Nov 15, 2019 07:21 UTC
  • La stratégie iranienne d'Israël,

Dans une analyse publiée ce jeudi, 15 novembre, le journal israélien, Haaretz a souligné l'échec de la politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu face à l’Iran.

Il y a dix-huit mois, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a connu les 48 heures de sa carrière politique les plus réussies. Le 8 mai 2018, le président américain, Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord nucléaire avec l'Iran.

Le lendemain de cette décision de Trump, Netanyahu s'est rendu en Russie pour assister en tant qu'invité à la fête annuelle de la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie pour faire croire au monde entier qu'Israël était un allié clé non seulement pour les États-Unis, mais également pour la Russie.

L'auteur évoqué ensute le début de l’échec des politiques de Netanyahu et du gouvernement américain face à l’Iran.

Après l’abrogation de l’accord de 2015 de Vienne par les États-Unis qui a également rétabli des sanctions contre l’Iran, des responsables américains, dont la personne de Trump, ont à plusieurs reprises recouru aux menaces verbales contre Téhéran.

Cependant, l’administration Trump a montré au moins à deux reprises qu’elle était incapable de concrétiser ces menaces.

Après la destruction en juin dernier d’un drone-espion américain dans la province côtière du Sud iranien, le Hormozgan par la défense aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Trump a déclaré qu'il avait renoncé à son plan initial pour lancer des frappes limitées contre trois points en Iran. Selon les experts, la crainte de Trump à l’Iran était à l’origine de son refus d’attaquer ce pays.

Le président américain a remercié l’Iran pour ne pas avoir abattu un avion avec 38 personnes à son bord survolant le détroit d’Hormuz. Il a fait ces commentaires un jour après que l’Iran a annoncé que ses forces s’abstenaient de tirer sur un autre avion d’espionnage américain avec des personnes à son bord, qui accompagnait le drone-espion américain abattu dans le golfe Persique après avoir pénétré dans l’espace aérien iranien.

Après les frappes du 14 septembre des drones d’Ansarallah contre les installations pétrolières saoudiennes dans les deux districts de Buqayq et de Khurais, la Maison-Blanche a accusé l’Iran d'en être responsable. L’administration Trump qui a mis en garde l’Iran contre toute attaque contre ses alliés a de nouveau refusé de réagir.

En allusion à la réaction de Trump à ces événements, Haaretz a écrit : « Ces derniers mois, il semble que Trump ait perdu tout motif d'affronter l'Iran ».

En conséquence, les Saoudiens et les Émiratis, qui faisaient partie de la coalition anti-iranienne aux côtés d’Israël, tendent maintenant la main à Téhéran. On ne fait pas confiance à Trump pour défendre les alliés des États-Unis, comme l’ont appris les Kurdes du nord de la Syrie au prix tragique qu’ils ont payé. Et maintenant, les Iraniens ont commencé à enrichir l’uranium à des niveaux supérieurs dans leurs installations de Fordo.

Netanyahu ne mentionne presque jamais Trump dans ses discours ces jours-ci. Il n’a même pas parlé au président américain au cours des deux derniers mois. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Aviv Kochavi, parle sans cesse de la nécessité urgente de dépenser des milliards de dollars sur de nouveaux systèmes d’armes pour faire face aux missiles de croisière sophistiqués de l’Iran. Alors on se demande si la stratégie de Netanyahu vis-à-vis de l’Iran s’est effondrée ?

 

 

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