Feb 05, 2020 11:23 UTC
  • Missiles : Israël déjà acculé au mur!

Alors que Netanyahu se targue d'avoir fait à coup de pétrodollars saoudo-émiartis, une "percée" dans la corne de l'Afrique et en mer Rouge par junte putschiste interposée au pouvoir à Khartoum, espérant sans doute pouvoir contrer la montée en puissance de l'axe de la Résistance dans cette région stratégique où Ansarallah dispose d'une emprise quasi total sur le détroit de Bab el-Mandeb, les colonies du sud israélien ont vécu une huitième nuit d'enfer:

trois missiles ont été tirés depuis Gaza contre les colonies du sud israélien, dites Ghilaf Gaza, a rapporté l’agence de presse Ma'an.

Les sirènes d’alarme ont sifflé toute la nuit, poussant des centaines de colons à s'enterrer vivants dans leurs trous, alors qu'à Tel-Aviv Netanyahu palabrait au sujet de la victoire que constitue pour le régime de Tel-Aviv, une normalisation avec le Soudan et ce, à la faveur du désormais agonisant Deal du siècle au quel plus de la moitié d'Israël ne croit pas.

Quelques heures plus tard, et comme d'hab, les responsables militaires israéliens ont pris la parole pour prétendre que les "trois missiles tirés" avait été interceptés par le système de défense anti-missile Dôme de Fer, une antienne qui ne convainc plus personne en Israël. Surtout que cette fois et bien que l'aviation sioniste ait riposté en lançant des frappes au missile contre une base de la Résistance palestinienne dans l’est de la ville de Rafah au sud de la bande de Gaza, les "tirs palestiniens" ont repris. À ces frappes contre Rafah, Israël a cru bon d'ajouter un drone visant Khan Younes mais malgré tout cela, la Résistance a encore tiré. 

La réalité est que l'armée sioniste est à bout de souffle et elle en veut au couple Netanyahu-Trump de lui avoir joué ce tour. Depuis une semaine la tension militaire ne cesse de monter et aux protestations d'envergure journalière et nocturne à Ramallah, en Cisjordanie et à Gaza, s'ajoutent des tirs de missiles et des tirs de ballons piégés. Une vidéo récente montrait même un soldat israélien supplier les jeunes palestiniens de leur laisser un peu de répit en criant "Vous partez nous partons, Ok?" C'est dire à quel point le Deal du siècle est "aberration" qui n'a aucune chance de survivre. Signe des temps, Israël en est désormais à gazer les protestataire palestiniens, à user de produits chimique prohibés, des gaz toxiques pour que la "foule se disperse". Un peu à la manière des casques blancs "syriens". Mais en Palestine comme en Syrie, c'est Israël qui va perdre. 

L'analyste sioniste Amir Bohbot le prédit d'ailleurs dans les colons de Walla : "Le Deal ne fera que déclencher un nouveau cercle de violence contre Israël en Cisjordanie et à Gaza où il faut s'attendre à une reprise des marches de Grand retour".

Mais ce n'est pas que cela: alors que l'armée sioniste est littéralement mis au pas sur le front intérieur et le front Sud, elle multiplie les bourdes sur le front Nord. Ainsi un exercice militaire d'envergure censé mettre à l'épreuve les capacités de l'armée sioniste à faire face à une guerre multifronts, comme celle qui l'attend face à l'axe de la Résistance s'est soldé au premier jour par un bilan de 15 blessés, du à "l'explosion d'une roquette", selon la version officielle. Certains observateurs n'ont pas cru l'info, non sans raison dans la mesure où il se peut que les militaires aient été bien pris pour cible d'une attaque à la roquette en pleine manœuvre militaire, ce qui apporte un double discrédit à l'armée sioniste.

Pour la petite histoire, Yediot Aharonot affirme que "l'armée la plus puissante" du Moyen-Orient a planté des "snipers" le long des frontières avec Gaza, "pour chasser les ballons incendiaires"! "Ces engins échouent dans les colonies et provoquent des incendies. Récemment les Palestiniens de Qods et de la Cisjordanie ont recours à ces mêmes ballons pour harceler nos militaires. L'un de ces ballons vient d'être localisé à Dabira, un kibboutz du sud d'Al-Khalil (Hebron). À vrai dire, l'armée israélienne a tout fait jusqu'ici pour contrer les ballons de Gaza mais elle n'y est pas parvenue. En 2019, les ballons incendiaires ont infligé quelques 8.3 mille dollars de dégâts aux exploitations agricoles en Israël", ajoute Yediot Aharonot.

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