Feb 14, 2020 15:50 UTC

Le mercredi 12 février, les forces armées irakiennes ont lancé pour la première fois depuis l’invasion américaine de 2003, une vaste opération contre les terroristes à al-Anbar, une opération sans ingérence américaine. Le communiqué des forces armées irakiennes confirme l'apparition pour la première fois depuis 2003 des "unités de défense antiaérienne" dans la zone d'opération.

Les pilotes irakiens prendront donc et pour la première fois depuis 17 ans les commandes de la flotte aérienne irakienne dans le ciel d’al-Anbar jusqu’ici la chasse gardée des Américains. C’est à al-Anbar que, rappelons-le, l’armée de l’air américaine s’est permise en décembre dernier de frapper les bases de Kataeb Hezbollah provoquant la mort de dizaines de combattants tout en s’en vantant de la manière la plus honteuse qui soit. Or cette époque est désormais révolue ; le lâche assassinat de Soleimani et des commandants Hachd le 3 janvier ayant marqué la fin de l’impunité.
Bien que les groupes politiques irakiens aient fait des efforts importants depuis des mois pour parvenir à un accord politique sur le retrait des forces d’occupation américaines de l’Irak, la vraie solidarité est venue après l’acte terroriste des États-Unis consistant à assassiner le général du corps d’armée, Qassem Soleimani ainsi qu’Abu Mahdi al-Muhandis près de l’aéroport de Bagdad.
Le Parlement irakien a finalement voté à majorité le 5 janvier la loi sur l’expulsion des troupes américaines d’Irak. Le Parlement a demandé au gouvernement de déposer officiellement une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU contre Washington et pour motif de violation de l’intégrité territoriale de l’Irak.


Antoine Charpentier, analyste politique et Bernard Cornut, géopolitologue s'expriment sur le sujet.

 

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