Apr 09, 2020 06:47 UTC
  • Iran: un

Le Boeing 737 ukrainien, abattu tragiquement le 8 janvier dernier dans le ciel iranien, à peine quelques heures après la fulgurante frappe au missile balistique du CGRI contre la base américaine d'Aïn al Asad, aurait fait escale une semaine plutôt en Israël, affirmait il y a quelques jours un député iranien du nom de Hassan Norouzi. 

L'intéressé a indiqué que peu de temps après le décollage, l'avion de ligne donnait l'impression de ne plus suivre la tour de contrôle de l'aéroport international de l'imam Khomeini et qu'au lieu de se diriger vers l'Ukraine, il aurait fait demi tour vers Téhéran.

"Tout se passait comme si c'étaient les Américains qui en avaient pris le contrôle", a ajouté le député. S'il est vrai que l'hypothèse d'une attaque électronique américaine provoquant le crash et la mort de près de 180 passager iraniens et étrangers à bord de Boeing ukrainien a été évoqué dès les premières heures après l'incident, la possibilité d'une riposte iranienne à cet acte éminemment inhumain l'a été aussi. L'Iran est-il capable d'une riposte ? Il va sans dire que la possible riposte iranienne n'irait pas viser des avions de ligne mais la flotte aérienne US. 

Depuis le mercredi 8 avril, des images vidéos tournées à l'intérieur des deux bases américaines Aïn al-Asad et Harir sont diffusés sur la toile. Ces images que certaines sources officieuses attribuent aux forces armées iraniennes sont tournées alors que tout le mois de mars, les Etats-Unis n'ont cessé de brandir la menace d'un déploiement de deux batteries de missiles Patriot respectivement à la base d'Aïn al-Asad à al-Anbar et à celle de Harir à Erbil, et ce, dans l'objectif avoué de "contrer toute éventuelle frappe au missile iranienne soit contre les troupes US, soit contre Israël et l'Arabie saoudite".

Des photos satellites d'une impressionnante précision sont prises en dépit d'un important système radar-satellite, censé veiller à la présence militaire US désormais concentrée à al-Anbar et à Erbil.

Pour le site militaire russe, Avia.pro, ce "coup-drone iranien" prouve à nouveau à quel point les batteries de missiles PAC23 que les Américains ont vendu à raison de 4 millions de dollars le missile, est "futile et inefficace". 

Le mercredi 4 avril, peu après que les images satellisable tournées à Ain al-Asad ont envahi la toile, une nouvelle vidéo a fait son apparition, apportant un nouveau discrédit au système d'interception de l'US Army en Irak: Ausbat al-Thaayirin, le groupe qui a revendiqué il y a peu, l'attaque mortelle aux missiles contre l'aéroport de Taji a diffusé une vidéo tournée le 8 avril à l'intérieur de la base d'Aïn al Asad. La première partie de la vidéo comprend des images aériennes, apparemment filmées par un petit drone, et mettant en scène des centaines de troupes US en mouvement.

Les images montrent aussi de nombreux avions cargo et des hélicoptères stationnés. Quant à la deuxième partie de la vidéo, elle met en scène un avion cargo américain C-130 décollant d'Ain Al-Asad. 

Plus tôt ce mois-ci, le groupe avait publié une autre vidéo prouvant les failles systématiques dont souffrent le système de protection et de surveillance de la base. 

Ces failles sauront-elles être détournés par l'Iran ? C'est fort probable surtout que les Iraniens ont des capacités électroniques bien avérées dont l'une des dernières manifestations remontent à il y a une quinzaine de jours quand un F-18 Super Hornet US en manœuvre militaire non loin des frontières aériennes iraniennes est tombé dans un leurre tendu par la DCA iranienne et a failli être pulvérisé. 

Ce genre d'incident prouve parfaitement que les Iraniens sont capables de hacker les systèmes radars les plus puissants et celui de Patriot ne fait pas exception à la règle. Une telle perspective devrait bien inquiéter les Américains qui tendent d'accumuler avions, hélicoptères, unités de missiles à Ain al Asad et à Erbil et ce, sous la surveillance continue des drones et des radars iraniens.

Les Américains devront surtout avoir à se soucier des ondes électromagnétiques et des attaques électroniques qui contre le système de contrôle et de commande de leur flotte de combat qui pourrait faire des F-18 et des F-16 américains des "bombes volantes" contre les troupes US. Un peu comme un Pearl Harbor version US, estime un expert joint par PressTV. 

Et l'expert d'ajouter: "En février dernier, le ministre iranien de la Défense, le général Moussavi, a visité le siège de la DCA iranienne au sud-ouest, soit à quelques lieux de la base américaine Aïn al-Asad. Le réseau intégré de la DCA iranienne contenait des S-300 russes et iraniens, des batteries de missiles Mersad, des Huck et des Tor M1, mais l'élément le plus saillant a été un dispositif électro-optique intégré au système de défense antimissile Raad-1 de l'Iran, dispositif capable d'intercepter des avions AWACs E3. Le dispositif en avait d'ailleurs visualisé un. Il s'agit de "Sepehr-14" dont la portée est de 50 kilomètres. L'appareil est capable de détecter et d'intercepter AWACs parmi des dizaines d'avions et de drones de reconnaissance ennemis qui rodent autour de l'espace aérien du sud-ouest iranien et ceci est un plus surtout que les avions espion militaire recourent au leurre et se font passer pour des avions de ligne.

Et de conclure: "Sepehr -14 est capable de verrouiller sur sa cible que ce soit un avion de 5e génération, un AWACs ou un avion de ligne. Alors des hangars abritant des F-22 , F-18, F-16,... à Aïn al-Asad et à Harir devront donner des idées aux forces armées iraniennes. Après tout, personne n'a cru à la fable américaine d'un E-11 A ayant fait crash en Afghanistan. Beaucoup y ont vu une opération électronique iranienne contre l'un des avions espion les plus sophistiqués au monde !

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