Oct 23, 2019 18:29 UTC
  • Israël: une frappe iranienne, imminente?

A l'heure de grands déplacements de troupes US en Irak et en Arabie saoudite, Tel-Aviv dit craindre des frappes de drones et de missiles de croisière directes de l'Iran contre ses installations sensibles. 

La radio d’Israël affirme le 22 octobre que Tel-Aviv s’attendait à une attaque directe de drone et de missile de croisière fabriqués en Iran, et ce, en représailles aux derniers raids israéliens contre les "proxies pro iranien" en Irak et en Syrie.

 Sur cette base," l’armée israélienne a été mise en état d’alerte contre toute attaque éventuelle et le cabinet de sécurité israélien devrait tenir une réunion d’urgence en raison des tensions avec l’Iran".

C’est la deuxième fois au mois d’octobre que le cabinet de sécurité d’Israël se réunit. Les craintes augmentent en Israël, dit le média israélien, au sujet d’une éventuelle réaction de l’Iran ou des groupes de Résistance aux récentes attaques israéliennes perpétrées contre la Syrie et l’Irak.

La réunion précédente avait eu lieu le 6 octobre et avait duré près de deux heures. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait approuvé un plan budgétaire de 290 millions de dollars visant à renforcer les systèmes de défense antimissile de l’armée israélienne afin de les rendre plus efficaces face aux missiles de croisière iraniens.

La radio de l’armée israélienne prétend que les armes utilisées lors de l’opération d’il y a quelques semaines d’Ansarallah contre les installations du pétrolier saoudien Aramco étaient de fabrication iranienne. Elle rapporte, par ailleurs que ces missiles de croisière volent à basse altitude et que les systèmes de défense antimissile peinent à les détecter puisque les engins contournent les radars.

Lire: Israël ne sait pas comment contrer les missiles de croisière iraniens

Auparavant, le journal israélien Haaretz avait abordé, dans un rapport, les craintes des Israéliens sur une attaque similaire à celle qui avait visé les installations d’Aramco en Arabie Saoudite, en mettant en garde contre le risque d’une nouvelle offensive éventuelle contre le central nucléaire de Dimona dans le désert du Néguev (sud d'Israël occupée). Les observateurs politiques relèvent la simultanée de l'alarmisme israélien avec le redeploiement des militaires US en Irak et en Arabie saoudite : "le retrait us du nord-est de la Syrie ne signifie guère la disparition américaine de la scène syrienne. Washington ne compte pas lâcher non plus les gisements pétroliers de l'est syrien. L'évacuation massive en Irak des terroristes de Daech quelques 12 000 en tout se fait par centaines en ce moment et tout porte à croire que les Etats-Unis sont entrain de réorganiser en Irak et sous l'auspice de ses forces spéciales une armée de daechiste. Celle-ci prendra position tout près de l'est syrien, la où la Résistance veille aux frontières et surtout au transit transfrontalier de part et d'autre des frontières syro-irakiennes.  l'objectif étant de déstabiliser l'Irak et de mettre au défi la Résistance irakienne. Un tel schéma demande évidemment une implication israélienne contre la Résistance  et le discours alarmiste de Tel-Aviv renvoie à ce projet, fait remarquer Hadi Mohammadi l'expert des questions politiques.

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