Apr 05, 2020 06:45 UTC
  • Clash USA/Iran, imminent?

La lettre d'alarme du commandant de l'USS Roosevelt, Brett Crozier à sa hiérarchie  sur la crise sanitaire à bord de son porte-avion, laquelle lui a valu d'être viré, n'a été qu'un écran de fumée : 

Alors que les médias mainstream, souvent peu prolixes sur ce genre de "mutinerie" au sein de l'armée US en ont fait  leur une,  certains observateurs y ont vu surtout un épisode destiné à masquer un autre événement qui se produisit presque au même moment, et à des milliers kilomètres de l'île de Guam où l'USS Roosvelt est cloué, soit dans le golfe Persique : à peine dix jours après avoir tenté de faire une démonstration de force en mer d'Oman, à 300 kilomètres des cotes iraniennes, l'USS Truman vient de jeter l'éponge et de quitter le golfe Persique à destination de la Pacifique où, la Covid-19 aidant, il a pour mission de remplacer l'USS Roosvelt!

 De cette sorte, la héroïque "lettre" du capitaine aura au moins servi à maquiller une nouvelle reculade US face à ce que The National Interest qualifie de système "A2/AD" iranien.  On se rappelle fort bien cette fin mars quand l'USS Truman, accompané de l'USS Eisenhower et d'un B-52 ont tenté d'intimider l'Iran avant que l'un des avions F-18 Super Hornet ne tombe dans le "leurre" de la DCA iranienne, et ne connaisse un très mauvais quart d'heure, un mauvais quart d'heure qui risque de s'éterniser si les USA commettent le moindre faux pas!  

Mais il y a plus : mercredi dernier, le président US et les bellicistes qui l'entourent ont eu la très mauvaise idée de menacer l'axe de la Résistance : Trump a dit sans honte ni ambages que ses avions iraient bombarder les Hachd al-Chaabi pour punir l'Iran d'avoir planifier "des attaques contre les troupes et les cibles US". Dans la foulée, le Pentagone a annoncé le déploiement du Patriot à Al Anbar, à l'ouest de l'Irak, soit près des frontières syriennes où les Hachd détiennent leurs positions.  Evidemment, le ridicule prétexte US à avoir contrer "les frappes des mandataire de l'Iran" n'a pas convaincu les Iraniens qui y ont vu surtout une tentative destinée à compromettre la puissance balistique iranienne. Or les menaces US commencent à bien faire Surtout que le mercredi dernier, le président US et les bellicistes qui l'entourent ont eu la très mauvaise idée de menacer l'axe de la Résistance : Trump a dit sans honte ni ambages que ses avions iraient bombarder "les Hachd" pour punir "l'Iran et l'empêcher de planifier des attaques contre les troupes et les cibles US".  

Des sources bien informées viennent de diffuser des images mettant en scène le tout récent déploiement des unités de missiles sur les cotes iraniennes, non loin du détroit d'Hormuz. Le site militaire russe, Avia.pro reprend ces images et les commentent :

" Après des déclarations agressives des officiels américains contre l'Iran, Téhéran a déployé des dizaines de systèmes de missiles le long du détroit d'Hormuz. Il s'agit de systèmes de missiles antiaériens et de systèmes de missiles côte-mer. Ce qui adresse un message très clair aux États-Unis. La  vidéo publiée de ce déploiement prouve que les intentions de Téhéran sont très sérieuses. Le détroit d'Hormuz est étroit et son blocage est loin d'être difficile. Et puis il y a les missiles de croisière iraniens qui sauront très facilement viser les bases US dans les émirats voisins. A ceci s'ajoute, une défense aérienne à longue portée pouvant très facilement toucher des avions et des drones dans un rayon de 180 à 300 kilomètres. Les Américains ont tort s'ils croient que la Covid-19 empêchera l'Iran d'entrer dans un conflit ouvert avec les Etats-Unis. D'autant plus que le départ de l'USS Truman du golfe Persique les laisse sans force offensive significative".

Et le site d'ajouter :" On se demande même si l'USS Truman n'aurait pas quitté le golfe Persique à la vue de ces rangées de missiles iraniens! A Aïn al-Asad, les troupes US ont pu goûter aux missiles iraniens Fateh-113 et aux missiles Qiam. Tout nouveau conflit risque de leur faire goûter le redoutable missile "Khalij Fars". La collection de missiles iraniens est tout à fait remarquable et s'appuie sur les enseignements tirés de la guerre Iran-Irak. Au cours de ce conflit, Téhéran a appris qu'il était moins coûteux et plus facile d'avoir une défense solide qu'une forte attaque, ce que les USA n'ont toujours pas compris. L'armée de l'air US es chère, nécessite beaucoup d'entretien et pourrait entraîner la mort de pilotes. Tout comme sa marine". 

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