Jan 20, 2020 20:01 UTC
  • Ansarallah ressort ses missiles

Le QG de commandement appartenant aux paramilitaires fidèles au gouvernement démissionnaire yéménite dans la ville de Maarib dans l’Est du Yémen a, une nouvelle fois, été pris pour cible d’une attaque au missile.

Selon l’agence de presse Fars News, le QG de commandement de la zone militaire 3 des forces fidèles au gouvernement démissionnaire d’Abd Rabbo Mansour Hadi a été frappé ce lundi 20 janvier au soir par une attaque au missile.

Certaines sources yéménites indiquent pourtant que plusieurs mercenaires affiliés au gouvernement démissionnaire yéménite ont été tués ou blessés bien que la chaîne Sky News ait prétendu qu’aucun dégât n’a été occasionné.

De même, la chaîne Al-Jazeera a prétendu que le missile était tombé non pas sur le QG de commandement des forces pro-Hadi, mais dans une zone près de ce lieu.

Plus tôt, ce samedi au soir, une base militaire appartenant aux forces pro-Hadi avait été visée par une attaque de missile. Au moins 116 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, lors de l’attaque menée par Ansarallah contre une base des mercenaires pro-Hadi soutenus par Riyad au nord de Maarib.  

Les attaques ciblées de l’unité balistique d’Ansarallah contre les lieux d’affluence et les défilés militaires des mercenaires saoudiens et du gouvernement démissionnaire de Hadi ont de longs antécédents. 

Le fameux missile Tochka qui a frappé al-Safer

L’armée yéménite a tiré le 4 septembre 2015 un missile balistique OTR-21 Totchka (connu au niveau mondial sous le code OTAN SS-21 ou SS-21 Scarab) contre la base militaire d’al-Safer dans la province de Maarib, la plus grande base conjointe des forces de la coalition sur le territoire yéménite.

Le missile a touché le stock d’armements de la base et une grande explosion a causé la mort de centaines de militaires de la coalition dont 45 soldats émiratis, 5 bahreïnis, 10 saoudiens et des dizaines d'autres mercenaires fidèles à Mansour Hadi.

Cette attaque a été un tournant déterminante, à tel point que la coalition saoudo-émiratie a décidé, depuis, de changer d’approche et d’appliquer certaines restrictions dans ses opérations militaires sur le territoire yéménite. Par crainte de nouvelles attaques d’Ansarallah, l’armée saoudienne a également installé une batterie de défense anti-aérienne Patriot dans la base d'al-Safer.

Le fameux drone Qasef K2 qui a frappé la base aérienne d’al-Anad

Avec son drone kamikaze Qasef K2, Ansarallah a frappé en janvier 2019 le rassemblement de commandants de la coalition saoudienne lors d’un défilé militaire organisé dans la base aérienne d’al-Anad dans la province yéménite de Lahij. Au moins 5 commandants ou militaires haut gradés des forces pro-Hadi ont été tués. À noter que la base d’al-Anad était le centre de commandement des opérations aux drones des forces américaines au Yémen.

En effet, l’opération d’al-Anad a été l'occasion de dévoiler le Qasef K2, un drone qui a changé la donne au Yémen. Une vidéo (ci-jointe) de l'opération montre que le drone Qasef K2 utilise une ogive à fragmentation intelligente capable de s’activer à basse altitude pour causer un maximum de dégâts.

 

Mots clés

commentaires