Feb 27, 2020 09:04 UTC
  • Les USA

Les MANPADs ont échoué à contrer la flotte de combat Syrie/Russie, le T-300 n’a pas non plus réussi à stopper l’avancée de l’armée syrienne, de ses alliés de la Résistance tout comme cet ensemble d’artillerie et d’armements dont US/OTAN se vantent, mais qui se sont avérés de simples gadgets sur le camp de bataille, une fois placés au contact de la détermination syrienne à restituer l’intégralité de l’autorité de l’État.

Ce jeudi, l’ultimatum lancé par Ankara expire et la réponse « syro-russe » est toujours non. Au bout de cinq rounds de négociations turco-russes, Lavrov a d’ailleurs bien mis les points sur les i : « Nous rejetons catégoriquement les appels à mettre fin aux frappes syriennes soutenues par Moscou contre Idlib parce que ce sera une concession non pas aux droits de l’Homme, mais aux terroristes ».

Une rhétorique d’une rare violence qui, selon les analystes, prouve que ni la Syrie ni la Russie ne reculeraient pas et qu’Erdogan s’est volontairement mis les pieds dans les plats ou ce qui revient au même a trop compté sur les promesses creuses de Paris, de Berlin, de Washington et de Tel-Aviv. Ce jeudi, des informations font état de nouveaux « fronts » qui viennent d’être ouverts sur l’axe Jabal al-Zawiyah, au sud d’Idlib où l’armée syrienne vient de reprendre le contrôle de huit villages et localités, étendus vers les monts Chahchabou et al-Arbaïn entre Idlib et Hama. Les combattants des brigades Fatemiyoun déciment sur leur chemin les terroristes d’al-Nosra, du Parti al-Turkistani et Cie qui depuis des mois, occupent la banlieue sud d’Idlib. 

Alors quid de l’ultimatum turc ? 

Le ton de Lavrov ne laisse plus aucun doute : pas de compromis avec Ankara. Le président Erdogan se trouve donc dès ce soir face à un dilemme : ou il élimine lui-même ses mercenaires pour revenir à l’accord de Sotchi ou bien, il mettra en exécution ses menaces d’attaquer les forces syriennes, ce qui exposera ses 1000 soldats stationnés dans de soi-disant 18 postes d’observation où ils sont déjà encerclés par les « forces alliées ». Ce jeudi matin deux autres soldats turcs sont tombés puisque l’OTAN en a décidé ainsi. Ils ont été tués dans des heurts avec l’armée syrienne. 

Selon l’Avia-Pro, le site russe qui diffuse des rapports détaillés, l’artillerie syrienne secondée par l’aviation syro-russe font un tabac dans le sud d’Idlib et Damas affûte sa DCA en prévision à tout scénario fou à venir : « une attaque kamikaze des F-16 turcs pour briser la défense aérienne intégrée au-dessus d’Idlib, compris ». 

Cité par le site web russe Avia-Pro, un analyste militaire estime que le président turc prendra un risque énorme s’il passe à l’offensive.  

« Si Erdogan se lance en guerre, l’armée turque fera l’objet d’une riposte foudroyante. Ses allégations pourraient donc coûter très cher au peuple turc. L’armée de l’air syrienne détient des dizaines voire des centaines de missiles tactiques qui sont en mesure de frapper les plus grandes bases militaires. Le champ de combat pourra même aller au-delà d’Idlib, impliquant les villes frontalières turques. Et on se demande si le peuple turc a vraiment envie d’accueillir les cercueils de ses soldats en provenance de Syrie, comme il le fait en ce moment depuis la Libye. Des rapports font état d’une vague de mécontentement croissante au sein de l’armée turque qui remet en cause le suivisme d’Ankara envers l’OTAN et les États-Unis », rapporte le site web russe.

Militairement parlant, l’armée turque n’a pas brillé ces dernières semaines sur le champ de bataille : les missiles tactiques opérationnels syriens pourront frapper des bases militaires turques, armées par l’OTAN. Et puis, la Turquie ne sera pas en mesure de repousser des frappes balistiques massives puisque les USA ne lui donnent pas des Patriot et que ses S-400 ne sont pas opérationnels ».

Et l’analyste déclare : « Il est logique de supposer que Damas a déjà prévu de frapper les plus grandes bases militaires turques, y compris l’armée de l’air turque. Seuls quelques missiles tactiques peuvent facilement détruire jusqu’à 20 % de l’armée de l’air turque en une seule vague de frappes et faire des centaines de victimes dans les rangs de l’armée turque ».

Certains experts, à leur tour, croient qu’il vaudrait mieux que la Turquie, dépourvue d’un système de défense aérienne appropriée, s’abstienne de s’aventurer, car l’armée de terre de ce pays deviendra simplement des cibles potentielles de l’artillerie et de l’armée de l’air de la Syrie. Signe de cette impuissance, jeudi 27 février, l’armée turque et les terroristes à sa solde ont tenté à trois reprises de détruire des appareils russes et syriens au-dessus des provinces d’Idlib, située dans le nord-ouest.

Des chasseurs russes et syriens de type Su-34 et Su-22 ont attaqué les positions des terroristes dans la banlieue sud de la province d’Idlib.

Les trois tentatives d’abattre des avions militaires ont été enregistrées dans presque la même région, ce qui prouve l’incapacité de la DCA turque à détruire les bombardiers russes et syriens. Les heures à venir seront fatidiques pour l’armée turque. 

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