Nov 11, 2019 09:57 UTC
  • Irak: les USA pris de panique!

En Bolivie, cela a été possible mais pas en Irak : les Etats-Unis, Israël et Riyad se démènent depuis le début du mois d'octobre pour provoquer un "coup d'Etat à la bolivienne" en Irak avec en toile de fond des "violences sporadiques parfaitement organisées" dans les régions chiites du sud qui devraient s'étendre à la capitale, mais leurs efforts s'achoppent sur un un obstacle de taille : le refus de la foule de les suivre!

Pour avoir vécu près de 15 ans sous l'occupation US, les Irakiens savent à qui ils ont affaire et comment le neutraliser. Pour les stratèges de chaos US qui pariaient sur un effondrement du gouvernement Mahdi au bout de 48 heurs de manifs, la question est désormais celle-ci : comment faire pour maintenir la foule sur la place Tahrir de Bagdad! Ni les médias saoudiens et américains ni les pétrodollars distribués dans la rue des villes irakiennes n'ont suffi à ce que les Irakiens prennent l'Iran pour responsable de plus de 40 ans de malheurs qui s'abattent sur leur pays. Depuis 2003, les Irakiens paient de leur poche 1 millions de barils par mois à l'occupant US à titre d’indemnité de guerre. Dans les maternités il y a toujours des enfants mal-formés qui naissent sous l'effet de l'uranium appauvri des bombes US. Aussi, dire que l'Iran est coupable des maux en Irak ne passe pas. 

Signe de déception, 17 jours après le début de la seconde vague des manifs un deuxième communiqué de la Maison Blanche laisse éclater la colère des Américains : Cette dernière se dit trop inquiète de la poursuite des violences contre "les manifestations, les militants des droits civiques, les médias " et se mettant à al place des irakiens affirme: " Le peuple irakien ne tolère pas l'Iran qui détourne ses ressources et emploie ses groupes armés pour le réprimer"!!  Le communiqué se met ensuite à menacer le président Saleh et exige la tenue des élections anticipées!  Or l'Irak est loin d'être la Bolivie d'où le fait que les Etats Unis en sont désormais à le jouer carte sur table. 

Alors que les forces de l'ordre apparaissent toujours en public sans porter des armes, les fauteurs de trouble sont arrêtés par dizaines. En dépit des troubles, les opérations anti-terroristes se poursuivent surtout sur les frontières, là où les Américains tentent des opérations d'infiltration. Parallèlement la colère anti-US montent. Trois jours après le tir de 17 missiles contre la base US à Mossoul, la province a été le théâtre d'une opération anti- Daech. Plusieurs terroristes de Daech ont été tués lors de raids aériens irakiens sur la province de Ninive dans le nord de l’Irak. Les forces de sécurité irakiennes ont annoncé dans un communiqué avoir tué des résidus de Daech dans le mont de Makhmour. Elles ont également découvert des grottes et des repaires appartenant à ceux-ci, a rapporté Sumeria News.

Dans la foulée, les Brigades du Hezbollah d'Irak ont annoncé l'échec des États-Unis à provoquer des dissensions entre les irakiens et les forces de l'ordre. "Les États-Unis s’ingèrent dans les manifestations populaires spontanées en Irak pour semer la discorde et dresser le peuple contre les forces de l'ordre, a affirmé Ali al-Hosseini, porte-parole du Hezbollah d'Irak.  

« La Résistance irakienne participe aux manifestations puisqu'elle est du peuple et avec lui. Tout comme les Irakiens ils en veulent aux États-Unis pour avoir pillé pendant des années ses richesses. Ce sont les Américains qui empêchent la reconstruction du secteur d'électricité, qui bloque des contrats avec les entreprises non américaines. Ils font pression sur l’Irak pour l’empêcher de se tourner vers la Chine et d’ouvrir les frontières avec la Syrie. Tout ceci devra prendre fin », a-t-il affirmé.

« Les États-Unis cherchent à semer la discorde entre les forces de l’ordre et les manifestants en Irak. Ils tentent de provoquer des dissensions entre le Hachd al-Chaabi et les forces de l’ordre d’une part et du peuple de l’autre. Mais c'est là un pari perdu d'avance. Les Irakiens connaissent bien l'Amérique pour en avoir subi des attaques pendant des années. Les entreprises de diabolisation de l'Iran non plus ne marchent pas, l'Iran étant le seul pays au monde qui nous a aidé alors que Daech était à quelques kilomètres à Bagdad  », a-t-il précisé indiquant que ces indices établissent que Washington tente de s’ingérer dans ces manifestations spontanées.

 

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