May 03, 2020 07:13 UTC
  • Navire US: Nuée de drones frappe!

Depuis décembre 2019, la presse israélo-saoudienne a annoncé à plusieurs reprises la mort supposée du commandant en chef de la Force aérospatiale du CGRI, le général de brigade, Amir Ali Hajizdeh.

Une dernière annonce remonte à une semaine, quand les médias précités ont affirmé que le général iranien avait péri dans la frappe au missile du régime israélien le 27 avril contre la province de Homs.

Il va sans dire que cette volonté récurrente de reprendre des fakenews autour de la personnalité de l'un des plus hauts commandants du CGRI renvoie à un profond sentiment de frustration : Hajizadeh a piloté la frappe au missile balistique iranien contre la base américaine d'Aïn al-Asad, le 8 janvier: c'est lui qui a pris de court tout appareil de renseignement USA/Israël en pilotant l'opération de la mise en orbite du premier satellite militaire iranien Nour-1 et surtout le lancement du missile (lanceur de fusée) potentiellement intercontinental "Qassed".

Et ce n'est pas tout : plus d'un analyste et stratège militaire US/israélien voit en lui l'architecte de la spectaculaire attaque au drone simultanée du septembre 2019 qu'Ansarallah a lancée contre Aramco, attaque qui soit en passant a surpris le monde entier par "sa précision" et "son efficacité" tout comme celle lancée contre la base américaine à Aïn al-Asad. Mais que les USA et Israël le veuille ou pas, Hajizadeh est bien vivant et à l'heure qu'il est, il serait peut-être même sur le point de planifier un scénario à l'Aramco bis contre des navires US dans le golfe Persique.

Car l'incident du 15 avril où une flottille de guerre US composée entre autres de l'USS Puller et d'hélicoptères Apache, s’exerçant à comment chasser les vedettes rapides iraniennes, ont fait irruption en pleine zone des exercices militaires de la marine du CGRI, vaut bien que le général de brigade iranien fasse l'une de ces démonstrations de force dont il a si bien le secret.  

Les 21 drones et missiles de croisière - 27 selon la version israélienne de l’événement - qu'ont frappé au terme d'un trajet de plus 1200 kilomètres, les sites pétroliers de l'est saoudien auraient été de type Karrar et Ababil, soit deux des trois types de drones iraniens dont le ministère iranien de la Défense a annoncé l’acquisition fin avril. Ils sont tous deux capables de voler plus de 1. 500 km et à une altitude allant jusqu'à 45 000 pieds.

Photo: différents modèles de drones de combat de l'Iran 

Dans l'un de ses récentes éditions, The National Interest a reconnu que "les drones que l'Iran vient de dévoiler rivaliseront avec les meilleurs drones que les États-Unis et leurs alliés pilotent actuellement dans la région du golfe Persique". La revue a exprimé la crainte que deux modèles de drones iraniens soient dotés de bombes intelligentes : "En 2019, l'Iran a également annoncé qu'il avait développé trois "bombes intelligentes à guidage de précision" qui d’une fabrication locale, pourraient être installées sur des plates-formes d'UAV", a dit la revue avant de préciser : "Bien que le nombre exact de nouveaux drones n'ait pas été précisé, le ministère iranien de la Défense a déclaré qu'il avait fourni une "livraison en masse" des drones Ababil-3 et Karar à l'armée de l'air iranienne.

Mais le point le plus inquiétant pour le chroniqueur militaire de The National Interest aura été ailleurs : "A la cérémonie de dévoilement de ces drones, le commandant en chef de l'armée de l'air iranienne, Amir Nassirzadeh s'est félicité surtout de la charge utile à haut tonnage que le drone Karrar pourrait transporter, en affirmant que le drone régulièrement optimisé depuis 2012 est capable de larguer des bombes de 250 à 500 livres de même que les missiles antinavire air-mer Kowsar". 

Kowsar est un missile de croisière à basse surface radar, donc furtif mais aussi, anti-jimming, Infra-Red Homing. Le drone Karrar est aussi un habitué de bombe intelligente Raad 301 et 342. Bref, le Karrar peut transporter n'importe quelle charge habituellement transportable par un avion de combat. Mais il y a plus: l'appareil a aussi la capacité de tirer des missiles air-air Sagheb, ce qui donnerait du grain à moudre aux Apache et aux avions US dans un champ de bataille réel. Mais un scénario à l'Aramco bis impliquerait peut-être Ababil puisque c'est lui le drone qui a détourné en premier le système radar et les batteries de missiles antimissiles de l'un des meilleurs porte-avions US l'USS Eisenhower qui compte des dizaines de chasseurs à son bord: Ababil-3 (Hirondelle) a pendant des heures transmis les données à sa base sans que le porte-avions US ne s'en aperçoive. Ababil-3 a fait là, un vol de reconnaissance mais intégré aux côtés de Karrar dans le cadre d'une offensive aux drones en essaim, il pourrait aussi être tenté par larguer quelques bombes sur ces "mastodontes des mers". Et ce serait sans doute des bombes à largage verticale "Qaem" sur quoi sera jeté le dévolu. Bref du beau spectacle à chasser définitivement l'US Navy de la région!

 

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