Nov 12, 2019 10:57 UTC
  • Russie : Israël allume la mèche?

La guerre a été depuis toujours l'ultime recours pour Israël : alors que l'entité sioniste s'empêtre dans l'une des crises politiques les plus graves de toute son histoire, il vient d'ouvrir le front de combat à la fois en Syrie et à Gaza, histoire de faire croire qu'il est capable de "frapper" l'ennemi à la fois sur plusieurs fronts et que l'axe de la Résistance aussi étendu qu'il soit, ne pourrait l'en empêcher.

Mais en Israël tout le monde n'est pas du même avis que le clan Netanyahu. Commentant la double frappe d'Israël ce mardi matin contre Gaza et Damas, frappes où ont péri deux commandants du Jihad islamique de la Palestine, Abou Atta et Moaz al-Ajouri, le député sioniste Ofer Kassif affirmait ce matin sur Twitter que “pour sauver sa peau, Netanyahu revient à ce qu’il sait bien faire: tuer, détruire et inciter à la guerre.”

C'est sans doute vrai, mais ce qui est encore plus vrai, c'est que le régime israélien n'aurait pas décidé d'ouvrir un double front de combat contre l'axe de la Résistance, de son propre chef et sans coordination préalable avec les États-Unis.   

Samedi, le général Kenneth F. McKenzie est arrivé pour sa première visite en Israël depuis qu'il est à la tête du commandement central de l'armée US. La visite de McKenzie est la deuxième visite d’un commandant du CentCom en Israël depuis mars dernier.

Les États-Unis se sont abstenus de révéler la principale raison du déplacement de McKenzie dans les territoires occupés de la Palestine, mais ils ont laissé croire qu'il s'agissait de débattre d'un possible départ des troupes américaines de Syrie, ce qui, au regard des évolutions sur le terrain et du redéploiement des militaires américains autour des champs pétroliers du nord-est et de l'est syrien, n'est en fin de compte que du leurre.

Presque simultanément au général McKenzie, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Riyabkov, se trouvait à Tel-Aviv où, selon les sources israéliennes, il aurait aussi débattu de la Syrie mais plus largement de l'Iran. Le haut diplomate russe a une nouvelle fois réitéré que la position russe s'opposait diamétralement à celle des États-Unis et d'Israël sur la question de l'Iran en particulier et de la Résistance en général. Et M Riyabkov ne croyait pas si bien dire.

Au moment où il s'entretenait avec les Israéliens, des avions furtifs américains F-35 s'étaient mis à se déployer près de la base aérienne de Hmeimim. Le site spécialisé russe Avia.pro affirme dans son édition de samedi que "des hangars d'aéronefs sont en train d'être érigés d'urgence en Israël, le plus probablement dans le but de garer la cinquième génération du F-35i. La superficie totale des hangars en construction est de 252 000 mètres carrés. Le département américain de la Défense est chargé de l’exécuter. Si cette information est vraie, ce sera un jeu dangereux que Washington vient de commencer, non pas contre le seul Iran, mais bien au-delà contre les forces armées russes, largement déployés dans des bases en Syrie, à Tartous, mais aussi et surtout à Lattaquié". 

Riabkov n'a donc pas été dupe quand les Israéliens se sont mis comme toujours à se lamenter de l'Iran et de l'axe de la Résistance pour expliquer leur bellicisme qui se dirige cette fois aussi contre la Russie. Il s'agit en effet d'un ultime effort pour inverser la donne stratégique au Moyen-Orient qui est en nette défaveur du camp atlantiste, Israël étant dans ce nouveau cas de figure, à la première ligne.

Les signes de tensions Israël/Russie se sont d'ailleurs multipliés ces derniers temps: de l'échec du système anti-missile sioniste Fronde de David littéralement mis au pas par un Touchka russe lors des exercices de la marine russe non loin des côtes israéliennes avec en toile de fond des tirs de missiles en direction de ces mêmes côtes, Israël aurait dû bien recevoir le message. Mais il n'en a pas été ainsi. Le message de la Résistance émis le lundi 11 novembre par le secrétaire général du Hezbollah n'a pas non plus été reçu comme il faut par Tel-Aviv. 

Hassan Nasrallah a conseillé au régime israélien de prendre au sérieux une nouvelle puissance balistique qui a émergé des ruines de la guerre US/Israël/Arabie au Yémen à savoir Ansarallah.  

"Sur le plan régional, je voudrais parler du Yémen, de la position historique lancée par le leader d'Ansarallah, Abdel Malek al-Houthi, au sujet du conflit avec l'ennemi israélien. Cet ennemi s'est longuement attardé sur sa déclaration faite il y a deux jours. Il a dit: "Si vous attaquez le Yémen, nous riposterons de toutes nos forces". Cette position est prise par le leader d'un front qui a développé ses potentiels militaires et qui possède des drones et des missiles sophistiqués. Nous parlons donc d'un dirigeant dont la parole est crédible. Les peuples et les mouvements de notre nation doivent être fiers de cette position, surtout que le Yémen se situe dans une région stratégique. L'ennemi doit comprendre cette position stratégique. Il doit comprendre que de nouvelles forces militaires s'ajoutent au front de combat dans une région où l'ennemi ne cesse de comploter la formation d'un nouveau Moyen-Orient ", a déclaré Nasrallah. 

Il est vrai qu’Israël a bien ouvert les portes de l'enfer et pour la première fois, il risque sa peau pour avoir agi sur l'ordre du Pentagone. Outre la riposte de la Résistance, la Russie prépare elle aussi sa réponse aux actes de guerre de plus en plus hostiles d'Israël contre la Russie. Après tout, Moscou avait bien interdit au régime israélien de frapper Damas, ce qu'a fait ce mardi matin Israël en prenant pour cible Dariya. Les forces navales de l’armée israélienne ont localisé le sous-marin à environ huit milles marins (15 kilomètres), alors que les eaux territoriales israéliennes s’étendent à 12 milles marins (22 kilomètres) de la côte.

 

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