Feb 20, 2020 10:26 UTC
  • Idlib : le Sultan se dégonlfe!

Le Pentagone se félicitait à mots couverts le mercredi 19 février du fait que la Turquie et la Russie se trouvaient à deux pas "d'un conflit majeur à Idlib" sans doute parce qu'il a trop de confiance en ses supplétifs de l'OTAN.

Dans la nuit de mercredi et jeudi, une importante frappe au missile et au drone a visé la base aérienne russe à Hmeimim, avant que la DCA syro-russe ne fasse une démonstration de force ratée. Selon certaines sources des navires de guerre ennemis y auraient apporté leur contribution. Mais l'Empire finissant, pourrat-il se préserver Idlib? 

un premier méga retrait turc vient de se faire pourtant sous le feu d'enfer syro-russe! Des troupes turques se sont retirées mercredi d'un poste de contrôle érigé dans la ville de Tal Tamar située dans l’ouest du gouvernorat de Hassaké à peine quelques heures après que des dizaines de forces spéciales turques, réputées invulnérables, ont été capturés par l'armée syrienne. Dans la foulée, l'armée turque a commencé à se retirer des positions qu'elle occupait depuis des mois près de Tal Tamar à Hassaké, postions qu'elle qualifiait de postes d’observation mais qui ont été à vrai dire des stocks d'armes et de munitions pour les terroristes à sa solde.  

L'information reprise par le site Al-Masdar News affirme aussi que la débandade est totale côté turque et otanienne - les forces spéciales de l'OTAN appuyant l'armée turque et les terroristes -, Ankara commençant à quitter également ses postes d'observation à Shabliya, Al-Manajir et Es-Saud dans le nord de la Syrie - soit des arrières-bases de son opération d'il y a quelques mois baptisée "Source de la paix". Mais la rage du perdant s'est manifestée à travers une politique de terre brûlée! Des véhicules blindés et du matériel de communication ont été incendiés avant que les militaires turcs ne se retirent.  

« Les troupes turques ont incendié et détruit ce poste de contrôle avant de s’en retirer. C’est la deuxième fois en deux semaines que les forces turques se sont retirées des postes de contrôle qu'elles ont mis en place dans le nord de la Syrie le long des frontières avec la Turquie », poursuit Al-Masdar News. 

Alors qu'Anakara remet sans cesse en cause l'accord d'Adana qui ne permet à la Turquie que d'avancer de 5 kilomètres en profondeur du sol syrien, exigeant éterniser sa présence au nord syrien, son armée s'est bien repliée à l'intérieur des frontières de la Turquie. Toujours selon le site, « Il est bien probable que les militaires turcs se repositionennent cette fois sur les frontières syriennes, comme le veut les accords passés avec la Russie ». 

La puissance du feu syro-russe n'est pas étrangère à ces premiers signes d’essoufflement Turquie/OTAN. S'il est vrai que les médias athlantistes ne cessent de rappeler en termes élogieux et sans pouvoir le prouver à renfort d'images, "le lourd bilan des pertes infligés au régime Assad" par "les unités d'artilleries turques, la preuve visuelle de la puissance du feu syro-russe, est légion sur la toile. 

Selon les observateurs, les forces syrienne et la Résistance utilisent au sol, la même stratégie gagnante qui leur a permis de libérer l'autoroute stratégique Alep-Damas, en moins d'une semaine à savoir une stratégie de "mise en tenaille". C'est une stratégie "bien élaborée" et propre au concept de combat asymétrique : l’une des deux pinces de la tenaille a permis aux forces syriennes et à leurs alliés de se positionner derrière les lignes défensives turques à Idlib et de menacer d’interrompre leurs lignes d’approvisionnement avec la Turquie.

Il s’agit surtout de savoir manœuvrer en neutralisant indirectement les soutiens de l’ennemi. Cette stratégie est susceptible de pousser la Turquie et ses alliés de l’OTAN à commettre de plus en plus d’erreurs de perception. D’où la colère d’Ankara. 

En attendant, le soutien russe se poursuit depuis le ciel. Les forces syriennes ont utilisé un missile balistique de type OTR-21 Tochka à Idlib contre un fief terroriste. L'usage de Tochka n'est pas chose nouvelle mais prouve la détermination de Damas et de ses alliés à riposter aux menaces d'une intervention militaire à grande échelle d'Ankara.

Mots clés

commentaires