Nov 22, 2019 06:35 UTC
  • Un drone d\'espionnage saoudien a été abattu à Najran, le 21 novembre 2019.
    Un drone d\'espionnage saoudien a été abattu à Najran, le 21 novembre 2019.

Un avion d’espionnage de la coalition saoudienne a été abattu sur la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen.

Le général de brigade, Yahya Saree, porte-parole des Forces armées yéménites, a annoncé, jeudi 21 novembre, sur son compte Twitter que la DCA yéménite avait réussi à abattre un drone de reconnaissance appartenant à la coalition saoudienne à As Suh, non loin de Najran, une ville d'Arabie saoudite, située à l'extrême sud-ouest du pays.

« Le drone menait une opération d’espionnage sur la frontière lorsqu’il a été intercepté et abattu par la DCA yéménite », ajoute le porte-parole.

Sur le plan politique, se multiplient les signes du recul des Saoudiens face à Ansarallah: l’Arabie saoudite a demandé au Koweït et à Oman d’assurer une médiation pour que Riyad puisse sortir de la guerre du Yémen qu’il avait, lui-même, déclenchée tout en ne pas perdre la face, a-t-on appris de l’agence de presse yéménite Al-Murasel, citant une source diplomatique à Oman.

« C’est sur fond de la demande de Riyad que le Koweït s’est récemment dit prêt à accueillir les parties impliquées dans le conflit au Yémen dans le cadre des réunions destinées à trouver une solution diplomatique à la crise », indique Al-Murasel.

Et d’ajouter : « Le Koweït avait auparavant conditionné sa décision d'être hôte de ces réunions à ce que l’Arabie saoudite soit prête à mettre la fin au conflit. C’est pourquoi les autorités koweïtiennes avaient invité les Yéménites à se rendre au Koweït pour uniquement signer un accord et non pas pour prendre part à des négociations ».

La source diplomatique omanaise a déclaré que la récente visite de Khaled ben Salmane, fils du roi saoudien, et le vice-ministre saoudien de la Défense à Mascate s’inscrivait dans le cadre de la demande de médiation de Riyad. « Dans le même temps, Oman a accueilli les parties yéménites et saoudiennes qui voulaient examiner les questions concernant la fin du conflit et l’instauration d’un cessez-le-feu. La partie yéménite reste campée sur ses positions : elle réclame la fin du conflit, la levée du blocus et la réouverture de l’aéroport de Sanaa », réaffirme la source omanaise.

La guerre qu’ont déclenchée l’Arabie saoudite et ses alliés, sous l’égide des États-Unis, en mars 2015, contre le Yémen, a fait, jusqu’ici, des dizaines de milliers de morts et des millions de blessés et de déplacés.

 

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