Oct 21, 2019 11:22 UTC
  • Arabie: Aramco est-elle

Selon la presse américaine, Aramco ne pourra plus tenir son pari : sa cotisation en bourse est désormais sérieusement impactée. Les capitaux peinent à se diriger dans le secteur et ce, de l'aveu de tous les experts. Le choc que fut pour le secteur pétrolier saoudien l'attaque du 14 septembre ne saura s'effacer à moins d'un miracle.

L’introduction en bourse d’Aramco ayant encore été retardée cette semaine, est devenue un casse-tête pour de nombreux investisseurs. Les banques s'inquiètent maintenant de ce qu'elle ne se retarde jusqu'à la fin 2019, ce qui pourrait avoir des répercussions sur le monde financier car les banques auraient compté sur les bénéfices de cet événement.

Ces dernières semaines, il a été annoncé que l’introduction en bourse serait soutenue par plusieurs grands fonds souverains tels qu’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), Singapore’s GIC, Abu Dhabi’s Mubadala. Mais derrière ces « bonnes » nouvelles, demeurent de sérieux et inquiétants casse-têtes. Le plus urgent est que le profil de risque global pour la plus grande société pétrolière du monde a considérablement augmenté ces dernières semaines. Les analystes restent très prudents quant à l’impact potentiel d’une prise de participation dans une entité encore largement contrôlée et influencée par un gouvernement saoudien qui manque de transparence. Le caractère opaque de la prise de décision de l’introduction en bourse a rendu un grand nombre d’investisseurs et de banques très méfiants.

Pour que l'introduction en bourse soit une réussite, Aramco devrait valoir entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars et les problèmes évoqués ci-dessus pourraient bien avoir entraîné la société en-dessous de ce seuil. Alors que les marchés mondiaux du pétrole s'efforcent encore de rétablir la stabilité, que la demande est sous pression et que l'instabilité régionale fait peur, l'évaluation d'un IPO (Initial public offering ou Introduction en Bourse) d'Aramco paraît incertaine.

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