Dec 11, 2019 00:05 UTC
  • Allemagne: le virage antirusse

Le ministre allemand des Affaires étrangères ne voit aucune raison à la modification du statu quo concernant les sanctions européennes imposées à la Russie. 

À peine quelques heures après la publication d’une déclaration commune où Moscou et Kiev se sont engagés à « mettre en œuvre totalement et intégralement le cessez-le-feu » dans l’est de l’Ukraine, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré, mardi 10 décembre, qu’il ne voyait aucune raison pour modifier le régime de sanctions de l’Union européenne imposé à la Russie.

Le président français Emmanuel Macron a reçu, lundi 9 décembre à Paris, les dirigeants russe, ukrainien et allemand pour reprendre les discussions sur une solution à la crise dans l’est de l’Ukraine. À l’issue de la rencontre, des mesures ont été agréées pour stabiliser la situation en zone de conflit et relancer la mise en œuvre des accords de Minsk.

Les parties s’engagent à mettre en œuvre totalement et intégralement le cessez-le-feu, qui sera consolidé par la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires de soutien au cessez-le-feu, avant la fin de l’année 2019.

Les présidents russe et ukrainien ont également convenu de procéder d’ici la fin de l’année à l’échange de l’ensemble des personnes emprisonnées dans le conflit à l’est de l’Ukraine, laissant de côté les questions sur le statut du Donbass qui doit faire l’objet de nouvelles discussions.

Les parties prenantes au sommet ont aussi annoncé avoir convenu de travailler, lors des quatre prochains mois, à la tenue d’élections locales au Donbass.

Sur son compte Twitter, Heiko Mass a écrit : « Les habitants de l’est de l’Ukraine ont attendu longtemps pour la paix. Aucune raison n’existait jusqu’ici pour s’opposer aux sanctions de l’Union européenne ».

Suite à la publication de ce tweet, les médias occidentaux ont rapporté que la levée de sanctions visant la Russie ne serait pas à l’ordre du jour du Sommet européen à Bruxelles, prévu les 12 et 13 décembre 2019.

En 2014, l’Union européenne a imposé des sanctions à la Russie pour ce qu’elle a appelé « l’annexion de la Crimée à la Fédération de Russie ». Elle a accusé Moscou d’implication dans les conflits militaires de l’est de l’Ukraine et de soutien aux séparatistes.

Les sanctions antirusses ont été prolongées, la dernière fois, jusqu’au 31 janvier 2020.

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