Nov 13, 2019 10:05 UTC
  • Une riposte

Quelque 250 missiles en moins de 48 heures et une seconde journée de guerre qui a commencé avec un missile toutes les 7.5 minutes !

En tuant le haut commandant Baha Abou al-Atta, le régime israélien et son nouveau ministre de la Guerre, Naftali Bennett qui a cru pouvoir faire son baptême du feu dans le sang palestinien ne croyaient pas du tout avoir à faire à une si vaste riposte de la part du Jihad islamique de la Palestine. Ils étaient surtout loin de s'imaginer que la riposte balistique de la Résistance puisse dépasser les colonies du Sud pour toucher le centre de l'entité sioniste à savoir la capitale Tel-Aviv.

Depuis mardi à l'aube, Sderot, Ashkelon, Ashdod, Gedera, Rishon Lezion et Tel Aviv, ainsi que leurs milliers d'habitants vivent au rythme des projectiles qui, mine de rien, ressemblent fort à des missiles de haute précision. À Sderot, deux usines ont été frappées avec un incendie géant et un bilan époustouflant de blessés et peut être de morts que Netanyahu cache par crainte d'avoir à répondre à une grogne interne qui l'accuse déjà de vouloir se tirer du pétrin sur le dos des colons israéliens.

12 palestiniens sont certes tombés en martyr et 50 autres ont été blessés mais en revanche, Israël n'existe déjà presque plus ! 

En Israël, écoles, entreprises, institutions publiques sont toutes fermées et les trains ne fonctionnent plus. Les routes sont bloquées sur fond d'un état d'urgence décrété depuis mardi sur l'ensemble des territoires occupés. Les ambulanciers ont reçu l'ordre de ne pas activer leurs sirènes pour éviter que les colons aient davantage peur, eux qui ont vécu toute la nuit au rythme des sonneries d'alertes. L'est de Khan Younes et le nord de Gaza ont été frappés mais l'avalanche des missiles ne s'arrêtes pas sur  Ashdod, Ashkelon, Beit Azra et Nahal Oz, entre autres.

Pire, le Dome de fer s'est encore montré terriblement défaillant avec seulement, comme le confirme The Times of Israel,  60 missiles interceptés sur un total de 200. C'est dire que les tentatives d'optimisations de ces dernières semaines par un Israël qui ambitionne de contrer les "missiles de croisières d'Ansarallah" ont fait long feu.

Trois constats se posent dès mardi soir: les capacités balistiques du Jihad islamique de la Palestine ne sont pas aussi limitées que les militaires israéliens le supposaient, le Jihad ayant tiré ses missiles non seulement contre le Sud mais aussi contre le centre d'Israël. Dans les heures qui arrivent ils se pourrait même que d'autres surprises se produisent touchant les régions du Nord israélien, ce qui risque de placer le couple Netanyahu-Bennett dans une difficile situation.

Au second jour des combats, Tel-Aviv qui a d'ores et déjà envoyé ses émissaires égyptiens à Gaza mais qui n'a toujours pas ressui à calmer la colère, signe qu'au contraire des calculs israéliens, et c'est là le second constat, la Résistance islamique du Hamas est bien engagée aux côtés du Jihad islamique. Aux premières heures de la matinée de mardi, le chef d'état-major israélien Aviv Koutchavi a fait savoir que l’élimination d’Abou al-Atta ne signifiait pas un retour à la politique d'assassinat ciblé et ce,  dans l‘espoir de persuader le Hamas de rester à l'écart. Pari déjà perdu, puisque le chef du bureau politique du Hamas, Hamdan a été fort clair ce mercredi la dessus, en mettant en garde Israël qui "via l’assassinat d'Atta "cherche à accomplir des objectifs tactiques, objectifs qui pourraient "se retourner contre lui, "puisque c'est la Résistance qui décide des règles du jeu et non plus Israël" 

Cela renvoie à un troisième constat, l'axe de la Résistance est un "bloc uni" ce qui veut dire que la riposte à l'assassinat d'Atta et à l'agression israélienne contre l'ouest de Damas où Tel-Aviv a échoué à éliminer un autre haut commandant du Jihad islamique, engagera une "riposte unie". En ce sens, le Liban et le Golan pourraient réserver de belles surprises au régime génocidaire d'Israël dans les heures à venir. Mardi, le QG de la Rsistance à Gaza , composé de tous les groupes de la Résistance, a annoncé dans son communiqué  "des représailles n’auraient pas de frontières", et qui seraient "sans précédents".  Les heures à venir sont plus que cruciales pour un régime israélien qui peine à inverser la donne sans être à la hauteur. 

Pour la petite histoire,  aux premières heures de mercredi 13 novembre, l'agence de presse Shahab a annoncé que la sœur du martyr de Baha Abou Atta a donné au monde un fils qui porte le nom de son oncle, Baha Abou Atta. C'est dire que la Résistance ne perdra jamais de son souffle et qu'elle poursuivra la lutte jusqu'à ce que l'ennemi se désarme totalement. Pour les observateurs politiques qui ont échappé à la censure des médias occidentaux pour visionner les scènes de panique dans les villes sionistes,  ce sont "les missiles de précision" qui se sont abattus mardi sur Sderot ou Tel-Aviv. Et dire que Netanyahu prétendait ceci : « Atta était responsable de tirs de missiles sur Israël ces derniers mois et il avait l’intention de perpétrer des attaques imminentes ».

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