopération régionale avec les pays amis afin de relever les défis fondamentaux, au sommet desquels le dossier iranien. »

« Ce retrait apparent des États-Unis de la région forcera Israël à faire plus d’efforts pour intervenir davantage dans les évolutions politiques, militaires et diplomatiques de la région. Ce qui aura aussi pour conséquence de générer des dangers en matière de sécurité ainsi que de renforcer le partenariat stratégique d’Israël dans la région », a ajouté l’expert israélien.

« En 1991, suivant la première guerre du golfe Persique, les États-Unis ont envoyé 50 000 soldats au Moyen-Orient afin de contraindre les forces irakiennes à quitter le Koweït. Mais, en 2003, ils se sont contentés de 28 500 soldats pour renverser Saddam en Irak et aujourd’hui il n’y a que 35 000 soldats américains dans toute la région, ce qui fait qu’Israël ressent aujourd’hui un certain vide », a souligné Israel Defense, qui a poursuivi ainsi :

« Israël est convaincu que le prix du pétrole sur les marchés mondiaux est fondamentalement lié à la stabilité de la sécurité au Moyen-Orient, à la poursuite du soutien international aux pays de la région, à l’augmentation de l’influence russe et iranienne et aux craintes d’instabilité intérieure dans les pays en proie à la violence.

Israël estime que les États-Unis ne quitteront pas complètement le Moyen-Orient. S’il est vrai que certains soldats américains sont rentrés chez eux, Washington se sert tout de même des forces spéciales et des services de renseignement de la région pour obtenir ce dont il a besoin en matière d’attaques aériennes, de cyberattaques, etc. »

Il a redit aussi que « le nouveau rôle d’Israël dans la région pour lutter contre le défi iranien », cela sera de fournir plus d’efforts et d’actions en matière diplomatique et de coopération régionale.

Alors que le régime sioniste déplore lui-même les contre-performances de son système de défense antiaérienne face aux missiles de la Résistance palestinienne et libanaise, Riyad, par le biais d’un intermédiaire, va acheter des systèmes de DCA israéliens.

En effet, selon le journal en ligne Raï al-Youm, des cercles diplomatiques informés ont annoncé qu’un accord spécial était en cours de signature entre le régime sioniste et le régime saoudien afin d’échanger des informations techniques avancées sur l’interception des drones.

Selon le rapport, l’accord est en cours de négociation par l’intermédiaire d’un courtier européen et le courtier en question prend en charge les dimensions bureaucratiques du dossier, tandis que les pétrodollars saoudiens assurent le financement du projet.

Selon l’article de Raï al-Youm, Israël a tenté de conclure l’accord directement et par l’intermédiaire d’entreprises, mais des étapes importantes de la conclusion de cet accord ont dû être accomplies via un pays tiers jouant le rôle d’intermédiaire.

Selon les sources informées, l’accord entrera en vigueur dans les prochaines semaines.

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