Apr 03, 2020 10:24 UTC
  • Arabie: un coup d’État US imminent?

Préoccupé par la dégringolade des cours du pétrole, Donald Trump a commencé des entretiens avec les parties russe et saoudienne afin de stabiliser de nouveau le marché de brut.

Après l’échec des discussions entre les membres de l’OPEP, l’Arabie saoudite a fait grimper sa production de brut. Saluant cette décision de Riyad, Donald Trump a déclaré qu’il ne se souciait que de subvenir aux besoins des Américains en l’essence.

Or, un mois après, Trump a commencé à se préoccuper quant à la poursuite de cette situation et à ses effets négatifs de la crise du coronavirus et des coûts élevés du forage de schiste américain. S’expliquent ainsi les récents entretiens du président américain avec Riyad et Moscou dans l’espoir de stabiliser le marché mondial du pétrole.

Selon Aramco, 18,8 millions de barils de pétrole saoudiens sont quotidiennement exportés, ce qui exclut toute perspective claire pour le marché du pétrole. Il paraît que Mohammed ben Salmane entend remplacer les revenus des cérémonies de Hadj, annulées sous le signe du coronavirus, par les revenus pétroliers.

Bien que ben Salmane ait déjà fait preuve de sa soumission aux décisions de Donald Trump, d’autres responsables américains sont pourtant passés à l’acte pour faire réaliser le projet.

Dans la foulée, le sénateur républicain américain Dan Sullivan a récemment menacé l’Arabie saoudite du retrait de toutes les forces américaines de ce pays en cas du laxisme de Riyad face à l’instabilité du marché du brut.

Le bilan de plus en plus lourd des victimes du coronavirus aux États-Unis, une économie sérieusement touchée par les effets de la crise du coronavirus et le fait que Donald Trump a perdu sa plus importante carte gagnante pour les prochaines élections qu’est celle de la création d’emploi pour les Américains ; voici les facteurs qui ont amené le président américain au bout des nerfs si bien qu’il ne pourra plus tolérer un éventuel refus de Mohammed ben Salmane bien qu’il soit peu probable que le prince héritier saoudien ne suive pas à la lettre les ordres de Donald Trump.

 

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