Oct 14, 2019 09:10 UTC
  • L'armée française attaquera Assad?

Depuis que Trump a jeté le pavé dans la marre en annonçant le retrait de ses 1 000 soldats du nord-est de la Syrie, l’Élysée est dans tous ses états.

Au fait, si la France de Sarkozy puis celle de Hollande s'est engagée sur les pas US dans le bourbier syrien était justement pour faire tirer des ruines de la Syrie ce fameux Rojava (Kurdistan syrien indépendant) ne serait-ce que pour s'assurer un repose-pied sûr en Syrie à l'image du Kurdistan irakien. De son coup, la France était tellement sûre que début 2019 l'ex- ministre français des A.E. Kouchner s'est rendu au nord-est syrien pour remettre aux kurdes et ce, sur le dos de l'Etat syrien, la Constitution du Rojava!  C'était sans compter avec ce coup fourré de Trump. Au conseil de défense tenu dimanche le président Macron dont le pays possède une vingtaine de bases à Raqaa, à Manbij à Hassaké entre autre n'a pas pu se permettre évoquer un retrait des forces spéciales françaises pas plus que le pétrin dans lequel la diplomatie absurde de Paris a plongé la France dans le dossier syrien. 

Macron s'est contenté uniquement de dire qu'il allait annoncer dans les heures à venir les mesures sécuritaires à prendre. Mais quelles mesures? Les forces spéciales françaises iront-elles se heurter à l'armée turque pour défendre les Kurdes que Paris n'a cessé de choyer? Ou alors, ce sera contre l'armée syrienne que la France se battra? 

On en sera davantage dans les heures à venir : mais force est de constater que la France n'a plus cette fois le droit à l'erreur. En Syrie, les Kurdes ont fait part dimanche soir 13 octobre de l’accès à un accord avec le gouvernement du président Bachar Assad sur l’envoi de troupes dans le Nord pour faire face à l’agression turque.

En vertu de l'accord, l'armée syrienne reprendra le contrôle de toutes les zones frontalières, y compris Afrin et elle pénétrera les villes  d’Aïn Issa, Mansoura et al-Tabqah, soit les localités où la France a ses bases militaires.

Selon des sources d’information, l'armée syrienne va être déployée à la frontière turque, et les forces kurdes vont se retirer derrière les lignes de déploiement de l'armée syrienne.

Ce que disent les Kurdes devraient bien alarmer la France: 

« Dès le débout, notre plan n'était pas de se séparer de la Syrie, mais nous sommes toujours pour une solution politique », a annoncé dimanche l'administration kurde dans un communiqué. Et de poursuivre : « Pour contrer l'agression turque, nous avons convenu avec le gouvernement syrien à qui revient la responsabilité de la protection des frontières et de la souveraineté du pays ».

L'armée syrienne a déjà pénétré la ville de Manbij, dans la banlieue orientale d'Alep, et a indiqué que le déploiement de l'armée à Manbij avait commencé à partir des villages de Jamous et Warida, mais qu'il s'était poursuivi jusqu'à la frontière.

Un important convoi de troupes syriennes, comprenant des officiers et de la cinquième division des gardes-frontières, s’est dirigé aussi lundi matin depuis une base située à Hassaké dans le nord-est du pays en direction des zones septentrionales de cette province avant d’arriver Tall Tamar, petite ville du nord-est.

Un autre signe encore plus alarmant pour Paris : les habitants de la ville de Hassaké ont scandé des slogans en soutien aux troupes syriennes avant de les accueillir chaleureusement.

Et tout ceci alors que les troupes américaines se sont retirées d'une nouvelle base d'observation située au sud de la ville syrienne de Kobané.

La base a été située au sud de la ville de Kobané dans la province d'Alep, et était utilisée comme base de surveillance par l'armée américaine.

Cette annonce intervient quelques heures à peine après que des sources locales syriennes aient fait part du retrait des troupes américaines de leur base à Manbij à Alep.

« L'armée américaine a complètement évacué la base d’al-Matahen à Manbij, la plus grande base américaine où abrite des restaurants, des hôpitaux et d’autres installations mises en place en juin dernier ».

Dans ce contexte, le président Macron aura peut-être tout intérêt à suivre le conseil du chef de l'opposition de la gauche, France insoumise, Luc Melenchon: " Excellente nouvelle. L'armée syrienne va défendre son pays contre l'invasion de l'armée d'Erdogan et de leur supplétif terroriste. La France doit les aider", a-t-il twitte.  

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