Apr 08, 2020 10:58 UTC

Le 29 mars une spectaculaire opération combinée des unités de drones et de missiles d'Ansarallah a visé à la fois la capitale saoudienne, Riyad mais aussi les trois provinces stratégiques du sud saoudien, Jizan, Najran et Asir.

Les images vidéos ont prouvé pour le reste, l'échec du système de défense avancé Patriot, PAC 3 à intercepter les deux missiles Zolfaqar qui ont étonné d'abord par leur célérité ensuite par leur précision. Et la DCA saoudienne n'en était pas à son premier déboire. 

Dans la nuit du 4 novembre 2017, les unités de missiles yéménites Ansarallah ont tiré un missile balistique Barkan H2 depuis le nord du Yémen contre Riyad. Le tir de ce seul missile indiquait que les combattants yéménites n'avaient probablement pas l'intention de mener une attaque à grande échelle et d'infliger de lourds dégâts à l'ennemi saoudien, et qu'Ansarallah était là sur le point de tester quelque chose. 

La vidéo de cette attaque-test n'a pas tardé à être diffusée pour le grand malheur des officiels saoudiens à commencer par la personne de Ben Salmane, prince-héritier, qui venait tout juste de signer de très gros contrats d'armement avec les Américains dans l'espoir de s'attirer leur feu vert : Tournée par un Saoudien, la vidéo du fiasco de 2017 met en scène 5 missiles Patriot PAC2_GEM, tirés en direction de l'unique missile d'Ansarallah, missile qu'ils ratent lamentablement.

Cette vidéo visualise le trajectoire de quatre missiles Patriote tirés, mais du cinquième, on n'entend que le bruit. Au demeurant, les opérateurs de l'armée saoudienne prouvent à quel point ils sont mal-formés par les conseillers US, puisque contrairement aux instructions techniques et au standard, deux missiles Patriot sont tirés contre chaque missile yéménite, un gaspillage si on se rappelle que chaque missile Patriot PAC2 coûte environ 3 millions de dollars. 

La vidéo de la récente performance d'Ansarallah où deux missiles tirés contre Riyad ont été ratés par PAC3 devra encore faire plus de mal, le missile de Patriot 3, coûtant 4 millions de dollars. A l'heure où Riyad subit de plein fouet des pressions pétrolières dans une guerre énergétique déclenchée à l'incitation US contre la Russie, y a-t-il le risque d'un changement de cap radical? Après tout, l'Arabie des Salmane, enlisée au Yémen et quasi lâchée par les USA, n'a plus rien à perdre surtout que les États-Unis ont menacé de retirer toutes leurs troupes et équipements de défense aérienne de l'Arabie saoudite si Riyad "refusait de négocier avec la Russie une baisse de la production de pétrole" et "les prix des matières premières". Un projet de loi anti-saoudien a déjà été préparé. Certaines informations, relayées par Avia.pro disent qu'à Riyad, on veut opter pour le conflit ouvert en achetant des systèmes de défense aérienne soit à la Russie, et si Moscou ne soutient pas un tel accord, à la Chine.

Selon les médias américains, citant des sources bien informées, un projet de loi envisageant le retrait de l'armée américaine et des systèmes de défense aérienne d'Arabie saoudite a été préparé par les sénateurs républicains Kevin Kramer et Dan Sullivan. Selon la nouvelle loi, si Riyad et Moscou n'acceptent pas de réduire la production de pétrole pour stabiliser les prix mondiaux du pétrole, les Etats-Unis retireraient du royaume leurs conseillers militaires et leurs soldats ainsi que les systèmes de missiles anti-aériens Patriot et les systèmes de missiles anti-balistiques THAAD. Un vrai coup d'Etat.... Riyad osera-t-il prendre les devants? 

Mots clés

commentaires