Dec 10, 2019 18:22 UTC
  • Irak: Trump ouvrira les portes de l'enfer?

La semaine dernière, le chef du Kurdistan irakien Netchirvan Barzani, accompagné de son cousin Masrour Barzani, s’est rendu à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour la deuxième fois en un mois.

Lors de cette visite, les Barzani ont rencontré les princes héritiers des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite, respectivement Mohammed ben Zayed et Mohammed ben Salmane. À l’issue de ces rencontres, une importante nouvelle a été publiée par les médias : les Émirats ont envoyé trois avions, chargés d’équipements militaires, au Kurdistan irakien, sans le feu vert de Bagdad. La situation a été vite entourée d’un halo d’incertitude.

À présent, personne ne connaît les modèles d’armements acheminés au Kurdistan, mais le transfert d’éléments terroristes n’est pas non plus exclu.

Selon certaines sources, « les dirigeants du Kurdistan ont été chargés par les Américains de favoriser un plan destiné à faire basculer l’Irak dans une guerre totale simultanément aux troubles en cours dans le centre et le sud du pays ».

Dans la foulée, une source a confié à l’agence de presse iranienne Mashregh News que les affrontements entre les groupes chiites n’allaient profiter qu’à l’Arabie saoudite et qu’au Kurdistan irakien : « Les Barzani ne s’ingèrent pas directement dans la province de Kirkouk et ils font ce qu’ils veulent par le biais des éléments de Daech ».

La source a ajouté : « Des centaines de terroristes de Daech sont détenus depuis deux ans, au Kurdistan. Une fois relâchés, ils pourront déstabiliser Kirkouk. Les forces de Barzani passeront ensuite à l’acte sous prétexte de repousser les terroristes et elles réoccuperont les régions pétrolifères ».

En effet, il paraît que les dirigeants du Kurdistan irakien ont pour mission de canaliser les tensions pesant sur le centre et le sud de l’Irak pour faire réussir le plan de la Maison-Blanche et venger en même temps, la défaite qu’ils ont subie il y a deux ans à Kirkouk.

Mots clés

commentaires